Pupponi, Guérini, Kucheida : l’Etat PS face aux affaires

Rédigé par lateigne (24actu) le 08 juin 2012.

Après Jean-Noël Guérini, mis en examen dans les Bouches du Rhône pour prise illégale d’intérêt, trafic d’influence et association de malfaiteurs, après Jean-Pierre Kucheida dans le Nord, visé par une enquête pour abus de biens sociaux, c’est le parti socialiste de la région parisienne qui est aujourd’hui ébranlé par une enquête policière en la personne de François Pupponi.

Cet ancien fidèle de Dominique Strauss-Kahn, et actuel député-maire de Sarcelles, fait aujourd’hui l’objet d’une enquête pour abus de biens sociaux… ce qui ne l’empêchera pas de se présenter aux législatives sous l’étiquette du PS. Un parti socialiste qui avait promis l’exemplarité.

Car si la gauche et les médias avaient tiré à boul ets rouges pendant la dernière campagne présidentielle sur les pseudos affaires de Nicolas Sarkozy (qui, n’en déplaise à Mediapart, n’ont pour l’heure aucune réalité judiciaire), ils se sont toujours faits beaucoup plus discrets lorsqu’il s’est agi d’évoquer les turpitudes des barons socialistes aux quatre coins de l’hexagone.

Le cas de François Pupponi est à ce titre plus que révélateur. Cette ancienne âme damnée de DSK (le brillant économiste que les socialistes voulaient placer à la tête de la France), déjà entendu dans le cadre de l’affaire du Cercle Wagram (un cercle de jeu parisien détenu par la pègre corse), fait actuellement l’objet d’une enquête pour abus de biens sociaux pour avoir dépensé à des fins personnelles 28.500 euros d’une société d’économie mixte de Sarcelles.

De possibles abus de biens sociaux d’autres élus socialistes intéressent également la justice. C’est notamment le cas de Jean-Pierre Kucheida, le patron de l’une des plus importantes fédérations socialistes de France, dont le nom apparaît dans pas moins de quatre enquêtes préliminaires sur des organismes para-publiques dont il assurait la présidence.

Sans parler de l’inénarrable Jean-Noël Guérini, soupçonné par la justice (et Arnaud Montebourg) d’avoir organisé un « système mafieux » dans les Bouches du Rhône avec son frère Alexandre Guérini ; ou de Robert Navarro et sa « Pizza connection » dans l’Hérault ; ni même de Sylvie Andrieux, soupçonnée de détournements de fonds.

Alors que la campagne présidentielle a essentiellement tourné autour des affaires anti-Sarkozy dénichées par des médias de gauche, il est quand même curieux qu’il ait fallu attendre la victoire de François Hollande pour que les journalistes commencent à s’intéresser aux agissements des élus socialistes, qui disposent tout de même de la quasi-totalité des pouvoirs dans les régions.

Déjà 3 remarques sur cet article

  1. Libertad dit :

    Normal de la part des socialos: depuis les affaires tontonnesques , le listing de leurs élus déjà condamnés ou mis en examen commence à ressembler à un annuaire téléphonique…Néanmoins, mais toujours, la morale (et la pensée unique de celle-ci) c’est eux . Qu’on se le dise !

  2. Paul Emiste dit :

    La droite ne vaut guerre mieux? Peut être , mais la droite ne donne pas de leçons de morale 24h/24h 365 jours par an.
    Le socialisme c´est la droite, l´hypocrisie en plus.

  3. blagaire dit :

    Maos où est donc passé Médiapart ? on n’entend plus parler du gentil justicier ? Peut être ne s’occupe-t-il que des affaires de droites ? Sacré modèle d’impartialité de la part de ce média !

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