Zyed et Bouna : La culture de l’émeute orchestrée

Rédigé par Justin Peflou le 18 mars 2015.

francois_hollande patrti socialiste
Photo : parti socialiste

« Ce n’est pas le procès de la police dans son ensemble, ni celui des émeutes de 2005, ni celui des interventions politiques… »

Le jeudi 16 mars 2015, dix ans après les faits, c’est ce qu’affirme le président du tribunal correctionnel de Rennes à l’ouverture d’un second procès qui doit déterminer, une fois pour toutes, si les deux policiers accusés sont coupables de non assistance à personne en danger, ou non.

Le dossier est explosif. On se souvient des émeutes à Clichy-sous-Bois qui firent suite à la mort de Zyed et Bouna, tous deux électrocutés alors qu’ils tentaient d’échapper à la police et s’étaient réfugiés dans une centrale EDF. Depuis, on a reproché à plusieurs agents de n’avoir rien tenté pour éviter le drame. La Justice a examiné une première fois les faits et a conclu au non lieu. La cour de cassation a estimé quand a elle qu’un des policiers à la poursuite des deux adolescents ainsi qu’un autre standardiste au commissariat, pressentant le risque mortel, avaient quand même eu une attitude passive. Les familles de Zyed et Bouna, soutenues par des « amis » qui sont à l’origine des émeutes de 2005, réclament toujours que justice soit faite tandis que c’est le professionnalisme de la police qui est indirectement mis en cause.

Les émeutes de 2005 ont donné naissance à plusieurs associations de solidarité. Zyed et Bouna sont considérés par les jeunes des quartiers comme les victimes d’un système injuste, par les médias et par les militants de gauche aussi. Les enfants traînent dehors sans surveillance mais la responsabilité n’est pas imputée aux parents, la faute retombe sur les pouvoirs publics qui ne fournissent pas assez d’infrastructures. Si les jeunes s’enfuient quand la police arrive, ce n’est pas forcément qu’ils sont en train de faire des bêtises ni qu’ils sont mal éduqués, c’est parce que la police les harcèle. Fuir au lieu d’obtempérer aux injonctions de la police n’est pas considéré comme un délit grave, le contrôle au faciès par contre l’est car il témoigne, parait-il, du racisme des agents. Plus encore, à en croire leurs amis, si Zyed et Bouna ont pénétré sur un chantier interdit au public et que la police a été appelée pour cette raison précise, ils n’ont rien rien cassé et n’ont donc rien fait de mal. Enfin, si ils se sont cachés à l’intérieur d’un local électrique affichant clairement « danger de mort », c’est parce que la police a l’habitude des bavures en tout genre, qu’elle représente un danger encore plus grand et qu’elle fait très peur. Jouer aux gendarmes et aux voleurs avec de vrais gendarmes pour montrer qu’on n’a peur de rien, voilà qui est inconcevable. Ni Zyed ni Bouna ne posaient plus de problèmes que la plupart des jeunes de cité, ils étaient de braves garçons, ils sont victimes de l’injustice, ce qui leur est arrivé aurait pu arriver à tous. Bah voyons !

Les pouvoirs publics ont investi des sommes considérables à Clichy-sous-Bois pour apaiser les tensions. Les contrôles au faciès sont maintenant interdits et les procès pour discrimination, contre les forces de l’ordre, se multiplient proportionnellement au taux d’immigration. La vie n’y est pas plus facile pour autant. Les trafics de drogue et d’armes à feu sont florissants, ils se font au grand jour. Les jeunes s’organisent en bandes pour contrôler un territoire et vont affronter ceux des autres cités. Les habitants pris en otage n’osent plus se plaindre, de toute façon la moindre intervention policière déclenche aussitôt l’hostilité agressive d’une foule que le discours anti-système galvanise. A trop vouloir bien faire…

Le procès de deux agents de police ne remplacera pas le manque de formation des effectifs décrié tant par les syndicats que par les gouvernements successifs. Si tout le monde s’accorde à dire qu’intervenir dans les cités auprès des jeunes nécessite une approche et une formation spécifique, pourquoi accabler untel sinon pour l’exemple, sinon pour porter le débat sur la place publique, sinon pour faire pression sur les institutions ? Zyed et Bouna ne seront pas morts pour rien, comme le revendique Mohammed Mechmache, de l’association ACLEFEU.org et militant pour la « justice sociale ». La justice sociale, c’est cette idée que les jeunes des banlieues doivent être éduqués pour ne pas glisser vers la délinquance au lieu d’être emprisonnés systématiquement quand ils dérapent. Les policiers et magistrats doivent jouer un rôle dans cette éducation, il ne faut rien attendre de leurs pauvres parents immigrés mais de la société civile. Sous prétexte de non assistance à personne en danger et sur le fond, les associations militantes des quartiers reprochent aux policiers d’avoir répondu aux provocations d’une petite bande de jeunes, oisifs et livrés à eux même donc forcément un peu délinquants. Plutôt que de les poursuivre, il fallait jouer la prévention. Le procès arrive tardivement mais il tombe bien, si en dix ans l’idée s’est solidement ancrée dans les mentalités, elle soulève encore une contestation.

Pour couronner le tout, l’avocat de la partie civile n’est rien de moins que Jean Pierre Mignard, ténor du barreau et conseiller du président François Hollande. Il est engagé dans un combat pour les droits de l’homme. Il a travaillé pour les Nations Unies, son curriculum est impressionnant, il est intervenu dans beaucoup des grandes affaires de son époque. Dans l’affaire Zyed et Bouna, il cherche d’abord la médiatisation. De toute évidence ce procès est politique. C’est bien celui de la police dans son ensemble, intenté par les meneurs des émeutes de 2005. Le président du tribunal peut s’en défendre, on voit mal comment il pourrait faire abstraction de la pression des médias, surtout qu’il faut tenir compte des attaques que subit quotidiennement Mme Taubira pour l’esprit de laxisme qu’elle insuffle au ministère de la Justice. Avec jean Pierre Mignard, c’est un peu tout le gouvernement qui soutient les familles et les amis de Zyed et Bouna.

Le traitement médiatique se profile, l’opinion va forcément s’emparer de l’affaire. Qui fréquentait déjà le café du commerce en 2005 sait comment les choses vont se dérouler : Dans l’exagération. Qu’un seul laisse entendre que Zyed et Bouna n’ont eu que ce qu’ils méritaient et toutes les nobles âmes vont se déchaîner sur lui, l’accusant de racisme, de stigmatisation, d’amalgame ou d’incitation à la haine. On parlera probablement d’apologie de la bavure policière et de torture. On en profitera aussi pour faire le procès du Front National, à la veille des élections départementales c’est de bonne guerre. La chanson est entêtante, elle dit que les valeurs de la démocratie sont dangereusement attaquées par des arguments sécuritaires, qu’il ne faut rien lâcher dans la lutte contre le fascisme. Cerise sur le gâteau, si le verdict n’est pas celui espéré par la gauche au pouvoir, les tensions entre les forces de l’ordre et les jeunes des cités promettent bien des débordements, de quoi faire le bonheur des émeutiers habituels, casseurs antifas et racailles réunies. Il vaudrait mieux que le procès ne traîne pas en longueur pour limiter l’excitation.

Cependant, même si le tribunal correctionnel de Rennes déclare les deux policiers responsables de la mort de Zyed et Bouna, il n’y a aucune raison pour que ce verdict vienne éteindre le feu dans les cités. Au contraire, une fois passée la satisfaction d’avoir gagné une bataille, les émeutiers auront renforcé leur légitimité et ils voudront en livrer de nouvelles. Si le système lui-même valide le bien fondé du discours anti-système contre la répression policière, il envoi le signal d’une faiblesse. La police apparaîtra aux yeux de tous incapable de protéger le système. Les émeutiers se jetteront dans la faille. On pourra toujours essayer de rationaliser sur l’indépendance de la Justice, sur le plan tactique et politique il n’y a que deux hypothèses à retenir : Soit la panique dans les rangs, soit la supercherie du capitaine.

Voila des années que la politique de prévention de la délinquance est en échec mais qu’on persiste dans la même voie. Les contrevenants à l’ordre public et mêmes les criminels encourent des peines de moins en moins sévères. La police arrête, la Justice relâche et les éducateurs n’arrivent à rien. Les médias jubilent dès qu’un policier est mis en examen. De plus en plus de policiers se font agresser. Il est manifeste qu’on encourage les émeutes. Peu importe donc l’objectivité du tribunal, son verdict est attendu. Ce sera la confirmation du laxisme, sinon personne ne devra endosser les responsabilités. Charybde ou Scylla. Ce procès n’aurait jamais du avoir lieu, en tout cas pas de cette façon. Certes le tribunal peut soulager les familles de Zyed et Bouna dans leur souffrance, il enverra surtout un message politique à tous les émeutiers qui s’imaginent solidaires des familles. Non pas les émeutiers de 2005 mais ceux d’aujourd’hui, ils guettent l’occasion.

Le gouvernement ne peut pas ignorer les conséquences de la politique en vigueur. Jean Pierre Mignard, qui porte la parole devant le tribunal, non plus. Le temps de la réflexion est passé. On peut exclure d’une analyse sérieuse l’idée que la magistrature paniquerait devant les tensions sociales. Le risque d’émeute est calculé, le gouvernement s’y est résigné, c’est tout de suite ou c’est bientôt. On aura sans doute peine à le croire mais dans l’affaire Zyed et Bouna, par sa démonstration d’impuissance le gouvernement est en train de promouvoir le désordre. Le gouvernement se met en scène pour mieux précipiter les choses. Il essaye de temporiser, mais qu’a t-il à y gagner ?

Plutôt que de désamorcer la situation critique qu’elle a crée par une attitude irresponsable et coutumière, compatissante avec les délinquants et intransigeante envers des policiers dépassés, il est fort possible que la gauche ait décidé d’aller jusqu’au bout. Il n’y a pas meilleure justification qu’une France ravagée par les émeutes et par le terrorisme pour organiser un retour musclé à l’ordre et la sécurité, bien plus musclé qu’il ne serait nécessaire en agissant avec bon sens tant qu’il est encore temps. Notre gouvernement voudrait préparer le terrain pour instaurer une dictature policière qu’il ne pourrait pas s’y prendre de façon plus efficace. L’affaire Zyed et Bouna est symptomatique d’une décennie passée à prendre parti pour des petites frappes, à caillasser du flicard et entretenir l’image d’une Justice qui ne serait jamais assez clémente. Il faut donner le coup de grâce à cette vision de chose. Gagner du temps aujourd’hui et renforcer le sentiment d’impunité des lascars permettra d’aller plus vite en besogne demain.

Puisqu’on parle d’une stratégie quasi militaire, peut être peut-on esquisser quelques parallèles. La gauche pyromane n’a montré aucun scrupule a souffler sur les braises en Ukraine, au nom de la démocratie, peu lui importe ensuite de s’accoquiner avec un mouvement néonazi pour imposer son autorité. Il fallait barrer la route à Poutine sans intervenir directement. Renouer les rapports diplomatiques avec le dictateur sanguinaire Bachar El Assad, après avoir mis le pays à feu et à sang, ne semble pas poser non plus de cas de conscience. Il fallait barrer la route à Poutine sans prendre position en Syrie. On ne peut pas faire autrement quand, pour obtenir l’adhésion de son peuple, on déclare ennemi de la démocratie son ennemi politique. Les exemples d’insurrections fomentées à grand renfort de propagande ne manquent pas, le retour à l’ordre ne fait jamais honneur à la démocratie.

Bref, le double discours du gouvernement sur la scène internationale est éloquent, mais à bien y réfléchir, à propos de sécurité intérieure aussi. Dans l’affaire Zyed et Bouna, chacun devrait se demander si la gauche n’est pas en train d’orchestrer une certaine culture de l’émeute, ici en France, pour faire barrage à l’extrême droite d’abord puis pour, in fine, forcer la nécessité et reprendre à son compte les ambitions totalitaires dont elle l’accuse ?

Avec François Hollande, le changement, ça peut faire mal.

Déjà 20 remarques sur cet article

  1. Janot dit :

    Ils vont nous casser les burnes encore pendant combien de temps, pour ces petites gouapes ?

  2. Hoboy dit :

    Cet article tombe à pic ! J’ai fini ma vaisselle et j’avais justement besoin d’un torchon…

    Certes, c’est un papier pour lequel on ne pourra pas dire qu’il fait partie de ceux publiés par les « médias aux ordres ». Mais contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, ça n’en fait pas ipso facto un article de qualité. Loin de là !

    • Urbon dit :

      Je reviens de chiottes et j’ai tiré la chasse sur ton commentaire. C’est de la merde !

      Contrairement à ce que tu penses, l’invective ne fait pas une critique de qualité. Loin de là…

    • Hogirl dit :

      Phraséologie aussi pompeuse que stérile, mon cher Hoboy

      • Hoboy dit :

        @ URBON & HOGIRL

        Un commentaire stérile, une simple invective sans portée ? Oui c’est vrai !
        Mais pourquoi faire plus pour un article qui en fait de même et se contente d’une vision partisane de cette affaire ? Après tout, ce n’est qu’une opinion, une vision des choses, que je ne partage pas du tout !

        Un petit exemple pour pas donner l’impression de brasser de l’air :
        « Les contrôles au faciès sont maintenant interdits et les procès pour discrimination, contre les forces de l’ordre, se multiplient proportionnellement au taux d’immigration. »

        Si vous arrivez à me donner la source de cette affirmation, une preuve tangible, je vote FN, promis ! (les stats fournies par valeurs actuelles ne comptent pas hein !)
        Et c’est un exemple parmi d’autres du gros manque de contenance de cet article !

        Si vous choisissez de critiquer l’inconsistance des opinions, grand bien vous fasse ! Mais dans ce cas pourquoi s’arrêter à mon commentaire ? Il y a tout un article au dessus !

        • Urbon dit :

          Bah, je viens vite fait de jeter un œil sur Google, ce que tu aurais pu faire…

          Contrôle au faciès + procès

          Il y a des résultats.

          Mais bon, c’est sûr, l’auteur ne cache pas son parti pris et il a aussi tendance à caricaturer certains traits. Et alors ? Parce qu’il n’a pas le même parti pris que toi, ça pose un problème ?

          Statistiquement les arabes et les noirs sont souvent contrôlés. Mais est ce pour ça qu’on les retrouve en proportion inquiétante dans les prisons ? Ou bien l’inverse ?

          Entre la cause et l’effet, faut savoir faire le bon lien et ça, ce n’est pas une question de parti pris mais de bon sens.

          Si tu avais de la jugeote, tu voterais FN.

        • Hogirl dit :

          @ Hoboy, Il suffit de voir les médias de la petite caste bobo parisienne aux ordres socialo , ceux que sûrement vous légitimez pour leur « sérieux », pour constater que cet article est parfaitement fondé et argumenté.

          Les français, malgré la désinformation lobotomisante de ces médias, , commencent à le comprendre.
          C’est aussi la raison de la montée inexorable du Fn…..sans votre voix. Pas grave !

        • Ce n'est pas dit :

          @ Hoboy

          En bon petit sociologue qui se prend au sérieux, vous exigez qu’on vous donne un chiffre pour prouver qu’une affirmation est vraie. Il apparaît parfois qu’un raisonnement logique est aussi pertinent qu’une étude statistique. Il me semble que cet article s’attache à décrire non pas une simple situation mais ce qu’un fait divers repris par les médias et par la sphère politico-militante a permis de modifier dans la société ces dix dernières années. Le raisonnement vous aurait-il échappé à ce point ?

          Quand les statistiques ethniques sont interdites, il faut de toute façon une bonne dose d’hypocrisie pour réclamer ce qui n’existe pas. Pour ne pas stigmatiser les immigrés, faut-il tout ignorer d’eux ?

          Prétendre que l’interdiction des contrôles au faciès empêche les policiers de travailler sereinement n’a rien d’excentrique. Par exemple, comment peut-on lutter contre l’immigration clandestine quand on ne peut pas faire de contrôle au faciès ?

          Je ne sais pas si ces statistiques vous conviennent mais Laurent Obertone a fourni des chiffres qui prouvent l’existence d’un lien de proportionnalité entre criminalité et immigration. Si dans l’ensemble les immigrés n’ont rien à se reprocher de plus que les autres la question ne se pose pas, mais elle se pose : Pourquoi ne pourrait-on pas observer le même lien entre refus des contrôles au faciès et immigration ?

          Les journaux relatent régulièrement les histoires de criminels relaxés pour des questions de procédure. Démontrer qu’un contrôle d’identité n’est pas légitime s’avère suffisant. Demander à un agent de police de justifier un contrôle complique la procédure en introduisant un facteur arbitraire. C’est une façon d’accroître la liberté d’appréciation du juge au détriment de celle des agents qui opèrent sur le terrain. Préférez-vous les préjugés d’un bobo surdiplômé qui prend les autres pour des crétins, qui n’a jamais mis les pieds dans une cité ?

          Les Français de souche ne se plaignent pas de contrôle au faciès mais le faciès n’est pas qu’une question de couleur de peau. L’âge, la façon de s’habiller… Réduire le faciès à l’appartenance ethnique et interdire les contrôles au faciès ne permet-il pas de modifier les statistiques qui relient criminalité et immigration sans rien changer de la réalité ?

          Accorder trente seconde de son temps et un sourire à un agent de police n’est pas insurmontable. Quand on utilise les rues pour se déplacer, la chose n’est pas si fréquente. Quand on est en âge d’aller à l’école et qu’on arpente le même coin de trottoir toute la journée, il ne faut pas s’étonner si la fréquence augmente. La police connait ses clients. Le contrôle est un bon moyen de jauger une personne, de poursuivre sur une fouille et éventuellement d’emmener au poste, enfin d’appeler les parents. N’est ce pas utile d’alerter les parents ?

          La proportion d’enfants que les parents laissent vagabonder dans la rue n’est pas la même quand on habite dans un quartier défavorisé. Ces enfants sont utilisés par les réseaux mafieux pour revendre de la drogue. L’occasion de gagner de l’argent dans ces endroits où le chômage est presque inévitable parait inespéré, peu importe les risques. Ces quartiers sont majoritairement habités par des immigrés. Refuser les inégalités sociales ou le racisme n’implique pas qu’il faille laisser les enfants d’immigrés au mains des trafiquants de drogue. Ne pensez vous pas opportun de mettre la pression sur les parents plutôt que de constater leur démission ?

          Les autorités laissent s’installer des immigrés sans ressource et se posent la question de l’emploi après. Ce n’est pas aux immigrés de s’intégrer mais à nous de les intégrer. Comme nous n’y arrivons pas et que nous ne voulons pas non plus réguler l’immigration, nous préférons cacher les problèmes liés à l’immigration et indemniser les immigrés improductifs. Nous incitons toujours plus d’immigrés à venir et nous demandons aux Français toujours plus de tolérance à leur égard. Ne pensez vous pas que l’essentiel des problèmes viennent de là ?

          Je vous invite donc à nous fournir les chiffres de l’immigration, selon les sources que vous voudrez. Le nombre d’immigrés, naturalisés ou non, de première, seconde et troisième génération, le taux de natalité. Le nombre de clandestins. Les proportions dans les prisons et au chômage. Le coût des prestations sociales et médicales, les prévisions à long terme, etc. Avec tout ces chiffres, vous arriverez bien à nous prouver que l’immigration est une chance pour la France ?

          Je vous invite aussi à vous renseigner sur la population qu’il est possible de loger et de nourrir en France. Croire que tout le monde mérite sa chance quand on part du principe que tout le monde s’en sortira, ça ne mange pas de pain. Quand on change de paradigme… Je vous laisse découvrir. Ensuite vous me direz si vous êtes d’accord pour céder la place que vous imaginiez léguer à vos enfants à des immigrés, au nom de la justice et de l’égalité ?

          Ne pas partager votre opinion mais vous borner à discréditer celle de votre adversaire politique point par point révèle plus les manques de votre propre opinion qu’autre chose. Donnez nous votre opinion, étayez là, nous jugerons de sa consistance à notre tour. Nous jugerons aussi de sa cohérence. Le contenu et la forme…

          • Hoboy dit :

            Bonjour Ce n’est pas dit,

            Voici mon opinion sur les sujets qui nous intéressent :
            – Les immigrés ne sont pas un problème en soi, mais le deviennent si l’immigration est mal (ou pas) contrôlée, ce qui est le cas depuis des années
            – En ne donnant pas les moyens à ces populations de s’intégrer convenablement, on crée les problèmes que l’on connait : sans emploi certain pour eux, le chômage augmente et on en crée des assistés. Sans chercher à les dispatcher (le mot n’est pas très joli), on crée le communautarisme et les problèmes qui s’en suivent
            – La pauvreté a des conséquences comme la délinquance, et on retrouve donc logiquement beaucoup d’immigrés en prison
            – Les règles juridiques applicables au contrôle au faciès, si elles ne sont pas aussi terribles que vous le pensez, restent une aberration juridique qui compliquent encore le travail des agents de police

            Je m’arrête là : mais dans l’ensemble, je suis entièrement d’accord avec la plupart de votre analyse.

            Mais si je suis d’accord avec les faits, je rejette l’analyse qu’en fait l’auteur et les conséquences qu’il en tire. Si les prisons sont remplies d’immigrés, ce n’est pas que tous les immigrés sont des délinquants en puissance, qu’ils ont ça dès la naissance dans le sang. Si les condamnations de délinquants peuvent paraitres laxistes, ce n’est pas que les juges qui les prononcent sont nommés parce qu’ils votent PS, qu’ils sont au ordre d’une doctrine Taubiresque mais parce qu’ils ne peuvent qu’appliquer la loi votée par d’autres.

            Bref, contrairement à ce que vous dites, je ne condamne pas la bêtise de cet article par refus de voir certaines réalités sociales (j’habite Gennevilliers, je ne peux que les constater), mais par refus d’en tirer des conclusions fausses qui conduisent souvent à la xénophobie et surtout, à un gros manque de réflexion, de recul et de pragmatisme.

            Ce n’est pas le cas de votre commentaire (toujours mon avis personnel !), même si je ne suis pas d’accord avec certaines de vos remarques :

            « Demander à un agent de police de justifier un contrôle complique la procédure en introduisant un facteur arbitraire. C’est une façon d’accroître la liberté d’appréciation du juge au détriment de celle des agents qui opèrent sur le terrain »
            Et ceci n’est un problème que si l’on estime que dès lors que le juge a un pouvoir d’appréciation, il va rendre une décision calamiteuse. La raison ?

            « Quand les statistiques ethniques sont interdites, il faut de toute façon une bonne dose d’hypocrisie pour réclamer ce qui n’existe pas » : c’est vrai, et lorsque le raisonnement est pris à l’envers, il permet à n’importe qui de dire n’importe quoi (en l’absence de chiffre). Si on ne peut justifier, on ne peut réfuter.

            Enfin, je ne suis pas sûr que le contrôle d’ID soit le meilleur moyen de remettre les gosses sur la bonne voie, de lutter contre le trafic de drogue, contre la violence etc… ça peut alerter les parents, mais ça n’est utile que si les parents ont la volonté ou la possibilité de régler le problème.
            Selon moi, les règles qui entourent le contrôle d’ID n’ont tout simplement pas lieu d’être, et résultent plus de l’idéalisme politique que d’une nécessité : faire un règle aussi générale à cause de discriminations réelles mais très très minoritaires est une connerie tout simplement ! pas besoin de prétextes !

            Pour finir, il ne s’agit que de mon avis personnel, chacun a le sien, je ne fais ici que le défendre. Ce qui me chagrine, c’est que l’auteur ici ne fait pas que donner le sien, mais semble l’exposer comme une réalité vérifiée et prouvée.

            Je ne néglige pas les faits, mais critique la déduction, trop vindicative pour être innocente, avec trop de lieux communs et surtout pas assez présentée comme étant une opinion.

          • Ce n'est pas dit :

            @ Hoboy

            « Si les prisons sont remplies d’immigrés, ce n’est pas que tous les immigrés sont des délinquants en puissance, qu’ils ont ça dès la naissance dans le sang. »

            Qui prétend une telle chose ? Ce n’est même pas sous entendu, c’est votre imagination…

            Je pense que vous vous emballez un peu sur les intentions de l’auteur. Arrêtez avec les procès d’intention.

            On essaye de vous expliquer que l’insécurité croissante (et encore davantage celle qui touche directement les forces de l’ordre) témoigne de l’échec d’une politique qui englobe immigration, intégration, prévention et répression de la délinquance.

            Plus l’immigration augmente moins l’intégration est facile. Moins l’intégration est facile plus la justice trouve des excuses aux délinquants. Plus elle trouve des excuses, moins elle réprime et plus elle encourage la prévention. Ce n’est pas la bonne façon de procéder.

            Il faudrait faire l’inverse. Il faudrait réprimer d’autant plus durement que l’intégration est difficile. C’est le seul moyen de prévenir la délinquance. Il ne faut pas confondre prévention et éducation.

            Aucune solution n’est parfaite. Il peu paraître cruel de réprimer plus durement quelqu’un qui n’a pas la vie facile. En fait ce n’est pas cruel, c’est nécessaire pour tout le monde.

            Ce qui est cruel, c’est de laisser s’installer des immigrés quand l’intégration ne fonctionne plus et puis de les plaindre.

            Excuser et éduquer ne sont pas du ressort des autorités judiciaires.

            Pour bien fonctionner, l’éducation a de toute façon besoin d’une autorité ferme. Comment éduquer si la barrière entre le bien et le mal est floue ?

            Pour être excusé un délinquant doit d’abord payer sa dette envers la société. C’est en le réintégrant, une fois qu’il sort de prison, que la société lui pardonne.

            Pour pardonner aussi il faut une autorité ferme. Pour qu’elle puisse pardonner la société doit être certaine que le délinquant ne récidivera pas. Il faut que la peine écoulée soit assez dissuasive, il faut aussi qu’une récidive éventuelle ne reçoive absolument aucune clémence.

            Pourquoi parler de racisme et xénophobie sinon pour rendre le débat plus passionnel ?

            Tout le monde est plus ou moins raciste, tout le monde essaye plus ou moins de se remettre en question quand c’est nécessaire. Mais là, peu importe ce qu’on pense des noirs et des arabes, ça ne change strictement rien aux données du problème. On pourrait parler d’immigrés portugais, polonais ou italiens que le principe serait le même, à peu de chose près.

            La question de savoir pourquoi l’intégration ne se fait pas est complexe. Il y a le nombre d’immigrés, le chômage, la misère mais ce n’est pas tout. D’ailleurs, si ce n’était que ça, il serait facile de limiter le nombre d’immigrés. Il y a un autre enjeu, plus important encore pour le gouvernement, qui est celui de la mondialisation. On ne demande plus seulement à l’immigré de s’intégrer à la population française, on demande aussi aux français de s’intégrer à un monde sans frontière.

            Le laxisme actuel ne s’explique pas par une indulgence bienveillante et charitable envers les délinquants mais par la peur que ne devienne impopulaire la politique du gouvernement. Il faut minimiser les faits pour ne pas attirer les foudres de l’électorat au sujet de l’immigration, il faut dans un même temps continuer à encourager l’immigration comme si tout allait bien pour obliger les Français à faire le deuil de leur identité nationale.

            Disons que c’est une variante de la théorie du grand remplacement…

            Nous sommes quelques uns à penser qu’aujourd’hui l’insécurité est orchestrée par le gouvernement. Selon cette opinion, le gouvernement utilise délibérément le ressentiment des immigrés en mal d’intégration pour faire pression sur les français qui refuseraient d’abandonner leur identité nationale au profit d’une citoyenneté internationale ou européenne.

            Une fois la situation devenue ingérable, que pourra faire le gouvernement sinon instaurer la loi martiale ? La chose est devenue inévitable.

            Libre à vous d’y croire ou non, ce n’est qu’une analyse partielle et très brouillonne, une opinion, en tout cas vous voila averti d’un déroulement possible de l’histoire. En matière de cruauté, vous n’avez pas l’air de soupçonner de quoi l’homme est capable. Posez vous les bonnes questions : Pourquoi laisse-t-on l’insécurité dégénérer et que nous apporte réellement l’immigration ?

            Bon courage !

  3. JpB dit :

    Marre de ces pleureuses de gauche !

    La Police n’en peut plus d’être harcelée par les racailles et méprisée par cette gauche dite morale qui vit dans les beaux quartiers, sans évoquer le laxisme des petits juges rouges qui ruine ses efforts pour endiguer l’explosion de la délinquance.

  4. daniel pilotte dit :

    Une fois de plus les policiers n’y sont pour rien. Une manipulation mensongère orchestrée, la mort de deux jeunes et toujours triste, le comportement des deux lascards n’auraient jamais du plaider en leurs faveurs, enquête bâclée. Je soutiens les policiers qui font un travail remarquable, les policiers ne sont pas assez reconnu pour la qualité de leur travail.

  5. bouffon1er dit :

    90% des policiers et gendarmes votent FN contre les socialoPiSlamistes

  6. daniel pilotte dit :

    @bouffon 1 er ; bonjour sur quel site internet il est possible de savoir que les gendarmes et les policiers votent a 90 % pour le fn ? Bon week-end à toutes et tous, oÉLECTIONS DÉPARTEMENTALES OUI A LA DÉBÂCLE DES SOCIALISTES ET DES GAUCHISTES.

    • Mathéo dit :

      Je ne sais pas d’où sortent ces stats, mais tout ce que je sais c’est qu’il faudrait que les gendarmes et policiers soient amnésiques ou masos pour voter pour l’UMP qui malgré les paroles en l’air de Sarko sur le nettoyage au Karcher, n’ a rien fait pour endiguer l’immigration illégale et légale, ni réellement l’insécurité, a même supprimé de nombreux postes dans ces corps, et n’a rien fait non plus pour stopper le laxisme des juges !

      • Urbon dit :

        Les policiers qui votent à gauche sont nombreux. Impossible de faire carrière autrement… Alors beaucoup préfèrent se convaincre des conneries qu’on leur vend !

  7. Thevenet dit :

    Zyed et Bouna : Jean-Pierre Mignard, l’avocat qui médiatise le procès, est un proche de Hollande….

  8. daniel pilotte dit :

    Les policiers ont toujours été plus à droite que les gendarmes, sauf cette année où les gendarmes ont enfin décidé de voter pour le fn-ump, voilà les échos que nous entendons tous et toutes dans nôtre entourage.

Laisser un commentaire