Législatives 2012 : ces élus qui dérangent en Ile de France

Rédigé par commetuveux le 04 juin 2012.

Marc_Arazi

Ils suivent les idées d’un grand parti mais n’en font pas ou plus parti…et se présentent en leur propre nom aux élections législatives. Quelles sont leurs motivations ? Pourquoi se présent-ils face aux candidats « officiels » du PS, de l’UMP ou du Modem ?

La légitimité du terrain et la connaissance des enjeux locaux : c’est l’argument clef de ces candidats lancés dans un combat identitaire. A Boulogne, c’est Thierry Solère qui affronte le « poids-lourd » Claude Guéant, l’ancien ministre ayant été promu candidat officiel de l’UMP. Il insiste sur son ancrage territorial pour justifier sa candidature dissidente. A Neuilly-sur-Seine, ancien fief de Nicolas Sarkozy, c’est le candidat divers droite Jean-Christophe Fromantin qui est favori dans les sondages.

D’autres cas plus atypiques émergent dans la région. A l’Est, Marc Arazi, candidat « du centre et des indépendants » veut rassembler l’électorat centriste dans sa circonscription au détriment du Modem. Comme Jean-Christophe Fromantin, il a fondé son propre parti local  intitulé « C’est Maintenant ! », qui lui a d’ailleurs valu une guerre juridique avec François Hollande. Sur son compte Twitter, Marc Arazi l’avait publiquement accusé de vol de slogan, sans réponse officielle du Président à l’époque candidat.

A Paris, la gauche est moins tolérante envers les candidatures dissidentes, allant jusqu’à sacrifier le bon soldat Danièle Hoffman-Rispal au profit de Cécile Duflot. Après avoir publiquement dénoncé un parachutage écologiste dans la 6ème circonscription, la député sortante aura été sauvée in-extremis par la nomination de Cécile Duflot au gouvernement. En acceptant de devenir sa suppléante, elle s’assure une place sur les bancs de l’Assemblée en cas de victoire. Les membres du gouvernement ont pour l’instant renoncé à cumuler les pouvoirs exécutif et législatif, malgré les candidatures de 26 ministres…

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. Bonjour,

    « Ils », vous avez bien écrit « ils » !
    Car trois exemples, trois hommes, trois candidats et donc trois députés potentiels.

    Et l’on en revient toujours à cette domination masculine !
    – Quelle femme ose partir ainsi, à l’encontre de candidat parachuté?

    De la part d’un homme, on considère sa conduite, courageuse et téméraire;
    De la part d’une femme, on jugera sa conduite de « ne comprend rien » !

    Et c’est ainsi que les femmes baissent la tête, gardent le silence et servent les hommes; enfin, un homme un candidat quand je pense à M. Germain, parachuté sur la XIIeme circonscription des Hauts de Seine… sa suppléante étant la candidate pourtant annoncée.

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