Pontmain : le cinéma céleste avant le cinéma

Rédigé par Philippe Lesage le 20 janvier 2016.

Mardi 17 janvier 1871 : dans le ciel étoilé de Pontmain (Mayenne 53), un film sur grand écran est joué pour sept spectateurs seulement, sept enfants dont quatre seront officiellement reconnus «voyants» par les autorités ecclésiastiques. A ce moment là, le cinéma n’est pas encore inventé, il est en gestation dans les cerveaux de quelques rêveurs qui essayent d’animer des images, Marie le fait avant eux.

En effet, dans cette nuit de l’hiver 1870-71, Marie la mère de Jésus anticipe sur le «kinétoscope» : dans une scénographie dont nous possédons la description précise grâce au témoignage de Joseph Barbedette, Marie est en même temps, la scénariste, l’actrice principale et la projectionniste d’une scénographie «projetée» sur le ciel pendant trois heures sans discontinuité. Pour une description précise des faits, nous renvoyons le lecteur aux excellents ouvrages historiques du père René Laurentin.

Aujourd’hui, quand le voyageur visite la basilique de Pontmain, il passe devant une statue de la Vierge Marie sur laquelle est posée cette plaque : «ici, le ciel s’est ouvert le 17 janvier 1871». L’homme prétendument rationnel du 21ème siècle ne veut pas croire à ces «histoires de bonnes femmes», ou à ces «superstitions» qu’il désigne comme des «phénomènes» qui perdront un jour leur mystère sous l’éclairage de l’intelligence humaine.

Mais si nous abordons les témoignages de l’époque avec l’oeuil du journaliste, nous ne pouvons pas manquer d’être retenus par quelques faits troublants : Parmi les enfants «voyants», il y a une fillette de deux ans. Une enfant de deux ans, qui sait à peine parler, ment-elle lorsqu’elle désigne par des signes de bras et des balbutiements la scène inhabituelle qui se joue dans le ciel de Pontmain ? Une hallucination collective aurait-elle pu durer trois heures ? Etc…

Que s’est-il donc passé ? «C’était le 17 janvier 1871, alors que la France de Napoléon III était vaincue par la Prusse, pendant 3 heures, Eugène et Joseph Barbedette, Françoise Richer, Jeanne-Marie Lebossé, plus trois autres enfants, vont contempler la «Belle Dame» vêtue d’une robe bleue parsemée d’étoiles, avec un voile noir sur la tête et une couronne d’or avec un liseré rouge, aux pieds des chaussons bleus avec une boucle d’or. Elle tend les mains en avant et sourit aux enfants. Elle apparaît dans un ovale, surmonté par trois grosses étoiles formant un triangle lumineux en plein ciel. Une concentration de petites étoiles se forme sous les pieds de la belle dame. L’une d’elle s’animera pour se déplacer vers le haut».

Ainsi, ‘un scénario d’une complexité telle que de jeunes esprits l’auraient difficilement imaginé, est joué pour les enfants. Ils le décrivent au fur et à mesure de son déroulement. Tout à la fin de la scénographie, deux petites croix blanches apparaissent sur les épaules de la belle dame. Au cours de la prière du soir qui va suivre avec les villageois de Pontmain, un voile blanc parti d’en bas monte lentement devant celle qui sera reconnue comme la Sainte Vierge. Puis tout disparaît. «C’est tout fini» diront les enfants, après ces trois heures intenses.

Mais le message de Marie à Pontmain, écrit de main divine en lettres d’or sur l’écran blanc déroulé au dessus de la grange des Barbedettes, demeure plus que jamais vivant comme un appel pressant aux Français de France et d’ailleurs :

«MAIS PRIEZ MES ENFANTS DIEU VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS ● MON FILS SE LAISSE TOUCHER»

Déjà 3 remarques sur cet article

  1. Bidule dit :

    Le sang du Christ fait des ravages.

  2. Muriel dit :

    Bravo à Sarko qui une fois de plus retourne sa veste en annonçant maintenant dans son bouquin, qu’il ne veut plus revenir sur le mariage gay ! !

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