«- On se télescope et on s’invite en Syrie ?»

Rédigé par Louis Blase le 04 octobre 2015.

«- Ok, ça roule !» Un tel dialogue pourrait être facilement imaginé entre Poutine, Obama, Hollande, Netanyahu et d’autres nababs, tant le nombre d’avions de nationalités diverses et variées s’invitent sans y avoir été conviés dans le ciel de la Syrie. Quelques confusions sont à craindre. Notre analyse à chaud :

Il y aurait une coordination russo-américaine ? Certes, il se sont rencontrés, mais pour constater la divergence convergente de leurs objectifs stratégiques. Les Russes soutiennent Bachar al-Assad, tandis que les Américains travaillent depuis le début du conflit qu’ils sont déclenché à l’évincer du pouvoir. La convergence se fait sur les moyens bombardiers d’y parvenir. C’est déjà un commencement, alors bombardons toujours, nous verrons bien ce qu’il en restera après.

Il y aurait quelques malentendus sur les cibles ? La subtilité franco-siono-américaine, qui consiste à choisir de bons terroristes dans la nébuleuse d’Al-Qaïda, rencontre l’arithmétique russe qui les dénombre sans classification. Dès lors, des armes livrées par Laurent Fabius pourraient avoir été détruites. Notre ministre des affaires étrangères déclare qu’il «faudrait vérifier quels étaient les objectifs des avions russes», laissant supposer qu’il a une certaine idée de l’endroit où il a effectué ses livraisons.

Nous entendons nous bien sur les maux ? François Hollande s’en mêle et déclare : «C’est Daech qu’il faut viser et pas d’autres», quand Poutine vise «les terroristes opposés au pouvoir politique légitime en Syrie». Remarquons que les russes et les iraniens sont les seuls invités officiels du régime. Poutine ne cesse de rappeler que ce n’est pas aux occidentaux de décider à la place du peuple syrien qui doit diriger la Syrie, ce sur quoi il aurait sans doute raison. Manuel Valls n’étant pas objectif dans ce conflit, il est difficile de retenir ses déclarations orientées dans un débat de ce niveau, nous les tairons donc.

Vers une offensive terrestre d’une coalition pro-Assad ? C’est là où l’OTAN est piégé, car les seules troupes au sol diplomatiquement acceptables sont celles de Bachar al-Assad, éventuellement appuyé par l’Iran. Les américains l’ont compris et déclenchent une offensive médiatique massive, piégés dans leur propre jeu trouble de manipulation des groupes terroristes. Tout de suite, le prochain bombardement.

Déjà une remarque sur cet article

  1. Assatsi dit :

    Lol, la politique c’est vraiment un jeu, mais c’est dangereux si on ne la joue pas bien!

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