Avant d’être des politiques, les «Manus» sont les sous-marins d’un lobby

Rédigé par 4vinsDivers le 11 avril 2016.

Emmanuel Macron s’est mis «en marche», car son lobby d’affaires apatride a appuyé sur son bouton «On/Off». Entré au cabinet de François Hollande en 2012 comme conseillé en finance internationale, et selon les mauvaises langues pour servir au gouvernement les intérêts de la finance internationale, le sémillant blondin incarne de mieux en mieux «l’ennemi invisible», mais de plus en plus visible, du chef de l’État.

Mais cachez donc cette plume d’Attali que je ne saurais lire. Dès l’annonce de ses «vingt chantiers pour la France», dont le style énuméré rappelle franchement l’ex-conseiller de François Mitterrand, Emmanuel Macron passe le relai médiatique à, surprise, Jacques Attali son menteur, pardon, son mentor. Le journal de la collaboration avec l’ennemi, puisque la finance internationale est l’ennemi du Président de la République, l’Express donc, s’empresse de relayer les «très bonnes idées» du ministre de l’économie. D’où nous pouvons conclure que Jacques Attali a écrit le programme d’Emmanuel Macron à sa place.

Prenant exemple sur l’autre Manu-ministre Manuel Valls, et feu Christiane Taubira, Emmanuel Macron a abandonné son poste, c’est inadmissible, le temps de se faire mousser à Amiens, son «chez lui». Attali lui a offert un parterre de 350 personnes hors journalistes, pour une rencontre avec des citoyens au dessus de tout soupçon. BFMTV avait en charge de diffuser la propagande en continu, appuyée pour l’occasion par une nouvelle forme de sondage, le «sondage miracle», car il y a dans l’apparition instantanée «d’opinions très favorables» quelque chose de surnaturel.

De source sûre donc, «pour la prochaine élection présidentielle Emmanuel Macron est le candidat de gauche le plus désiré des électeurs français » (48 % d’opinions favorables), très au dessus de Nicolas Hulot (44%), de Manuel Valls (42%), de Martine Aubry (le sondeur a oublié la question relative au maire de Lille), et bien entendu au dessus du recordman de l’impopularité toutes catégories François Hollande (20%) désormais hors compétition. Miraculeux, non ?

Ainsi, le banquier d’affaire Emmanuel Macron optimise son investissement électoral en s’affichant, non pas «ni de droite, ni de gauche», ce qui aurait été assez banal, mais, et c’est beaucoup plus subtile : «en même temps à gauche, au centre et à droite». Très très fort : une triple pénétration électorale en quelques sortes ! Et en plus, le racolage est gratis, car des «financements privés» assurent. Y aurait-il des macros derrière Macron ? Pas très rassurant tout ça !

Ce faisant, Emmanuel Macron ne se rend même pas compte du mépris avec lequel il prétend acheter sa place dans la vie démocratique, notion qui lui semble totalement étrangère, ce qu’il confirme lui-même en déclarant : «Je suis d’un gouvernement de gauche et je l’assume totalement avec les valeurs auxquelles je crois et ce qui me caractérise. Mais je veux travailler avec des gens qui se sentent aujourd’hui de droite aussi». Autrement dit, il s’assoit sur le suffrage universel de 2012 qui avait validé une politique de gauche, et fait ce qu’il lui plait. Peut-être, mais pas dans un gouvernement !

En conclusion, nous observons attristés qu’Attali revient à la manœuvre par Macron interposé et prétend «reconstruire la France», lui qui ne cesse de la détruire depuis sa première infiltration au cabinet de François Mitterrand. Jacques Attali n’est-il pas celui qui a menti dans le dos de François Mitterrand en «oubliant volontairement d’écrire l’article qui permet de sortir du traité de Maastricht, pour que ce soit plus difficile, voire impossible» ? Il y aurait maintenant un «commando Attali», selon Christophe Barbier dont les propos rasoirs n’ont d’égal que le plumage dont les Français sont victimes au fil des vraies fausses «bonnes idées» de Jacques Attali, qui en réalité ne servent que les intérêts de son lobby bancaire. Qui mettra fin aux nuisances de Jacques Attali ?

Déjà 5 remarques sur cet article

  1. JpB dit :

    Et derrière Attali, y a qui ?
    Georges Soros bien sûr !
    Vive la mondialisation !

  2. Toto dit :

    Comme vous l’écrivez si bien, avec ou sans lapsus, Macron est « conseillé », tandis qu’Attali est « conseiller ».

    Tout cela est effectivement lamentable.

  3. Bluesun dit :

    Depuis peu, nos politiques parlent de « sang neuf », ce sang qui depuis des mois était en formatage bisounours…

    Le nom lancé est Macron, qui dès son arrivée intègre la gauche, alors que tous disent qu’il est de droite. En fait Macron se dit ; ni de gauche, ni de droite, plus facile pour amalgamer la soupe qu’ils nous feront manger lors des élections de 2017. (et après, si les urnes font de nouveau sortir la même clique).

    Depuis les années 1990, tous ces politiques, nous serinent qu’ils n’y a plus ni gauche, ni droite, rien n’y fait les français n’entendent rien.

    Le FN, à juste titre parle alors, depuis autant d’années d’UMPS.

    Ni droite, ni gauche, Bayrou, avait déjà trouvé le truc avec son Modem, mais il est vieillissant, comment alors incarner la nouveauté quand un postérieur s’est trouvé au milieu de rien depuis des années ?

    Macron, jeune et formaté pour nous faire avaler les couleuvres des années 1990. Sans doute remixées pour un nouvel enfumage de  » l’éternel changement ».

    Le festival des classes préparatoires pour Macron a commencé.

    Comment oublier ce jour du 21/12/2015, où Macron, était l’invité de Bourdin sur BFMTV, quand Bourdin lui faisait constater que la SNCF venait de perdre 1.400 emplois?

    Macron répondait que :

    « c’était le jeu de la « destruction-construction »
    (Ce qui laisse à penser que le laisser crever, n’est pas un crime pour un économiste).

    Et c’est cela que la gauche nomme « le sang neuf ».

    Une sorte de transfusion de sang vieux, dans un corps neuf, pour continuer de faire illusion.

  4. Kutin dit :

    Macron n’a pas la barbe. Attali, la barbe !

  5. Daniel Pilotte dit :

    S’il n’y avait que VALLS et MACRON en SOCIALIE HOLLANDE l’ensemble du gouvernement gauchiste à des accointances avec des lobbys.

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