Aphatie et la chasse aux « dérapages » homophobes (vidéo)

Rédigé par lesoufflet le 27 septembre 2012.

aphatie_grand_journal
Achtung !!

Achtung !!

La chronique du 18 septembre de Jean-Michel Aphatie pour le Grand Journal de Michel Denisot est symptomatique du traitement médiatique lié au débat sur l’homoparentalité et le mariage homosexuel. Pour les journalistes progressistes bienpensants, il n’est pas question de débattre sur le fond mais bien de traquer les « dérapages » homophobes.

Mais que l’on ne se trompe pas, Aphatie est un bon démocrate, il donne sa sainte bénédiction de journaliste à ceux qui ne penseraient pas comme lui et il se présente comme favorable au débat sur le sujet. « Certains sont contre et c’est légitime« , explique-t-il pour prouver qu’il est ouvert à la discussion, avant de préciser que l’on entend trop de « dérapages » dans les débats sur le sujet.

Et voilà, dès le début de l’intervention du journaliste, le ton de la chasse aux sorcières est donné avec l’affichage d’une banderole racoleuse sur l’écran de télévision, où il est écrit « Mariage homosexuel : dérapages à la chaîne« , pour ceux qui n’avaient pas compris qu’on parlait des méchants. On comprend alors qu’il n’est plus question de débattre sur le mariage homosexuel mais sur les arguments que les opposants ont le droit d’avancer pour défendre leur point de vue.

Vieille technique de manipulation : au lieu de critiquer les idées, de débattre sur le fond, il est plus efficace de décrédibiliser son adversaire. « Ce que vous venez de dire n’est pas un argument, c’est un dérapage ». Fin de la partie, Game over, laissons parler ceux qui ne « dérapent pas », ceux qui pensent comme il faut !

Ainsi, le journaliste de Canal + résume sa pensé et celle de intelligentsia parisienne en une phrase : « On peut être pour, ou on peut être contre, mais il faut choisir ses arguments pour être contre« . Sérieusement ? On a rarement vu telle soumission à la bêtise ambiante !

Aphathie revient ensuite, tel un inquisiteur moderne, sur les fameux dérapages. Il énumère sur la voie publique, preuves vidéos à l’appui, les noms des hérétiques « homophobes », Philippe de Villiers (« Le pacs, c’est le retour à la barbarie.« ), Christine Boutin (« Si le pacs est adopté se sera la décadence. »), Brigitte Barèges (« Et pourquoi pas des unions avec des animaux ou la polygamie ?« ), Monseigneur Barbarin, archevêque de Lyon (« Peut-être l’interdiction de l’inceste tombera.« ).

Le chroniqueur se permet, du coup, de jeter son mépris aux visages de ces personnes qui n’ont plus aucun crédit à ses yeux, puisque leurs arguments ne sont pas validés par l’ordre morale : « C’est quand même un peu n’importe quoi ! Elle a un peu déconné ! C’est pas drôle madame, c’est pas drôle du tout ! Alors lui, complétement à l’ouest ! Cette phrase est stupide! »

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Il  est important, ici, d’être très clair sur un point : ces arguments, qui entraînent tant de pincements de nez, n’ont rien d’homophobes. Dans n’importe quel débat d’idées, il convient, pour démonter les arguments adverses et illustrer leurs failles, de les conduire dans leurs retranchements en les poussant à l’extrême, afin d’aller jusqu’au bout des théories. C’est le principe même de la discussion, des échanges d’idées.

Si quelqu’un dit « Je suis pour que nos vies privées soient toutes fichées dans des grands dossiers pour que l’état puisse garantir notre sécurité !« , ses détracteurs le mettront en garde contre les dangers de l’état policier. Leur reprochera-t-on de caricaturer et de tirer le débat vers le bas ? Le principe est uniquement d’aller au bout de l’argument de l’autre, de son idée.

Si n’importe qui, quelle que soit sa sexualité, a le droit au mariage, au nom de l’égalité, alors pourquoi pas un polygame ? Si deux lesbiennes peuvent avoir recours à l’aide médicale à la procréation, pourquoi deux gays ne pourraient-ils pas faire appel à des mères porteuses… ? Ces questions n’ont rien d’infamantes, il s’agit de pure logique et dialectique.

Dernièrement, des scientifiques renommés ont demandé le droit à l’avortement post-natal. N’est-ce pas là une nouvelle preuve que leurs soi-disant progrès sociétaux sont sans limites. Le même mépris et la même accusation d’amalgame, d’extrémisme ont été destinés à ceux qui mettaient en garde contre les dangers de l’IVG, notamment concernant le flou sur la date limite d’avortement, variant selon les pays, et qui expliquaient qu’après il serait compliqué de ne pas légitimer l’avortement post-natal.

Après cette démonstration de totalitarisme idéologique incroyable (« Je vous autorise à avoir des opinions si vos arguments me semblent admissibles »), Jean-Michel Aphatie n’a pu s’empêcher de sortir une tirade larmoyante grotesque sur les enfants maltraités qui seraient mieux avec des parents homosexuels qu’avec un père violent alcoolique et pédophile. Ah bon ??!! Sérieusement Jean-Michel, ça sert à quoi de dire de telles banalités ? A te faire bien voir par par tes collègues « branchés » de Canal ?

Alors rapidement, pour démonter cet argument idiot, entendu des milliers de fois par les donneurs de leçons professionnels : et bien oui, Jean Michel, il vaut mieux que l’enfant ait des parents homos qu’un père alcoolique, incestueux et violent. Mais pourquoi les homosexuels ne seraient pas sujets à l’alcoolisme à la violence et à la pédophilie ? Ne sont-ils pas des êtres humains comme les autres ? Les hétéros sont-ils tous des beauf consanguins ? Pour lutter contre les préjugés sur les homosexuels, Aphatie en distille sur les hétérosexuels. C’est grotesque. S’il entendait des personnes expliquer qu’elles refusent l’homoparentalité car les gays abuseront de leurs enfants, Aphatie serait outré (à raison), alors pourquoi sort-t-il le même genre d’inepties sur les hétéros.

Sans doute, il peut y avoir des bons parents et des mauvais parents chez les hétéros comme chez les homos. On peut même penser que ceux qui subissent le long et dur parcours du combattant pour pouvoir adopter se comporteront tous, qu’ils soient homos ou hétéros, comme de bons parents. Mais la question est uniquement de savoir, dans l’absolu, s’il est plus préférable pour un enfant d’être élevé par deux papas ou par un papa et une maman et s’il convient de lui imposer une adolescence compliquée où se poseront inéluctablement les questions relatives à son identité (sa conception, ses géniteurs…).

Déjà 22 remarques sur cet article

  1. Romain dit :

    Franchement, votre site s’exprime plusieurs fois sur ce sujet est d’une manière constante. Vos articles sont homophobes. Quand publierez vous un article favorable, ne serait-ce que pour être constructif, dans un débat contradictoire ? C’est trop vous demander visiblement…

  2. Charles dit :

    Romain si tu veux des propos à la Aphatie tu as le Grand journal de Canal, ce site est fait justement pour tout ceux qui ne sont pas accablés par le vrai débat et on ont assez du politiquement correct.

  3. Charles dit :

    Note: d’habitude je rejoins assez bien Aphatie et là je suis scandalisé devant un argumentaire aussi pauvre. Surtout le: « les parents hétéro violents (souvent comme ça) existent donc pourquoi pas les parents homo »

  4. Paul Emiste dit :

    Proposition de loi de la pom pom girl du basket carcéral: « Toute personne contre le mariage, (et donc le droit d´adopter), homo sera considéré comme homophobe et pourra être poursuivi et puni par la loi citoyenne ».
    Vous ne me croyez pas? Je leur donne jusqu´à 2014 pour nous pondre cette merveille.

  5. muzikant dit :

    … les simplets de gauche regardent les guignols de l’info en croyant qu’il s’agit de vrais infos – et c’est pour cela qu’ils ont une culture de guignols …

  6. sam75 dit :

    Je n’ai que de l’antipathie pour Aphatie qui veut appâter les bobos avec ses arguments vaseux

  7. gerard dit :

    quel sujet majeur !!!
    pendant qu’on vous excite sur ce sujet , le train passe….!!

    pour avis

    mariage = terme religieux.
    donc pour le coté laïque,d’union, trouvons un autre mot.

  8. […] Est-il nécessaire de revenir ici sur le principe de liberté d’expression, que tous les régimes au pouvoir se réclamant d’une manière ou d’une autre du socialisme ont toujours éradiquée  ? Visiblement non, de toute façon, la démonologie des médias français est fixée à l’avance : chaque jour, on entend un journaliste pourtant sérieux nous parler d’un « dérapage homophobe » au sujet d’un banal argument contre le mariage homo. Le tour de force des socialistes et de leurs valets journalistes et justement d’avoir réussi à faire passer tout argument défavorable à la location des ventres de roumaines comme de l’homophobie. Ainsi, il n’est plus de débat possible puisque chaque argument de l’adversaire est un dérapage. Comme dirait Apathie, « on peut être pour, ou on peut être contre, mais il faut choisir…. […]

  9. […] sociales contre 17% pour les enfants de couples hétéros). Surtout, contrairement aux théories de Jean-Michel Aphatie et de Caroline Fourest, selon lesquelles les hétérosexuels sont de violents alcooliques qui […]

  10. […] pour les enfants de couples hétéros). Surtout, contrairement aux théories de Jean-Michel Aphatie et de Caroline Fourest, selon lesquelles les hétérosexuels sont de violents […]

  11. […] contre 17 % pour les enfants de couples hétéros). Surtout, contrairement aux théories de Jean-Michel Aphatie et de Caroline Fourest, selon lesquelles les hétérosexuels sont de violents alcooliques qui […]

  12. […] contre 17 % pour les enfants de couples hétéros). Surtout, contrairement aux théories de Jean-Michel Aphatie et de Caroline Fourest, selon lesquelles les hétérosexuels sont de violents alcooliques qui […]

  13. sci4a dit :

    Une étude publiée par un sociologue américain démontre les effets de l’homoparentalité sur la psychologie des enfants privés d’altérité dans leur éducation et confrontés aux questions sur leur conception et leurs origines. Cette étude tenue secrète en France démontre, outre les problèmes de déséquilibre psychologique des enfants élevés par des couples homosexuels, que ces enfants sont en moyenne 10 fois plus victimes d’attouchements sexuels que les enfants ayant grandi dans leurs familles biologiques…

    Le sociologue américain Mark Regnerus a publié un article dans le journal américain « Social Science Research, intitulé « How different are the adult children of parents who have same-sex relationships? Findings from the New Family Structures Study » ( A quel point les enfants devenus adultes de parents ayant eu une relation homosexuelle sont-ils différents ? Résultats de l’Étude sur les nouvelles structures familiales ), qui dresse la bilan de la longue étude qu’il a menée sur 2988 personnes interrogées.

    Les résultats de cette étude du chercheur universitaire sont surprenants. Ils ont été repris dans le site d’information américain Slate. Selon cette étude, les enfants élevés dans leurs familles biologiques disposent d’un meilleur niveau d’études, d’une meilleure santé mentale et physique, ils consomment moins de drogue, se tiennent plus éloignés des activités criminelles et se considèrent plus heureux que les enfants élevés par un couple homosexuel.

    A l’inverse, les enfants issus de familles homoparentales, et en particulier de couples lesbiens sont bien plus sujets aux dépressions, il ont plus de problèmes physiques, il consomment plus de marijuana et ont plus de chance d’être au chômage (69% des enfants issus de familles homoparentales vivent des prestations sociales contre 17% pour les enfants de couples hétéros).

    Surtout, contrairement aux théories de Jean-Michel Aphatie et de Caroline Fourest, selon lesquelles les hétérosexuels sont de violents alcooliques qui frappent leurs enfants et en abusent, les enfants de couple lesbiens seraient en moyenne 10 fois plus victimes d’attouchements sexuels que dans les familles « hétéro-parentales » (23% contre 2% de moyenne).

    Aux États-Unis, le lobby gay a été choqué par cette étude et l’a dénoncée si violemment (appuyé par des journalistes progressistes) qu’un mouvement de scientifiques s’est créé pour soutenir ces travaux et leur sérieux méthodologique.

    Il est étonnant de constater que cette étude n’ait jamais été évoquée par le moindre journaliste, en France, alors que nous sommes censés être en plein débat sur l’homoparentalité. Les journalistes préfèrent suivre les socialistes dans leur chasse aux « dérapages » homophobes plutôt que de s’interroger sur le fond du sujet et sur les dangers d’une telle loi.

    Il est clair que les études sociologiques peuvent être controversées, mais pourquoi nous cacher celle là, alors que tous les défenseurs du mariage pour tous les homos, sans jamais rien citer, disent, l’air sûrs d’eux, que les premières études prouvent qu’il n’y a pas de différence éducative entre l’homoparentalité et la parenté « classique » ? Pourquoi personne ne parle tout haut de cet élément qui pourra certes être débattu mais qui ne peut qu’apporter des faits nouveaux aux discussions.

    Qu’on montre toute les études et chacun se fera son idée, pourquoi laisser Caroline Fourest nous expliquer que les enfants de couples homosexuels sont en pleine forme sans mettre en doute cette vérité énoncée qui ne coule pourtant pas de sens ?

    En même temps, tous ces futurs enfants dépressifs, drogués, aux troubles psychologiques, parasites de l’État, formeront de formidables électeurs (et militants pour ceux qui seront un peu plus en forme) du Parti Socialiste. On comprend mieux pourquoi le PS veut déglinguer nos enfants et légaliser le commerce des bébés…

    La dégénérescence programmée, c’est maintenant !

  14. […] contrairement aux théories de Jean-Michel Aphatie et de Caroline Fourest, selon lesquelles les hétérosexuels sont de violents alcooliques qui […]

  15. […] contre 17% pour les enfants de couples hétéros).  Surtout, contrairement aux théories de Jean-Michel Aphatie et de Caroline Fourest, selon lesquelles les hétérosexuels sont de violents alcooliques qui […]

  16. […] sociales contre 17% pour les enfants de couples hétéros). Surtout, contrairement aux théories de Jean-Michel Aphatie et de Caroline Fourest, selon lesquelles les hétérosexuels sont de violents alcooliques qui […]

  17. doineau dit :

    le mariage pour tous avec package adoption/PMA/GPA pour les LGBT est un clou supplémentaire enfoncé dans le cercueil des pères de famille hétéro, le fameux pater familias si honni. ajoutez-y l’élimination massive des pères après la séparation et vous obtenez que le seul homme existant aux yeux du lobby radical lesbo/féministe est l’homme … à abattre.

  18. […] 17%      pour les enfants de couples hétéros). Surtout, contrairement aux théories de Jean-Michel      Aphatie et de Caroline Fourest, selon lesquelles les hétérosexuels sont de violents alcooliques qui […]

  19. […] pour les enfants de couples hétéros). Surtout, contrairement aux théories de Jean-Michel      Aphatie et de Caroline Fourest, selon lesquelles les hétérosexuels sont de violents […]

  20. […] contre 17% pour les enfants de couples hétéros). Surtout, contrairement aux théories de Jean-Michel Aphatie et de Caroline Fourest, selon lesquelles les hétérosexuels sont de violents alcooliques qui […]

  21. […] sociales contre 17% pour les enfants de couples hétéros). Surtout, contrairement aux théories de Jean-Michel Aphatie et de Caroline Fourest, selon lesquelles les hétérosexuels sont de violents alcooliques qui […]

  22. Serge dit :

    L’homophobie n’existait pas avant le mariage gay, personnelement je n eme suis jamais vraiment sentie rejete par la societe, mais depuis que GrosHollande a sortie cette loi il y a eu une net monte d’homophobie. Les francais doivent bien comprendre que nous n’avons jamais rien demande, Si Hollande a pousser cette loi c’etait pour pousser au clache. Mais en soit il s’en fou de la communaute homosexuel.

Laisser un commentaire