Christian Iacono : la fin (tardive) d’un calvaire judiciaire

Rédigé par lateigne (24actu) le 27 mars 2012.

Il y a quelque chose de pourri dans notre système judiciaire. Christian Iacono a beau voir le bout du tunnel (il devrait être libéré le 5 avril), son long maintien en détention malgré son innocence, prouve la folie d’une administration judiciaire kafkaïenne où il semble plus difficile de libérer un innocent que d’emprisonner un criminel.

Le calvaire de Christian Iacono a commencé en 2000, lorsque son petit-fils l’avait accusé de viols (sur fond de différend familial). S’en est suivi pour l’ancien maire de Vence un marathon judiciaire et une condamnation en 2009 à neuf ans de prison. Avant un coup de théâtre en mai 2011, puisque le petit-fils a alors admis avoir inventé cette histoire.

Il aura fallu plus d’un an d’attente à l’ancien élu pour retrouver la liberté après que les éléments à sa charge se soient effondrés. Pire, Christian Iacono avait été placé en libération conditionnelle par un juge d’application des peines après les aveux du petit-fils… avant d’être remis en prison quelques mois plus tard.

Une situation ubuesque qui pose à nouveau de nombreuses questions sur le fonctionnement du système judiciaire français et sur l’absurdité de décisions administratives totalement déconnectées de la réalité. Si Christian Iacono doit être libéré le 5 avril, son calvaire ne touche toutefois pas à sa fin et il devra encore faire face à la commission de révision des condamnations pénales.

Déjà 12 remarques sur cet article

  1. denis-le-rouge dit :

    et dire qu'il y a plus de la moitié de la population française qui réclame le retour de la peine de mort pour les pédophiles. Monsieur Iacono peut remercier l'autre partie qui est contre…

  2. Calcaire dit :

    Bravo à denis-le-rouge ! Il y a un certain nombre d'erreurs judiciaires que l'administration ne veut à aucun prix reconnaître.

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