Voitures incendiées : l’Etat impuissant face aux racailles ?

Rédigé par maximus (24actu) le 29 décembre 2011.

La décision de Claude Guéant de limiter les ventes de carburant au détail à l’approche du Nouvel An symbolise l’impuissance du gouvernement à faire respecter l’ordre public face à des racailles qui depuis une décennie brûlent chaque année en toute impunité (et simplement pour se distraire) des centaines de voitures.

Quand on ne peut pas faire régner l’ordre dans son pays, on limite les libertés individuelles pour tenter de minimiser le mal… ou s’assurer un effet placebo auprès de la population. C’est exactement ce que vient de faire le ministre de l’Intérieur en réclamant des « restrictions » sur les ventes de carburant au détail… Des restrictions dont il n’a pas d’ailleurs donné plus de détails, laissant penser hélas à une vaste improvisation.

Car s’il est bien un domaine où le bilan présidentiel de Nicolas Sarkozy (par ailleurs plus qu’honorable aux vues des réformes entreprises et compte tenu du contexte international) est franchement faible, c’est bien celui de la sécurité dont il avait pourtant fait l’un de ses chevaux de bataille en 2007… et les gesticulations de Claude Guéant ne pourront pas changer la donne en la matière.

Après cinq ans de sarkozysme, et même si le discours a changé à l’égard des voyous, les résultats sont les mêmes et les forces de l’ordre ne parviennent toujours pas à reprendre le contrôle de quartiers et de villes entières. La politique de fermeté du candidat Sarkozy n’a jamais été mise en oeuvre et c’est toujours l’impunité qui domine dans les banlieues de France.

L’impunité de voir une poignée d’adolescents décérébrés s’amuser, sous les yeux impuissants de la police, à mettre le feu sans raisons aux voitures des habitants de ces quartiers populaires. Il ne faut pas s’étonner ensuite que le Front National fasse des scores monstres auprès d’un électorat populaire qui a cru en Nicolas Sarkozy et qui a le sentiment d’avoir été trahi.

Déjà une remarque sur cet article

  1. denis dit :

    "Car s’il est bien un domaine où le bilan présidentiel de Nicolas Sarkozy (par ailleurs plus qu’honorable aux vues des réformes entreprises et compte tenu du contexte international)"

    ah bon?…

    un chômage qui atteint les même sommets d'il y a une dizaine d'années, 900 usines fermées ou délocalisées, près 20.000 chômeurs de plus en un an, un déficit abyssal creusé par une politique au lance-pierre, des inégalités de plus en plus flagrantes, ect…

    En voila un bilan "plus qu'honorable". Ah oui, j'oubliais: la crise et les 35 heures. Les voila les coupables.

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