Jacques Hallali, le triste Messie du Salut mondialiste

Rédigé par 1000itant le 07 octobre 2015.

Jacques Hallali est une sorte de Messie qui promet l’Enfer si le bon peuple plongé dans la misère ne saisit pas sa planche de Salut mondialiste. Il nous avait déjà fait le coup en 1992 avec le traité de Maastricht, puis en 1996 avec la monnaie unique. Il récidive aujourd’hui pour faire accepter le gouvernement planétaire de l’oligarchie financière, en deux mots : le racket ou le chaos.

En 1996, dans l’émission télévisée «Polémiques animée par Michèle Cottat sur France2, Jacques Hallali acoquiné à Simone Veil affrontait deux opposants à la monnaie unique, Marie-France Garaud et Jean-Pierre Chevènement. Ses arguments étaient simples : 1) la peur de l’Enfer allemand 2) c’est inéluctable et 3) l’espérance du Paradis monétaire.

1) L’Enfer : la peur de l’occupation allemande. Il déclarait : «Soit nous aurons une Europe allemande parce que nous n’aurons pas une monnaie unique et la monnaie unique sera le Mark, et la France deviendra irréversiblement une colonie allemande, soit nous faisons une monnaie unique et la monnaie unique ne sera pas la Mark.

2) C’est inéluctable. Il poursuivait : «On ne peut pas empêcher le fait historiquement évident et géographiquement inévitable que nous avons 90 millions d’allemands à notre frontière».

3) Le Paradis du feint père Hallali, la monnaie unique sinon la catastrophe : «Si nous ne réglons pas ces problèmes, ils ne feront que s’aggraver (…) En revanche quand Maastricht sera appliqué, il produira ses effets, la croissance et l’emploi seront relancés». (il s’est passé exactement le contraire, c’est à dire la croissance zéro et l’accélération du chômage. Soit le Messie avait menti, soit il s’était trompé, mais le résultat est le même : l’Enfer pour tous. ndlr).

La dialectique est simple mais imparable, calquée sur le modèle biblique des fins dernières de l’Homme : l’Enfer ou le Paradis. Pourtant le Paradis promis en 1992 et 1996 se révèle en 2015 être un Enfer : Destruction et disparition de l’outil industriel français, accélération exponentielle du chômage et de la pauvreté, guerres et massacres planétaires pour le contrôle des matières premières, explosion des fondamentalismes, migrations de masse et guerres civiles en perspective, partout en Europe.

Pourtant, cela n’empêche pas le père Hallali de reproduire exactement la même dialectique pour justifier la progression de Son racket mondialisé. En effet, Jacques Hallali est passé à l’étape suivante : la perspective d’un gouvernement mondial de l’oligarchie financière, mais l’argument est le même : l’Enfer ou le Paradis.

En 2012 il déclare pour LH Forrum :

1) L’Enfer : «Ce qui a changé c’est la prise de conscience que que la situation est précaire pour tout le monde. (…) si cette mondialisation ne se construit pas sur une règle de droit, et si possible une règle de droit démocratique, alors cette mondialisation conduira au chaos.» déclare le Messie du gouvernement mondial.

2) C’est inéluctable : «L’économie est définitivement mondiale, et il y a de plus en plus une prise de conscience de ce que cette mondialisation qui est en marche depuis maintenant 3000 ans, est inarrêtable et nécessaire.»

3) La promesse d’une terre promise : «Donc, la tendance lourde, c’est la prise de conscience de l’interdépendance (…) l’évolution c’est de transférer à l’échelle mondiale cette prise de conscience d’une solidarité nécessaire qui a commencé à surgir au niveau de chaque nation.»

Qui peut encore croire le diseur de bonne aventure Jacques Attali ? La catastrophe de sa gouvernance est sous nos yeux : le chaos partout en Europe et dans le monde. En revanche ce qui est nouveau, c’est la disparition des souverainetés populaires, associée au racket des peuples à l’échelle mondiale par une oligarchie financière ultra-minoritaire.

Non, face à l’inéluctable chaos fondé sur l’enchaînement des peuples à une banque mondialisée, nous affirmons «le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes».

Le coût écologique et humain d’un gouvernement mondial est exorbitant. Nous n’en voulons pas. Maastricht fut une erreur, nous voulons la réparer, pas l’aggraver. Nous devons coûte que coûte revenir à des économies locales si nous voulons éviter le chaos promis par le père Hallali. Debout les nations !

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