Débat/primaire : la politique vieillotte à la sauce socialiste

Rédigé par lateigne (24actu) le 16 septembre 2011.

Au moins les socialistes ne se sont-ils pas lancés dans l’invective (entre eux et à l’égard du grand Satan Sarkozy) comme à l’accoutumée. S’il a permis pour une fois d’entendre les socialistes parler politique (une première en 5 ans), le premier débat de la primaire a montré des éléphants sans imagination et engoncés dans des carcans mentaux d’un autre siècle.

Hormis peut-être un Arnaud Montebourg, dont les accents marxiens ont pu faire croire par moment que le PS avait des solutions de gauche face à l’économie globalisée, les candidats à la candidature PS n’ont proposé que des solutions d’un autre temps pour des problèmes ô combien actuels… tout en s’efforçant chacun de remporter le pompon de la « responsabilité » : en gros ne pas remettre en cause dans les grandes lignes la politique économique de Nicolas Sarkozy.

Soucieux d’apparaître « crédibles » en vue du scrutin de 2012, il ne leur fallait pas moins savoir se faire désirer de l’électorat socialiste (et globalement de tous ceux qui prendront part à la primaire). D’où le saupoudrage de mesures inutiles et dramatiques pour les finances publiques : 200.000 emplois-aidés (payés par les contribuables) pour Martine Aubry qui nous sort une resucée des emplois-jeunes de triste mémoire du siècle dernier ; 60.000 embauches dans l’Education Nationale pour François Hollande, prêt à détruire l’indispensable effort de « dégraissage » de la fonction publique.

Hormis ces quelques propositions anecdotiques, le débat en est resté aux postures morales qu’affectionnent tant la gauche (combat contre les inégalités) et à cette insupportable manie de faire de la politique à partir du plus petit dénominateur commun (défense de la pauvre mère célibataire qui travaille à temps partiel comme caissière). Des artifices rhétoriques qui fonctionnent bien dans la démocratie du spectacle, mais ne font guère avancer les débats de fonds.

En clair, et 15 ans plus tard, on a découvert éberlué que le Parti socialiste était resté dans ses certitudes de sa « dream team » jospinienne et avait fait l’économie d’une réflexion globale sur la société… et éventuellement sur les solutions à apporter aux Français pour les servir dans un monde qui a radicalement changé.

Déjà une remarque sur cet article

  1. Animeur dit :

    Menu masterchef hier soir :Une Valls royal de fromages de hollande avec une sauce Aubry arrosé de Baylet’z montbour’é de non info …

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