L’Union Européenne s’assoit sur ses peuples

Rédigé par 1000itant le 17 juillet 2015.

grece

Après la fermeture du Grexit, réfléchissons aux sens multiples de la petite phrase mise en exergue du titre. Elle recouvre un sens noble : ce sont les peuples qui font l’UE ; mais également un sens pervers : l’UE se construit dans l’ignorance des peuples. Le rêve européen joue du premier sens, mais le traitement du cas grec nous confirme que dans les faits, le second l’emporte.

Les peuples de l’Europe qui, dans les faits (puisque le conseil des ministres ne contrôle plus rien), ont confié leur souveraineté nationale aux fonctionnaires de Bruxelles, seraient-ils abusés par les lobbies d’affaire qui en ont pris le contrôle ? Le traitement de la crise grecque le confirme, un maître d’école ne pourrait pas en donner une meilleure explication : Le «NON» démocratique des Grecs a moins de valeur qu’un «OUI» anti-démocratique décidé dans le sérail des commissaires européens. La démonstration est magistrale, allez vous faire voir chez les Grecs.

Il y avait bien eu des prémisses avec les referendum portant sur la constitution européenne. Le «NON» des Français avait été reçu comme un «OUI» par Nicolas Sarkozy, qui aura tout de même pris deux ans pour déguiser la réponse démocratique en son contraire, un peu plus que les deux jours d’humiliation imposés aux Grecs.

Mais les Français ont peu de temps pour comprendre que le sort réservé au peuple qui a osé dire «NON» est aussi le sort qui les attend, si l’Union Européenne continue de s’asseoir sur les peuples : Baisses des salaires et du pouvoir d’achat, hausses des impôts, pénuries, justifiées par l’enfumage des lobbies qui contrôlent conjointement les délocalisations de notre économie et le discours médiatique de la bien-pensance. La tromperie instaurée en système d’État. 1984.

Et le système n’est pas prêt à renoncer à ses bénéfices assis sur la spoliation des peuples. Nous en avons une nouvelle confirmation à l’occasion de la traditionnelle interview du Président de la République de ce 14 juillet 2015, qui «promet» :

Plus de contrôle de l’Union Européenne sur les économies ! François Hollande veut un «gouvernement économique européen». Cela rappelle vaguement les promesses de Martine Aubry dont tout le monde se souvient : «l’Europe c’est plus de croissance, l’Europe c’est plus d’emploi», qui se sont traduites par la mort de notre industrie, par la paupérisation des Français, par moins de croissance et plus de chômage ! Ah oui, c’est vrai, il y a eu la crise qu’on n’avait pas prévue.

Extraordinaire Président qui «promet» encore et toujours : Le gouvernement économique de l’Europe «se réunirait tous les mois autour d’un président et débattrait des principales décisions de politique économique à prendre par les Etats-membres», tout cela au conditionnel des contes pour enfants. Il faut vraiment être stupide pour promettre encore et toujours des rounds de réunions hypothétiques, le tout distillé dans une belle histoire pleine de bonbons en chocolats. Non ! Le peuple réclame des actes.

Pourtant, le premier acte, qui conditionne toutes les initiatives économiques qui pourraient être prises, mais dont aucun homme politique n’a le courage, serait de reconsidérer radicalement le transfert de notre Souveraineté Nationale aux fonctionnaires de Bruxelles, actuellement livrée aux groupes d’intérêts par l’inefficacité du conseil des ministres qui ne contrôle plus rien !

Parmi les autres catastrophes annoncées par le Président, nous avons encore noté : Plus de convergence fiscale européenne ! Mais d’autres annonceurs de catastrophes prennent le relais. Notamment Emmanuel Macron qui appelle de ses vœux de banquier d’affaires «un gouvernement de la zone euro». Non ! Les Français veulent se gouverner eux-mêmes. Nul besoin d’une oligarchie apatride de banquiers mondialisés pour décider ce que seront les initiatives économiques de la petite entreprise française. Il s’agit bien de résister à la dictature économique des gros financeurs de l’économie, qui ne cesse d’étendre son emprise contre les intérêts de la libre entreprise dans notre pays.

Pourtant, un éclairage vient de ceux là-même qui ont conçu l’Union Européenne, Valéry Giscard d’Estaing en tête, lui qui, constatant l’échec de son projet initial, propose une «refondation de l’architecture européenne».

Qu’ils est piteux et honteux, le pauvre VGE ! Lui qui a vendu le rêve d’une Europe assise sur ses peuples. Il se réveille dans une Europe qui lâche son fiel contre ses peuples. Et VGE repart dans la mise en marché d’un rêve européen qu’il baptise «Europa». Le marchand de sable de la France bafouée s’estime encore suffisamment crédible pour continuer son commerce d’idées évanescentes.

Stop ! UMPS Dehors !

Déjà 9 remarques sur cet article

  1. zelectron dit :

    moumou est LE président des promesses (cf Henri Queuille)

  2. Bluesun dit :

    Elections Présidentielles 2012..

    Hollande, Sarko dans leur face à face…

    L’un dit : « MOI PRESIDENT » ; et les promesses ne cessent de tomber comme vache qui fait pipi…

    L’autre (Sarko) de répondre :

    « Ils ne suffit pas d’aller dans son petit costume taper du poing sur la table »….

    Puis nous constatons que « l’Union Européenne s’assoit sur ses peuples. »

    Nous étions tous souverains, et sans aucune guerre nous avons tous donné notre pays pour n’en faire plus qu’un l’Europe-mondialisation.

    La tête pense donc pour nous, et pour ses ventres.
    Elle nous a plongé dans l’austérité, et plus commode ensuite la CRISE qui a un dos très large, et très élastique.

    Nous pensons encore voter pour un président père de la France, alors que nous votons pour un exécutant.

    S’il fallait que l’UE s’occupe de la pensée de chaque peuple des pays qui font l’UE, il n’y aurait pas d’UE.

    Nous avons voté dans la joie et la bonne humeur pour y entrer, dans la dictature de leur joie, et leur bonne humeur nous allons y rester.

    Mitterrand a dit juste avant le vote pour le traité de Masstricht :

    « La France deviendra une plaque tournante, parce que située au milieu de l’Europe, il n’y aura plus rien, et il sera impossible de revenir en arrière (vu et entendu à la TV).

    Donc Mitterrand savait, et si Mitterrand savait, tous les autres qui nous ont mené dans le mur savaient aussi.

    Ce qui fait que depuis 30 ans, nous votons pour ceux qui savent.

    Alors effectivement pour que l’Europe se fasse, il faut qu’il y ait échange.
    L’échange a commencé par la valse de nos usines via l’Europe..
    Et 1982, le début du chômage….

    Petit à petit l’annulation de la France a fait, qu’en effet ; il n’y a plus rien….

    1789 des sans culottes…2014 des sans dents….tout en douceur sans aucune révolution….

    Le « NON » des français, Sarko s’est assis dessus…
    Le « NON » des grecs fait peur à l’UE parce qu’ils savent que d’autres suivront..

    Amusant à observer, quand ils veulent fare passer leurs idées, ils parlent tous au nom de la France, ou des français..
    Sans jamais plus aucun référendum.

    « les français veulent ceci » ou « les français ne veulent pas cela »
    Mais personne ne consulte plus les français….

    On parle pour nous, on pense pour nous, et pour le reste on nous demande de la fermer…

    Nous pouvons constater que les grèves, ou les manifestations les rendent très sourds…

    pas mal entendant…mal entendant, c’est entendre, mais mal..
    Là, c’est franchement sourd…

    Ils ne voient rien, n’entendent rien, de la souffrances des peuples qu’ils saignent à blanc…
    Et pourtant savent que tous veulent sortir de l’UE.

    Quand on a donné sa liberté, plus difficile est de la reprendre.

  3. zelectron dit :

    Il n’y a jamais eu, il n’y a pas il n’y aura jamais un système politique pire que le socialisme

  4. JpB dit :

    C’est clair, il faut sortir de cette Europe de technocrates au plus vite pour reconstruire une Europe de nations souveraines.

    Et MLP a parfaitement raison de vouloir une sortie organisée de l’Euro plutot que d’attendre qu’il implose inévitablement en raison des differences economiques énormes entre Europe du Nord et Europe du Sud et de l’Est.

  5. daniel pilotte dit :

    NON à L’EUROPE qui est l’ennemie qui ne respecte ni les peuples européens ni les traditions de l’europe chrétienne.

  6. zelectron dit :

    L’Europe est le dernier rempart contre le socialisme . . .

  7. Bluesun dit :

    @ zelectron

    L’Europe le dernier rempart contre le socialisme ?

    Pour cela alors, cette impression que nous entrons doucement dans la dictature du communisme.

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