Delphine Batho ose tout, c’est même à ça qu’on la r’connait !

Rédigé par Joelle Choupet le 08 juillet 2013.

08.07.2013
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Photo : Parti socialiste

Fiction ou réalité ? La ministre Delphine Batho s’est faite salement virer du gouvernement pour insoumission au nouveau management de Jean-Marc Ayrault.

On se croirait dans un polar signé Michel Audiard avec des phrases chocs comme celle prononcée par Lino Ventura dans « les tontons flingueurs » d’Henri Verneuil : « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les r’connait ». Et pourtant c’est vrai : en moins de 12 heures, Delphine Batho fut mise à pied, sans même une motocrotte à pédales pour la transporter.

Tout commence par le songe d’une nuit d’été, au cours de laquelle Delphine rêve d’assainir la France polluée en réorientant les dépenses publiques vers les énergies renouvelables. Mais elle découvre qu’au gouvernement comme ailleurs, la logique est toute cartésienne : « je dépense donc je suis ». S’étant rendue coupable de contestation budgétaire sur la voie publique, Delphine est démise sans préavis.

Delphine Batho s’en est surtout prise au patron de l’entreprise de tubes en acier Vallourec, Philippe Crouzet, époux de Sylvie Hubac, directrice de cabinet du président François Hollande. «Est-il normal que le patron de l’entreprise Vallourec directement intéressé par l’exploitation des gaz de schiste ait pu annoncer ma marginalisation des semaines à l’avance devant des responsables de son entreprise aux USA?», a-t-elle demandé.

Elle déclare encore : «Que le patron de Vallourec dise que je suis un désastre parce que je fais rempart au gaz de schiste et que je veux réduire la part du nucléaire, c’est une chose, qu’il annonce ma mise à l’écart à l’avance, c’en est une autre. De quelle informations disposait-il pour être si sûr de lui ?»

« Si on mettait les culs de nonne(*) en orbite, tu tournerais longtemps », lui lance Jean-Marc Ayrault, dans le rôle du « Pacha » de Georges Lautner. Notre cinquième République a tout simplement sombré dans les égarements de la troisième du même nom, avec son affairisme outrancier et criminel au plus haut niveau de l’Etat. Il est grand temps de se souvenir du « Président », ce film d’Henri Verneuil (1961) admirablement interprété par Jean Gabin, qui à la question : « Y a-t-il des hommes politiques honnêtes ? », aurait répondu : « Oui messieurs c’est comme les poissons volants, ça existe mais ce n’est pas le cas général ».

(*) « cul de nonne » est le sens étymologique de « con », c’est pourquoi nous nous sommes autorisés cette transposition, Delphine Batho appartenant à la gente féminine.

Déjà 7 remarques sur cet article

  1. Libertad dit :

    Un Batho commandé par un capitaine de pédalo…ça ne peut que chavirer, façon Costa.

  2. katlen dit :

    Bin oui Quoi dire de Plus, Nous savons tous que le respect ne les etouffe pas a ce gouvernement ni chez leurs amis…

  3. Joelle Choupet dit :

    erratum : « les tontons flingueurs » est un film réalisé par Georges Lautner en 1963 (et non par Henri Verneuil) dont les dialogues mythiques de Michel Audiard ont presque fait oublier le roman d’Albert Simonin dont il est tiré.

    • desetres jean-claude dit :

      On sens bien le(a) journaliste plus occupé(e) à vendre de la page de pub, au lieu de vérifier ses sources, ses connaissances, ou même simplement sa culture. à propos du film « Le président » qui lui, est bien réalisé par Henri Verneuil, d’après Simenon, je vous engage à le revoir,et même à l’écouter soigneusement. Vous y apprendrez que ce n’est pas à propos des hommes politiques honnêtes que s’adressait les poissons volants mais -« il existe des patrons de gauche …. » – » Oui, mais ils ne constituent pas la majorité du genre! » A propos des « hommes politiques honnêtes », toujours « le président » – » La politique devrait être une vocation,elle l’est pour certain d’entre eux, pour les autres c’est un investissement amortissable en quatre ans! » Y’en a plein d’autre comme çà à propos de l’Europe notamment -« Celle des banques et des maîtres de forges! »J’arrete de vous saouler mais je ne vous salue pas pour autant.

      • joseph Salem dit :

        Je suis assez d’accord avec vous. L’idée de l’article n’est pas mauvaise, mais les références cinématographiques sont trop approximatives pour convaincre un amateur de cinéma d’auteur, tel que nous avons la chance d’en posséder un en France. Le film d’Henri Verneuil « Le Président » avec Jean Gabin et Bernard Blier est à revoir effectivement, tellement il traduit en profondeur l’actualité de notre vie politique. Si l’article aura servi à cela, ce n’est quand même pas si mal, et on n’en voudra pas trop à son auteur, sauf à l’encourager elle-même à se relire davantage.

        Dans la même veine, un autre film d’Henri Verneuil à revoir : « mille milliards de dollars » (1982) avec une interprétation superbe de Patrick Dewaerre et Mel Ferrer. Il faudra noter la cohérence surprenante de la construction temporelle du scénario, qui est celle d’un article de journal (avant, après, longtemps avant, longtemps après), avec le thème du film : le modelage du monde par les multinationales raconté par un journaliste à travers un fait divers. Probablement un des films les plus puissants d’Henri Verneuil.

  4. daniel pilotte dit :

    Delphine batho d habitude je ne partage pas les idees de l ex ministre mais je reconnais que son eviction du gouvernement est discutable sur le fond et sur la forme je reconnais qu elle donne des arguments qui ont tendance a mettre dans la moise le president hollande et son premier ministre .

  5. Karamba! dit :

    Donc oui, on a une mafia clanique à la tête de l’exécutif français. Mais non, cette petite pétasse bobo n’arrive pas à m’émouvoir tant elle incarne parfaitement l’intégrisme capricieux du PS.

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