Emmanuel et Manuel : A droite toutes !

Rédigé par 4VinsDivers le 31 août 2015.

manuel_valls_ps Parti socialiste
Photo : Parti socialiste

Pour sa rentrée politique, le ministre de l’Économie Emmanuel Macron négligeait ses co-religionaires du PS, pour flirter avec le Medef : à pleine voix il dénonce la «fausse idée» selon laquelle «la France pourrait aller mieux en travaillant moins». Ainsi, les 35 heures sont dans la ligne de mire du jeune coq. On ne fait pas d’omelette sans casser quelques oeufs.

Manuel Valls a bien tenté de sauver les apparences en lui répondant : «Les petites phrases font mal à la vie publique», mais n’en pense pas moins. Une preuve supplémentaire s’il en manquait, que le PS n’est plus qu’une coquille vide, où tous les carriérismes se retrouvent mêlés, sans autre cohérence que le liant fangeux de la politique business.

La droite molle, qui pense comme la gauche d’autrefois, a proposé d’offrir «l’asile politique» au locataire de Bercy, saluant un «garçon manifestement intelligent», selon Darmanin. «Y a pas à dire, la ligne économique est claire et crédible…» se moque Karoutchi.

Au demeurant, la petite phrase d’Emmanuel Macron est lourde de sens. Une pique sans équivoque contre les 35 heures, réforme symbolique de la «gauche de gouvernement», depuis le vote des lois Aubry entre 1998 et 2000. Malgré ses airs de pucelle effarouchée, Manuel Valls partage la même opinion que son ministre, depuis bien longtemps déjà, puisqu’il suggérait en 2011 de «déverrouiller positivement les 35 heures».

Conscient des remous provoqués chez les Bartolone et autres Cambadélis, Emmanuel Macron tenta une pirouette pour réparer sa gaffe. Ainsi, il confia aux bons soins de l’AFP : «Je ne parlais pas des 35 heures mais du rapport au travail. Il en faut plus, pas moins. C’est le plus beau combat de la gauche, car le travail, c’est le moteur de l’émancipation individuelle». Ne serait-il pas un peu Normand ce ministre, pour nous la jouer façon «p’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non» ?

En réalité, tout le monde aura retenu que le PS n’est plus une «gauche de gouvernement», d’abord parce qu’il n’est plus à gauche, et ensuite parce qu’il ne sait manifestement pas gouverner. Sérieusement, puisque les ministres du PS eux-mêmes n’y croient plus, ne serait-il pas temps d’anticiper le changement de majorité ?

Une grosse dissolution de l’assemblée nationale, plus une petite démission présidentielle pour abréger la souffrance des Français serait passablement une bonne idée pour tout le monde. Faites passer le message.

Déjà 12 remarques sur cet article

  1. PhilZ dit :

    la gauche française ne peut plus exister .. son idéologie a mis le pays à genou car elle est restée au front populaire dans un monde bougeant bien plus et avec bien moins
    Seul un libéralisme modéré peut tirer le pays vers l’avant… et alors la droite est surement bien mieux placée et depuis longtemps mais pour cela il faudrait un état qui ne pense plus PS ( enseignants; syndicats; magistrats et autres fonctionnaires) et des médias qui soient enfin libres et plus attachés eux aussi au PS
    des médias dont le seul rôle est de mettre des batons dans les jambes de tous ceux qui ne pensent pas comme la gauche tout en manipulant et formatant les esprits
    que de temps perdu !

  2. Bluesun dit :

    Macron dit la vérité, et le PS lui demande de tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de parler.

    35h, depuis le début ; c’est une cata.
    Payés d’abord 39h pour mieux faire passer la pilule, et faire croire à la baisse du chômage.

    Le chômage ne cesse d’augmenter, malgré les radiations faciles, et l’embauche ne se fait pas, puisque les patrons croulent sous le poids des charges salariales.

    Au passage, la baisse des charges salariales, c’est comme la belle arlésienne tout le monde en parle depuis les années 1990, et tout comme soeur Anne devant sa fenêtre, personne ne voit rien venir.

    Macron, est en formation à l’école de la vie politique, le poulain sera t-il prêt en fin de « programmation » pour 2017.?
    La gauche veille aux grains. Il leur faut un espoir.

    Pauvre Valls, qui n’a pas compris que ce ne sont pas les petites phrases qui font mal à la vie publique.

    Ce qui fait mal à la vie publique, c’est tout bonnement le travail des politiques UMPS effectué depuis 30 ans.
    Et les 35h, du travailler moins, pour gagner plus (puis beaucoup moins) ; est un grand mal pour la vie des employés,et à la vie active du pays.

    En interdisant la parole, en interdisant la pensée, la communication, nos politiques s’imaginent que toute la nullité de leur travail sera couleur cristal….

    • Bidule dit :

      « puisque les patrons croulent sous le poids des charges salariales »

      Les charges salariales sont cotisées par les salariés…pas par les patrons, qui eux se chargent des charges patronales.

      Avant de causer, il faut savoir de quoi l’on cause…

      • Machin dit :

        Ha ha ha …. incommensurable connerie du petit Bidule ! Les charges salariales ne sont que de nom puisque comme les patronales elles sont payées par l’employeur !

        • Bidule dit :

          Et bien non, tu as beau faire le malin, il va être temps de réfléchir avant de l’ouvrir.

          Il s’agit de cotisations prélevées sur le salaire brut des salariés, pour l’assurance maladie, CSG, etc…

          Ca conchie les gauchistes mais c’est pas foutu de comprendre une fiche de paye…

          Décidément.

          • Machin dit :

            Tu t’enfonces mon petit Bidule !

            C’est la boite qui paye sur ses profits à la fois les charges patronales et les salariales. Le fric ne sort nullement de la poche du salarié mais de l’entreprise.
            Le terme salarial est juste pour faire croire à une contribution des salariés….Donc pour gogos endoctrinés.

            Et y a que les gogos comme toi, style fonctionnaire de retour de ses longues vacances scolaires, pour croire à la légende !

            Belle demonstration de l’inaptitude des gochos à comprendre ni l’économie ni les entreprises !

          • Thevenet dit :

            Bien rappelé Machin !

            Quant à l’ignorance crasse des gouvernants socialos fonctionnaires-technocrates-politicards à vie sur le monde de l’entreprise, Jpb en fait un excellent rappel:

            http://24heuresactu.com/2015/09/02/social-totalitarisme-le-diktat-des-fonctionnaires-endoctrines/

          • Bidule dit :

            Nawak, t’es pété de la cafetière toi.

            Autant dire que c’est le patron qui paye la baraque, la bouffe de la semaine, les vêtements et le restau du soir de ses salariés.

            Allez, un peu de sérieux.

          • Machin dit :

            Ben si mon petit Bidule…..Encore un effort et tu vas peut etre comprendre ! Garde espoir.Quoique dans ton cas de fonctionnaire-gocho…..

  3. daniel pilotte dit :

    VALLS il sue le pore, un sanguinaire qui gesticule toujours en contradiction ou en reculade devant les ennemis de la FRANCE.

  4. Bluesun dit :

    @ Bidule

    Peu importe le nom que l’on donnne, ça ne change rien de la cause à l’effet.

    Les charges sur un employé son trop lourdes, de ce fait l’embauche ne se fait pas.

    De plus depuis les années 1990, qu’on en parle….!!!!!!

    Paroles, paroles…..

    Nos usines depuis 1982 jouent les valseuses via l’Europe et hors Europe, quand d’autres ferment pour cause de dépôt de bilan.
    Quand d’autres encore jouent à attrape moi, si tu peux.

    Le chômage est sans cesse en augmentation, chacun dit le combattre, mais comment le combattre quand justement tout a été fait pour qu’il y ait chômage ?

    Pour seule évolution être travailleur pauvre ou SDF.
    Ou sans dents.

    Pas pour s’amuser que Coluche à créé en 1985 son premier restau du coeur (du provisoire disait-il alors)..

    Alors inutile de jouer avec les mots….
    Le résultat seul compte….et il se compte en chômeurs.

    1992 = 900.000 chômeurs….

    Ca faisait saliver….

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