Bobigny : de mauvais policiers jugés par de mauvais juges ?

Rédigé par lili-du-bassin le 14 décembre 2010.

Après l’affaire du jugement des policiers de Bobigny on peut se poser la question sur la justice et la police dans le département de Seine Saint-Denis. Le nombre d’affaires parus dans la presse impliquant la police ou la justice à Bobigny est assez courant ces dernières années. Comme cette affaire de deux voyous qui ont agressé à l’arme blanche un jeune homme à Bobigny, lui perforant les poumons, et qui ont été remis en liberté par le juge.

Le problème est que les policiers et les juges dans cette région sont souvent très inexpérimentés. Un major de promotion de l’école de police ou de la magistrature ira-t-il à Bobigny ou vers une place plus prestigieuse ou plus tranquille ?

On peut imaginer que sauf exception l’on va retrouver à Bobigny les derniers de promotion, les mutés disciplinaires ou les tout justes sortis de l’école. Au final des mauvais policiers vont-ils finir par être jugés par de mauvais juges ?

Étant donné les débordements de certains au cours du jugement de l’affaire de Bobigny (un juge avait comparé en pleine audience la police nationale de 2010 à la Gestapo des Nazis) on peut s’interroger sur la réelle indépendance d’esprit des juges qui ont rendu ce jugement.

Qui a rendu ce jugement ? Les juges ou le syndicat de la magistrature ?

Puis les politiques s’en mêlent le ministre de l’intérieur défend la police, le ministre de la justice défend les juges, quoi de plus naturel, il en a été toujours ainsi sous tous les gouvernements. Le PS hurle à la mort contre les policier c’est normal aussi, la moyenne des policiers est plus à droite que celle des juges (que les policier syndiqués à l’UNSA qui soutiennent le PS réfléchissent à cela).

En ce qui concerne le tribunal de Bobigny regardons les statistiques : (D’après le Ministère de la Justice) :

Au tribunal de Bobigny, entre août 2007 et juin 2009, 26 peines plancher entièrement fermes ont été prononcées sur un total de… 1212 personnes condamnées en état de récidive légale.

Soit un total de 2 % de peines plancher fermes contre une moyenne nationale de 18 % Le nombre total de peines plancher pour les récidivistes (y compris avec sursis) est de 16 % (moyenne nationale (47 %).

Donc soit les juges n’appliquent pas la loi, soit les délinquants récidivistes de Seine-Saint-Denis présentent des garanties de réinsertion exceptionnelles par rapport à la moyenne nationale !

Déjà 3 remarques sur cet article

  1. La Justice sur le banc des accusés

    A gauche ou à droite de cette sainte trinité, qui a l’ingrate mission de vous juger,

    condamner ou relaxer,

    il y a toute une rangée de citoyens triés sur le volet et qu’on appelle les jurés.

    De braves gens qui vont peser de tout leur poids sur l’issue des débats.

    http://www.tueursnet.com/index.php?journal=Justic

  2. Pierrot Gourmand dit :

    Personnellement, si j'avais dû vivre ce qu'a subi la victime de ce mensonge je pense qu'aujourd'hui j'aurais envie de "manger du flic"… Je rappelle quand même que ce pauvre gars risquait la perpétuité pour "tentative d'homicide volontaire sur détenteur de l'autorité publique".

    Flics ripoux contre Juges rouges : Voilà en 5 mots résumée l'écoeurante affaire de Bobigny.

    Je trouve scandaleuses les réactions corporatistes d'un côté comme de l'autre et totalement outrageantes les déclarations du Ministre de l'intérieur. IL est vrai que ce Gouvernement a pris l'habitude de défendre les menteurs patentés (woerth, bachelot, estrosi, hortefeux) mais là on est au degré zéro de la probité.

  3. revenue des camps co dit :

    des magistrats incompétents sur Bobigny oui, mais que dire des associations qui coloportent des mensonges et des faux témoignages pour faire condamner des innocents, cas concret d'une déléguée (médiatrice) de SOS victimes bobigny, qui réfutent ses mensonges,examens psychatriques demandés pour cette "auxiliaire de justice" manipulatrice … à suivre… car à cause de ses mensonges j'ai failli mourir dans des conditions atroces parce que j'étais … (ex) policière, où quand la haine d'une corporation qui défend avec ses moyens les citoyens contre les voyous, subit des délations scandaleuses.

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