La CGT tente de conserver son pouvoir de nuisance à la SNCF

Rédigé par didoulefou (24actu) le 25 mars 2011.

Elections professionnelles à haut risque pour la CGT à la SNCF… L’anarcho-syndicat risque en effet de perdre (en partie) le contrôle de l’un de ses bastions et d’un pôle important de prise d’otages des usagers ! Une fois n’est pas coutume, ce sont les modérés qui pourraient tirer leur épingle du jeu !

Jusqu’à présent, la formule magique pour gagner des élections syndicales à la SNCF était connue de tous et scrupuleusement respectée. A quelques mois d’un scrutin, jouer l’extrémisme, faire pourrir une grève et se faire respecter de la base… tant pis pour les millions d’usagers pris en otage par ces luttes d’influence internes !

La CGT, qui a vu ses positions menacées ces dernières années par le jusqu’auboutisme de SUD, pensait avoir trouvé la parade à son érosion en se montrant tout aussi intransigeant lors du passage de la réforme des retraites cet hiver.

Mais les temps changent et les réflexes corporatistes des cheminots, s’ils perdurent, ne sont plus teintés du fond idéologique d’extrême-gauche qui les caractérisait jusqu’alors. Les syndiqués sont même de plus en plus tentés d’abandonner les syndicats radicaux qui en attendant le grand soir s’enferment dans l’opposition frontale et stérile, pour des syndicats réformistes qui pourront agir concrètement pour améliorer leur situation.

Si la CGT a toutes les chances de rester le premier syndicat de la SNCF à l’issue de ce scrutin, la CFDT et l’UNSA, qui forment le pôle réformateur, espérent franchir la barre des 30%… Ce qui leur donnerait le droit de négocier directement avec la direction. Un droit que possède pour l’instant seulement la CGT.

Déjà une remarque sur cet article

  1. Keep functioning ,remarkable job!

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