Crise de la dette : coup d’état masqué du fédéralisme européen ?

Rédigé par maximus (24actu) le 28 octobre 2011.

Si l’Europe a échoué… c’est qu’il n’y a pas assez d’Europe ! C’est fort de cette logique imparable que les dirigeants européens, responsables du monstre qu’est l’UE, nous préparent à mots couverts aux fédéralisme européen. Peut être une réponse aux fragilités systémiques d’une Europe hybride (unité monétaire mais pas politique ou fiscale), mais un déni de démocratie scandaleux.

La faillite annoncée de la Grèce et plus globalement, les dysfonctionnement inhérents à l’Union européenne, ne seraient dus qu’aux lacunes de « l’intégration communautaire », ce hochet du fédéralisme que les politiciens de droite comme de gauche nous serinent depuis des décennies.

Face à l’incapacité des Etats européens à définir une politique commune en l’état des institutions de l’UE… il faut de toute urgence raboter encore les souverainetés des Etats-membres et « harmoniser » joyeusement. Et comme toujours, le débat sur l’Europe est impossible, confisqué qu’il est par essence par les techniciens et autres experts.

Toutes les consultations populaires concernant l’Europe ont débouché sur les mêmes résultats : une défiance générale des peuples du Vieux Continent à l’égard de ce monstre dont personne ne sait vraiment à quoi il sert et de quoi il est censé nous protéger.

Une défiance qui annonçait d’ailleurs une remise en cause profonde de ce modèle de communauté qui ne se voulait ni fédéral ni confédéral et dont la crise de la dette a démontré qu’il s’agissait d’une bureaucratie absurde sans aucune accroche sur la réalité.

Mais la faillite de la Grèce offre aux sectateurs du fédéralisme européen une nouvelle perspective : « cette Etat-nation européen qu’on a été incapable de refourguer, on va l’imposer en menaçant le continent d’implosion ». C’est exactement le petit jeu auxquels les leader de l’UE se sont adonnés à Bruxelles !

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