La crise agricole révèle la fin de la Souveraineté Française

Rédigé par 1000itant le 24 août 2015.

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Les éleveurs sont fatigués d’être les pigeons du système mondialo-européïste, et le font savoir. Du côté des élus on entend le discours de la soumission aux dérégulations de l’Union Européenne : «La solution à la crise ne saurait être législative car la France n’a plus le pouvoir d’agir par la Loi», lit-on en substance dans la presse.

Autrement dit, il est devenu inopérant de faire travailler les députés et sénateurs de la République française, puisque nos «représentants de la Nation» ne servent plus qu’à retranscrire les directives de l’Union Européenne, elles-mêmes dictées par les lobbies qui contrôlent la bureaucratie Bruxelloise. On apprend à cette occasion que la moitié du lait transformé par les industries françaises est importée de l’étranger !

Effectivement, pour un industriel français à capitaux chinois, il est plus rentable d’acheter le lait allemand dopé par la main d’oeuvre sous-payée des ex-républiques soviétiques, que d’organiser la production locale. En définitive, les normes sanitaires et environnementales imposées aux agriculteurs français n’auront servi qu’à les empêcher d’aligner leurs prix sur ceux des concurrents que l’Union Européenne leur impose.

Bref, les députés et sénateurs jouent à la démocratie, mais se soumettent à la dictature des commissaires sous influence des lobbies bancaires. Ils donnent le change au peuple avec des débats fantoches, mais une crise aussi dramatique que celle traversée par les agriculteurs français met la vérité à nue : la Souveraineté Nationale s’en est allée, car elle n’est plus.

Les agriculteurs sacrifiés sur l’autel des bénéfices du désinvestissement industriel n’ont plus qu’à accepter le sort qui leur est réservé : crever pour ne pas avoir su être «compétitifs» à temps. Les élus de la Nation s’en balancent au bout de leurs indemnités parlementaires.

«Contractualisez !», dit-on aux agriculteurs français. La contractualisation serait la panacée de la revalorisation des prix payés aux producteurs. Mais aujourd’hui, les éleveurs font ce constat : les accords du 17 juin 2015 qui devaient voir les prix remonter de 5 centimes par catégorie chaque semaine ne sont pas tenus. Les industriels maîtrisent l’art de se défausser à leur avantage des engagements qu’ils semblent prendre.

La grogne des agriculteurs n’est pas éteinte, car les prix sont toujours trop faibles. A Saint-Lô cette semaine, les représentants des syndicats agricoles déclarent à la presse locale (l’Agriculteur normand) : «L’objectif de la manifestation est de mettre la pression sur le gouvernement, qu’il y ait des mesures qui soient prises, qu’on arrête de nous faire des effets d’annonces, de nous dire que les prix du lait seront fixés à 34 centimes fin juillet. C’est complètement faux, alors qu’aujourd’hui 90% des entreprises laitières ont annoncé ne pas pouvoir payer ce prix avant le second trimestre 2016».

Mais que peut le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll qui déclare à France 2 : «Le secteur agricole connaît une triple crise (…) On est dans un secteur en déclin depuis 2003 et notre mission aujourd’hui est de tenir les deux bouts de la chaîne : soutenir les producteurs d’un côté et l’appareil industriel qui doit faire face à une féroce concurrence européenne de l’autre» ? Stéphane Le Foll est comme tous les autres politiques français : il joue la comédie d’un pouvoir qu’il n’a pas. Et devant la crise, il fait l’aveu de son impuissance.

L’agonie des agriculteurs révèle au Français qu’il n’ont plus d’autre choix que de reprendre leur destin en main s’ils veulent conserver une chance de survivre aux destructions sciemment organisées sous le couvert du rêve européen, devenu en réalité la supercherie et le cauchemar de l’Union Européenne.

Déjà 5 remarques sur cet article

  1. zelectron dit :

    l’obligation de coopérative (sur le modèle kolkhozes de l’ex-URSS) et le monopole du Crédit Agricole ont fini de jouer leur rôle de destruction de la paysannerie française, bravo !

  2. JpB dit :

    Ben oui, finances, économie, souveraineté…. sont maintenant détenues par les technocrates de Bruxelles.

    Une Europe qu’il faut réformer ou quitter d’urgence !

  3. daniel pilotte dit :

    Je SOUTIENS la PAYSANNERIE FRANÇAISE contre l’OMERTA de la bureaucratie technocratique de BRUXELLES.

    • zelectron dit :

      L’EUROPE n’a rien à voir là dedans : la confiscation du fruit du travail des travailleurs-citoyens par la nébuleuse tentaculaire des 10 MILLIONS « fonct/assimil/territor/sécu/exnational/burétud/assoces/comithéodul/zélus&assistants . . .dont 2 millions ne servent à RIEN  » décourage ceux qui aimerait entreprendre ou poursuivre ! Pourquoi risquer sa peine et sa sueur, sans oublier ses économies ou des emprunts pour être dépouillé par un monstre qui se cache derrière des étiquettes de gôche du genre pas vu, pas pris, on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs, la fin justifie les moyens, les lendemains qui chantent, à chacun selon ses moyens, selon ses besoins, le centralisme démocratique et autres slogans tordus, sentant la trahison des mots à chaque phrase ! Pourquoi en France n’a-t-on pas interdit le parti communiste et ses avatars (une coopérative = un kolkhoze !) comme ça l’a été en Allemagne pendant 4 décennies ?

  4. Bluesun dit :

    30 ans que les agriculteurs (et pêcheurs dont on ne parle plus) font grève parce que rien ne va plus.

    C’est sciemment que décennies après décennies, que l’on procède à l’effacement de notre agriculture.

    (De nos vaches aussi, parce qu’elles pètent).

    Info du 10/10/2013 : 485 suicides chez les agriculteurs depuis 2009.

    2011 = 800 suicides chez les agriculteurs.

    Info BFM TV du 3 mars 2013 = 400 suicides d’agriculteurs par an.

    Mais quand les politiques restent sourds et aveugles aux bruits de la rue, aux mal être des citoyens….

    Quand l’espoir ne fait plus vivre, parce qu’il n’y est plus, il ne reste plus que la mort pour sauver une vie de souffrance, ou éviter de mourir de froid l’hiver sous des cartons de fortune.

    Nous en sommes aux lendemains qui devaient chanter, que nous avait promis Mitterrand.

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