Scandale à l’OM : les mafieux seraient de retour autour du club

Rédigé par myriamb le 03 juillet 2011.

S’il y a bien un scandale qui couve dans le football, c’est celui destransferts et de l’argent qui transite par une poignée d’intermédiairesdont l’intérêt n’est pas seulement de faire gagner le club, mais plutôtde se servir grassement. Le cas de Marseille est très révélateur desmagouilles qui se jouent en coulisse des mercato.

Dans chaque club de foot, il y a trois têtes importantes :l’actionnaire majoritaire du club, le président et l’entraîneur. Tousn’ont pas les mêmes intérêts. Dans le cas de l’Olympique de Marseille,Robert Louis-Dreyfus, l’ancien actionnaire majoritaire aujourd’huidécédé a été pendant longtemps en conflit avec l’ancien Président, Pape Diouf, avant qu’il ne limoge celui-ci. Robert Louis-Dreyfusavait l’impression que le club glissait de plus en plus vers unecertaine mafia qui entoure le football marseillais.

Les transferts aux mains de quelques « mafieux »

Cettemafia des terrains de foot se nourrit de l’argent des transferts, énormemachine à sous qui se relance deux fois par an, à mi-saison et entredeux saisons. A Marseille, c’est le business de Jean-Pierre Bernes, agent dejoueurs et surtout agent de Didier Deschamps. Le mécanisme est assezsimple : l’entraîneur souhaite des vedettes internationales pouraccroître ses chances de gagner un titre la saison suivante pour gagnerune belle prime et rester dans la mémoire du club et du football. Il estencouragé dans cette voie par l’agent chargé des recrutements, ici Bernes, dont le seul intérêt puisqu’il est payé à la commission,est que le club achète beaucoup, souvent et cher. C’est lui qui est encharge de contacter les joueurs et de les faire signer.

Jusqu’ici, pas vraiment de problème, sauf qu’acheter un joueurbrillant est rarement un bon investissement pour un club. Un joueur ausommet de sa notoriété coûte cher et ne peut que rarement être revendudans de bonnes conditions, soit parce qu’il arrête sa carrière, soitparce qu’il n’est plus aussi performant. C’est donc un investissement àfond perdu et tout en achetant des vedettes internationales, le clubs’appauvrit, là où les agents s’engraissent. L’arbitre de ce mécanismeest le président du club, véritable gestionnaire. Soit il poursuit lemême objectif que l’entraîneur, à savoir l’exposition médiatique, encédant même parfois au charme des agents recruteurs, soit il se range ducoté de l’actionnaire majoritaire dont l’objectif est de mettre le clubdans un spirale positive pour augmenter durablement le niveau du club.

Il s’agit d’actionner le mécanisme inverse. Acheter des joueurs peuconnus mais étant de gros espoirs, augmentant par là aussi le niveau duclub, percevoir des revenus conséquents sur la revente de ces jeunesespoirs, réinvestir cet argent dans le club, et encore d’autres joueurs.Au final le club progresse chaque année, augmentant ses capacités definancer toujours de meilleures conditions d’entraînement et deformation des nouveau joueurs et donc augmentant son niveau. C’est untravail long, peu visible mais aux résultats incontestables quand vientle moment d’en tirer les bénéfices. C’est principalement ce qui expliquela stabilité des grands clubs étrangers dans les divisions européenneset dans le groupe de tête des championnats nationaux, là où en France,chaque année des équipes créent la surprise et d’autres, souvent uséespar le mécanisme décrit ci-dessus déçoivent leurs supporters d’unesaison à l’autre. La valse des dirigeants Marseillais depuis 2009

AMarseille, les multiples changement de tête aux postes importants sontsymptomatiques de ces deux phénomène. Robert Louis-Dreyfus s’oppose à lapolitique de Pape Diouf de recrutements médiatiques. Il le remplace parJean-Claude Dassier, réputé bon gestionnaire. Stratégie payante puisque le club arrive à ses fins en remportant à nouveau des titres qui luiéchappaient depuis plus de dix ans. Entre temps, Robert Louis-Dreyfusdécède en 2009 à 63 ans d’une leucémie. C’est immédiatement le retour engrâce des mafieux qui gravitent autour des transferts, commeBernes, qui s’oppose à la politique ferme de Jean-Claude Dassier. Ilssollicitent la veuve de Robert Louis-Dreyfus qui succède aux droits deson mari pour qu’elle remercie Dassier, et nomme Labrune, très content de se retrouver enfin sur le devant de la scène d’un grand club européen (voir notre enquête à ce sujet ici). Celui-ci esten effet prêt à vendre quelques joueurs et à injecter 20 millionsd’euros pour reprendre le club. Bernes se frotte les mains, le club vaenfin revenir sur le mercato des stars internationales et lui verser ànouveau de grasses commissions. Tout le monde est content, sauf le club,pour qui il ne faut plus s’attendre à ce qu’il reste au niveau des deuxdernières années…

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. DELPORTE dit :

    Autant j'apprécie beaucoup votre site, autant je ne comprend pas l'objectif de cet article…?!!!

    Où est il question de mafia?

    Margarita Louis Dreyfus a injecté 20M d'euros, c'est vrai.

    -15M pour éponger un déficit justifié par la suprresion du DIC, et le coût (indirect) des travaux du vélodrome.

    -5M pour esperer un recrutement correct.

    Où est il question de mafia? où sont les stars internationales?

    l'OM a pour le moment recruté un joueur libre, deux joueurs pour moins de 5M, et Alou Diarra pour 5 M également.

    Un mercato à 10 M… y a vraiment pas de quoi faire saliver les agents!

    Dassier est parti en raison de sa gestion approximative du club: primes excessives, politique naïve lors du dernier mercato…etc, etc.

    Votre article est en complet décalage avec le monde du foot. Vous vous offusquez des 5M d'euros injectés par MLD. que dire des centaines de millons d'euros dépensés par les gros clubs européens largement déficitaires !

  2. Pask dit :

    Ah bah tiens, je repasse par la et je vois que mon message n'est plus….

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