André Vallini : quand un sénateur PS méprise les institutions

Rédigé par notre équipe le 28 novembre 2011.

André Vallini, le « Monsieur Justice et Institutions » du parti socialiste et de François Hollande, fraîchement élu à la chambre haute du Parlement français, n’a pas tardé à démontrer toute sa morgue et son mépris à l’égard de l’institution au sein de laquelle il vient d’être élu. Des déclarations filmées qui démontrent le niveau d’encroûtement des apparatchiks de gauche.

André Vallini s’est d’abord lancé dans une leçon de journalisme : « il ne se passe rien. Il n’y a pas de journalistes« , montrant par la même sa conception profonde du rôle d’un législateur. Avant de poursuivre : « Le palais du Luxembourg c’est vieillot, on dirait un bordel des années 30« .

Autant de déclarations qui soulèvent nombre de questions. Sur le sens de la politique. Sur le respect d’un élu envers ceux qui lui ont apporté leurs voix. Et sur le sens même de l’alternance de la majorité au Sénat, dont la gauche a fait ses gorges chaudes il y a quelques semaines.

On peut aussi imaginer que Jean-Pierre Bel, premier président socialiste du Sénat, et François Rebsamen, président du groupe socialiste de la même Assemblée, ont du apprécier les propos de leur petit camarade.

Pour rappel, André Vallini, a choisi d’abandonner son siège de député (renouvelé dans 6 mois) pour un fauteuil de sénateur (assuré pour 6 ans). Selon des proches de François Hollande, qui n’aurait pas apprécié la sortie médiatique de son ancien poulain, la liste conduite par André Vallini aurait obtenu parmi les scores les plus faibles de France pour un département de gauche.

Il semblerait d’ailleurs que les partisans de François Hollande aient décidé de hausser le ton à l’égard d’André Vallini, qui a soutenu François Hollande lors de la primaire alors que son département, l’Isère, a offert parmi les meilleurs scores à la maire de Lille. Y aurait-il de la revanche dans l’air chez des socialistes ulcérés de voir un baron local incapable de gérer ses propres troupes ?

Après avoir fait don de sa circonscription ( la 9 eme de l’Isère) à EELV dans le cadre des accords PS/Verts dans le but de s’accorder les grâces du parti pour la répartition des futurs maroquins Vallini déclare dans la même vidéo qu’il va  » retourner à l’Assemblée » . Il avait juré fidélité aux élus locaux qui l’ont élu Sénateur en septembre… Il est vrai également que son élection de Sénateur lui avait inspiré cette phrase historique qui en dit long sur le personnage:  » pour moi ça ne change rien de passer d’un Palais à l’autre … ».

Le petit marquis de la gauche Iséroise n’en est pas à son coup d’essai . On se souvient que lorsque le PS avait engagé des débats participatifs pour consulter sa base il s’était fait piéger en train de mépriser les militants qui s’exprimaient murmurant à Vincent Peillon  » pour réussir en politique il faut être capable de beaucoup s’emmerder, c’est vrai  (…) c’est celui qui s’emmerde le plus qui a gagné « 

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. Toutoune dit :

    Vallini n'a jamais roulé pour personne, mais que pour lui-même.

    Il s'arrange toujours pour rester le cul entre deux chaises et sa seule ambition est d'être ministre. Il a caressé Bayrou, flirter avec Balladur, cajoler Perben, fait du pied à Daty, et maintenant il chouchoute Sarko et fait amende honorable.

    Sa seule motivation c'est d'être ministre et un "politique people".

    La preuve, il le dit lui-même : "Au Sénat, il ne se passe rien. Il n’y a pas de journalistes …".

    Et oui, plus de salles des quatre colonnes où il allait régulièrement se faire mousser auprès des médias. D'ailleurs que faisait-il place du Palais Bourbon, devant l'Assemblée nationale, au lieu de bosser au Sénat.

    A force de racoler les journalistes sur le trottoir, on finit forcément dans "un bordel des années 30".

    Et bientôt il va nous jouer la victime de ses petits camarades pour aller à droite, au cas où Sarko soit vainqueur en 2012. (on en recausera)

  2. Grelyon38 dit :

    Il trouve le sénat "vieillot". On ne va pas le contredire sur ce point, par contre les indemnités et nombreux avantages procurés par ce poste, il ne trouve pas çà ringard et va les prendre touts les mois. Ces propos ne m'étonnent pas, de toute façon il a autant de mépris pour les institutions que pour les personnes qui travaillent avec lui. il suffit d'aller faire un sondage au sein du Conseil Général de l' Isère pour avoir une idée de ce que les employés qui travaillent là-bas pensent de lui. Mr VALLINI est clairement un carriériste et seul sa gloire personnelle compte pour lui. On est loin de ce qu'on appelle les "élus" au service du peuple.

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