DSK/Tron : la France gouvernée par des pervers ?

Rédigé par lateigne (24actu) le 23 juin 2011.

Les affaires DSK et Tron jettent un éclairage nouveau sur les moeurs des politiciens et sur la complaisance (confinant à l’impunité) dont ils bénéficiaient jusqu’à ce que la justice américaine s’en mêle. La politique attire-t-elle les pervers et les accros au sexe ?

De toute éternité, le pouvoir a constitué avec l’argent et le sexe un cocktail détonnant… Si cette réalité est bien connue, les politiciens français bénéficiaient jusqu’à récemment, au nom du respect de la vie privée, d’une tolérance totale sur les déviances sexuelles de la part des médias.

Tout Paris savait par exemple que Dominique Strauss-Kahn était un client régulier de boites à partouzes, mais aucun journaliste n’avait cru bon de relayer cette information. Pure hypocrisie qui consiste à se retrancher derrière la vie privée pour cacher aux citoyens un fait politique qui aurait eu son importance en vue de décider de confier à un homme le pouvoir suprême (et détail, l’arme nucléaire).

Sans parler des accusations de viol qui pèsent contre lui, le fait que DSK était de toute évidence incapable de résister à l’attrait du sexe le disqualifiait politiquement (rien à voir avec sa vie privée) pour entrer à l’Elysée… Les journalistes qui ont couvert cette faiblesse ont menti et trahi leurs devoirs déontologiques.

L’affaire Tron est similaire et il n’est pas besoin d’évoquer sa mise en examen pour viol pour que les langues se délient et que les journalistes parlent (enfin !) de ses curieux hobbies et de sa passion pour les massages de pieds faits à ses subordonnées hiérarchiques.

Encore une fois, et il n’est pas question de droite ou de gauche, l’omerta médiatique a tenu jusqu’à ce que la justice rende absurde les silences de la presse. Une justice française qui n’aurait d’ailleurs sans doute pas mise en examen un ancien ministre sans le précédent DSK !!!!

Déjà 3 remarques sur cet article

  1. Barbara dit :

    Mais le problème est beaucoup plus profond que ça, même le plus minable des hommes tente par tous les moyens de discréditer la femme qui ne parle pas dans son sens, les agressions sexuelles et les pervers sur le milieu professionnel sont la prolongation des mentalités masculines, puisque la femme est considérée comme une partie négligeable dans la société, la dérive est inévitable, on se fout de sa gueule, on l'accuse à tort, on la discrédite dès qu'elle a un language politique, éducatif, etc…, elle est regardée non pas pour ce qu'elle dit, mais pour son physique, son comportement, son attitude, elle est l'objet de tous les fantasmes, les plus idiots la regardent sans précaution de haut en bas et suivant l'effet procuré par l'aspect physique on a droit soit à un sourire, soit à un tournement de talons pas discret non plus et ce genre d'attitude minable commence très tôt.

    Le libertinage a entraîné une attitude totalement fruste du sexe masculin.

    Et comme le mental d'un homme est beaucoup plus primitif que celui d'une femme, ils basculent rapidement à l'état bestial dans leurs relations sexuelles, du harcélement au viol et du viol au meutre pour cacher leurs faits de bêtes qui deviennent à leur tour traqués lorsqu'ils reprennent conscience après leur rut.

  2. denis dit :

    C'est marrant ça. j'ai l'impression qu'on découvre que les hommes politiques ont une vie sexuelle… Certes, quelque peu débridée, mais maintenant quand on veut la peau d'un politicard, plus besoin d'affaires d'emplois fictifs ou de prises illégales d'intérêt. Il suffit juste de ressortir des histoires bien cradingues…

    Avant c'était le Canard Enchaîné qui révélait ces histoires. Maintenant il faudra surtout compter sur entrevue ou voici…

  3. Julien dit :

    Je passe sur le fait que je ne suis pas du tout d'accord avec vos conneries. en revanche, je voudrais savoir: puisque tout le monde était au courant, vous aussi vous l'étiez, donc pourquoi n'avez vous rien dit?

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