Shoah et déportation : les pathétiques excuses de la SNCF

Rédigé par lateigne (24actu) le 26 janvier 2011.

Plus de 70 ans après la fin de la Seconde guerre mondiale, la SNCF s’est fendu d’excuses publiques pour son rôle dans la déportation des Juifs français. La fin minable d’une polémique lancée comme par hasard depuis les Etats-Unis au moment où l’opérateur public se lançait sur le marché américain.

Au-delà du cynisme d’une telle démarche (des attaques américaines jusqu’aux larmes de crocodile de la SNCF) qui ne fait pas honneur aux millions de victimes de la folie nazie, ces similis-excuses nous renvoient une nouvelle fois à la question de la place de la collaboration dans la France occupée.

Que Jacques Chirac s’excuse au nom de la France pour la politique criminelle et raciste du régime de Vichy allait certes à l’encontre de la fiction historique gaulienne d’une France résistante gouvernée depuis Londres, mais était un symbole fort de la responsabilité nationale dans la collaboration.

En revanche, que l’on demande à une entreprise des excuses publiques pour son rôle dans l’intendance du génocide nazi est totalement abhérant et décrédibilise même la démarche mémorielle si nécessaire autour de la Shoah.

On peut déjà se demander quelle latitude avait une entreprise française sous l’occupation allemande ? La SNCF était un exécutant qui n’a fait que se soumettre aux ordres des Nazis comme l’immense majorité de la population française était contraint de le faire.

Sans parler des milliers de cheminots qui ont donné leur vie pour libérer la France et dont la mémoire est souillée par ces excuses anachroniques et totalement hors de propos…

Des excuses qui n’ont pour tout but que de vendre des trains aux Etats-Unis… C’est faire bien peu de cas du cynisme Yankees que de croire qu’ils se satisferont de ces excuses pour ouvrir leur marché…

Déjà une remarque sur cet article

  1. Richard dit :

    Est-ce possible de savoir où a été prise la photo de la plaque illustrant cet article ?

Laisser un commentaire