François Hollande a eu le mérite d’éclaircir dimanche un certain nombre de zones d’ombre de sa candidature. Son programme présidentiel est clair et sans ambiguïtés : le parti socialiste jouera la carte des fonctionnaires, de la dépense publique et de l’assistanat contre la classe moyenne et les travailleurs du privé.
Création d’une nouvelle tranche d’impôts sur le revenu. Taxation progressive sur le gaz et l’électricité (qui pénalisera les familles et en gros tous ce qui n’est pas l’électorat bobo et urbain du PS). Retour au remplacement de tous les fonctionnaires partant à la retraite. Retraite à 60 ans.
La guerre des mondes entre privé et public aura bien lieu. En faisant la part belle aux acquis des derniers cités au détriment des autres, le projet socialiste annonce une société fonctionnarisée à l’extrême et où les forces vives de l’économie seront fiscalement matraquées pour financer les avantages des heureux employés de l’Etat et des collectivités.
François Hollande n’est pas fou : s’il fait ce choix de radicalisation, c’est qu’il connaît son électorat et a compris les clés de cette présidentielle pour le PS. Incapables de séduire les entrepreneurs et les CSP+ qui font carburer l’économie (et remplissent accessoirement les caisses de l’Etat) et impuissants pour convaincre l’électorat populaire déjà vampirisé par Marine Le Pen, le PS se replie sur son noyau dur.
Un noyau dur constitué de la fonction publique… et naturellement très attaché à ce que la France maintienne un haut niveau de dépenses publiques… pour financer leurs acquis sociaux et avantages en tous genres. Du coup, le coup de bambou fiscal concocté par François Hollande a tout pour les séduire.
Et le PS de perpétuer cette belle tradition française qui consiste, lorsqu’on est en déficit, de faire payer plus les classes moyennes qui bossent plutôt que dégraisser le mammouth de la fonction publique.











Fonctionnaires contre classes moyennes…. Et si, par le plus grand des hasards, ces horribles fonctionnaires en faisaient partie, des classes moyennes ? Faiblesse de l'analyse sociale, article pour le moins partisan…
Ils en font partie, oui et … non car ils sont plus égaux que les autres: 1. Ils ont la sécurité de l'emploi, et 2. leur retraite n'a rien à voir avec celles du privée.
Et comment va-t-on continuer à subventionner cela d'après vous? Avec les impôts des PME et des salariés du privé, et la dette. Je vous rappelle que dans leur immense majorité, la fonction publique ne crée aucune valeur et qu'elle détourne la majorité de l'argent public à son profit.
Pour ce qui est de la faiblesse d'analyse, vous feriez mieux de balayer devant votre porte.
Des retraites à 800E dans la fonction publique, il y en a beaucoup. Des offres d'emploi aussi, mais il faut être meilleur que les autres lors des concours. Cicero, ça fait comment d'avoir raté ses examens d'entrée? ;o)