8 mai : Emmanuel Macron est-il passé à confesse ?

Rédigé par philippe Lesage le 13 mai 2016.

Jeanne d’Arc chassait les prostituées de son armée. Elle exigeait la confession en bonne et due forme de sa gente militaire. Emmanuel Macron aura-t-il été à la hauteur des honneurs qu’il rendait à la Pucelle d’Orléans ce 8 mai 2016 ? Sans surprise il oublia de mentionner qu’il n’est point de Jeanne sans «Jhesus et Maria», il n’est point de France sans Son Dieu.

Dans les propos du ministre, la foi absolue et indéfectible de Jeanne en Jésus Son sauveur est remplacée par «son intuition», son martyre christique est remplacé par «sa trajectoire», son œuvre de conversion du peuple de France au Dieu de miséricorde est passée sous le silence des symboles évasifs des maçons parvenus. Macron s’est en définitive comporté comme on pouvait s’y attendre : en imposteur.

Tout sonne faux dans le discours du ministre quand on connaît l’histoire de Jeanne, indissociable de son mariage avec le Christ et avec la France. Jeanne aurait «fendu le système», alors qu’elle a sauvé la France, lui qui la coule avec Jacques Attali. Dans quel camp Emmanuel Macron se situe-t-il ? Lui qui se positionne en héritier des signataires de l’ignoble traité de Troyes (alias Maastricht) qui vend la France à l’Anglais (aujourd’hui aux américains, aux Quataris et aux Chinois).

Macron a dit «ne pas croire» dans l’homme ou la femme providentielle, qu’il se rassure, Jeanne d’Arc non plus, ne croyait pas au roi providentiel, mais elle croyait à la providence divine qui guidait ses pas selon ses voix, au service de la France et des gentil Dauphin. Que retient t-il de l’injustice que Jeanne Combat ? Seulement les récupérations politiciennes des Michelet et Gambetta, lui qui ne se comporte en la circonstance que comme un récupérateur de voix électorales. Pleurons sur Jeanne et sur ceux qui font mentir son souvenir.

Le ministre n’aura raison que sur un point : «Les Français ont besoin de Jeanne d’Arc» ! Oui, les Français ont besoin de retrouver l’élan de Jeanne d’Arc vers le Ciel, de retrouver sa confiance à leur Dieu, Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob, Dieu de Jésus-Christ. Les Français ont besoin de retrouver la gratuité du service politique dont Jeanne fut l’incarnation jusqu’au sacrifice suprême, alors que le jeune et ambitieux ministre avec sa caste d’apparatchiks en est l’exacte antithèse.

Déjà 3 remarques sur cet article

  1. Muriel dit :

    Macron c’est Attali, Attali c’est Soros, le spéculateur véreux mondialiste…..On est très loin d’une quête spirituelle !

  2. Amelion dit :

    Je suis surpris par cet article. Son auteur qualifie M Macron d’une qualité peu qualifiante, l’imposture. Le ministre a interprété, selon sa vision, un épisode de l’histoire de France qui a toujours été interprété par tous les historiens.
    À l’opposé, l’interprétation de l’article est une interprétation qui se rapproche du monde fantastique.
    Jeanne serait une mystique chrétienne ! Elle s’est fait brûler par des catholiques et a combattu des catholiques, qui l’ont sanctifiee quelques siècles plus tard. Une mystique qui combat sa croyance ! Jeanne n’était pas au service de la France puisqu’elle combattait les bourguignons au profit de l’armagnac, on aurait pu qualifier cette guerre comme une guerre civile car l’évêque Cauchon était français, sans aucune discussion possible. Elle était au service du dauphin dans une guerre dynastique, chaque roi voulait la France.
    Toute cette histoire est interprétée depuis des siècles, pour l’embellir et la bonifier.
    Si Macron est un imposteur, cet article l’est aussi. On est dans l’interprétation personnelle, et non l’explication d’une histoire. Le mot imposteur n’est pas justifié, car une interprétation n’est pas une imposture. Mais il ne faut pas interpréter en annihilant les faits ou en les oubliant.

    • Jehan dit :

      Faut-il interpréter l’affirmation par Jeanne elle-même de sa foi en Jésus et Marie ? (foi objectivement affirmée sur sa bannière, sur son anneau, et dans ses réponses scrupuleusement consignées dans les minutes de son procès en sorcellerie).

      Personnellement, je ne pense pas que cet aspect central de la personne de Jeanne s’interprète. La foi de Jeanne est à considérer comme telle, c’est à dire comme l’expression, mystique certes, mais objective de ce qu’elle fut et de ce qu’elle accomplit.

      Transformer la foi de Jeanne en un concept abstrait et interprété est intellectuellement concevable, mais historiquement erroné. On peut comprendre qu’un catholique, comme semble l’être l’auteur de l’article, puisse en être irrité.

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