Des musulmans de Birmingham font la chasse aux caméras

Rédigé par cleopatre le 29 septembre 2010.

Big Brother a pris ses quartiers en douce dans l’avenueAlum Rock de Birmingham, surnommée « le petit Pakistan », quadrillanttrois quartiers populaires de miradors sophistiqués, sans barbelés, maistruffés d’objectifs à qui rien n’échappe : 216 caméras financées parl’unité antiterroriste du ministère de la Défense.

Protagonistes à leur insu d’une télésurveillance quis’est infiltrée en catimini dans leur quotidien, les musulmans deBirmingham fontaujourd’hui la chasse à des caméras qui ont faitbasculer la chasse aux sorcières dans une quatrième dimension…policière.

Critiquée avec virulence, la police anglaise fait profil bas, surtout depuis que le Guardian a révélé au grand jour la vraie finalité de ce dispositif audiovisueld’un montant de 3,5 millions de livres sterling, faisant voler en éclatle fallacieux argument officiel : la lutte contre le crime.

Ne décolérant pas, la communauté musulmane, à qui ilfaudra bien plus que les excuses exprimées par des forces de l’ordreprises la main dans le sac, a obtenu une première victoire : unmoratoire sur l’usage des caméras, dorénavant recouvertes d’une bâchebleue, en attendant un arbitrage définitif qui passera par uneconsultation de la population.

Tenus à l’œil dans un climat d’espionnite aiguë, lesmusulmans de Birmingham sont gagnés par un sentiment de défiancevis-à-vis de leur police. Preuve s’il en est, que l’ubiquité oppressanteet mensongère de ce Big Brother répressif peut annihiler en un instantce que les rapports humains avaient mis tant d’années à construire.

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