Les Brigandes : une poésie engagée d’extrême-France

Rédigé par Louis Blase le 23 juin 2016.

Le coup d’essai sera t-il un coup de maître ? Quoi qu’il advienne, les jeunes femmes du groupe musical «les Brigandes» diffusent leurs premières œuvres avec tout ce qu’il faut de provocation et de caractère pour faire réagir à droite, à gauche et au centre. Sont-elles classables à l’une des extrêmes convenues de la presse bobo ? Difficile exercice, car elles inventent une nouvelle façon d’être extrême : l’extrême-France, qui est par nature le contraire de l’extrémisme.

Le style musical pourrait être qualifié de «sixties inspiré», style qui chez les Brigandes est teinté de divers courants rythmiques adaptés aux thèmes politiques des textes. Les mises-en-scènes vidéographiques mélangent un travail de recherche assez poussé, notamment au niveau des costumes, avec toutefois des cadrages souvent approximatifs, traduisant la faiblesse des équipements de prise de vue et la faible assise financière des ces artistes en devenir.

Mais l’essentiel n’est-il pas dans le texte ? aussi ne perdons plus de temps et abordons le fond. Dans un réflexe conditionné, la presse de propagande, par exemple le Point, classe le groupe dans «la Réaction». Mais n’est-il pas naturel après 40 ans de suicide français, d’observer les réactions de quelques âmes françaises bien nées ? Le fait est que ces jeunes femmes multiplient les références à la France éternelle, la France qui dépasse la République, la France parfumée depuis 1500 ans aux Lys de Clovis, la «France notre terre, ce qu’on a fait de toi nous rend si tristes» chantent les Brigandes, qui de plus compréhensible ?

En effet, la France est bien plus que la République, car la République n’est en définitive qu’une manière parmi d’autres d’organiser le gouvernement du pays. Non, la République n’est pas la France, pas plus que la Monarchie serait la France, car la France est bien plus qu’une institution, elle est une âme, une alliance bimillénaire, une âme et une alliance qui saignent sous les coups de poignards qu’elle reçoit dans le dos, depuis que des apprentis sorciers tentent de persuader les Français qu’ils ont tiré la France d’un chapeau de magicien en 1789… «dans la loge des Jacos, dans la loge des Cocos, dans la loge des coquins, la loge des Jacobins, au rite républicain»… chantent les Brigandes dans « la loge des Jacobins», c’est bien cela.

François Hollande n’incarne-t-il pas désormais le crime contre l’enfant Français, qui depuis l’infâme loi Taubira peut-être séparé arbitrairement de son lien charnel avec sa filiation naturelle ? François Hollande n’incarne t-il pas désormais le crime contre la culture Française dont le fondement est la langue, lui qui a prétendu en supprimant l’enseignement du grec et du latin au collège, interdire aux enfants Français de connaître le bonheur de lire Platon, Aristote, Épicure, Sophocle, Théophraste, Démosthène, dans leur langue originale, de lire la Koinè des premiers Chrétiens dans ce qu’elle a de plus pénétrant, de lire la poésie d’Ovide dans son latin le plus lyrique, interdire à nos enfants de pénétrer par eux-mêmes dans l’esprit de Jules César tel qu’il narra lui-même dans son latin militaire la «guerre des Gaules» ? Tous ces bonheurs seraient interdits à nos enfants parce qu’un président inculte et fantoche aurait décidé qu’il ne fallait plus les enseigner à l’école ? Comment ne pas entrer en rébellion ?

Ainsi, sur une musique pop plutôt sympa, le «Comité de salut public» alimente Internet de ses vidéos, qui bien qu’interprétées par des justicières masquées, expriment leurs engagements de manière pleine et entière. On y voit de cinq à sept jeunes femmes, le visage recouvert d’un loup noir, braver les interdits les plus maçonniques de notre société honteuse de tant d’ignominies contre notre Mère-Patrie. «Non, je n’ai pas de mots pour les gauchos Bretons, ou bien ils sont schizos ou alors trop bons»… chantent les Brigandes dans «la rouge v’hermine». Jeunesse passera ? Peut-être, mais personne ne reste pas indifférent devant tant de contre-déréférences.

Déjà 3 remarques sur cet article

  1. pelletier dit :

    Dans l’espace temps, heureuse circonstance qu’elles soient !… abordant des sujets qui détruisent notre identité. P de villiers prophetisait la venue de lucioles, en voici une  » les brigandes « . Sur google, nous avons toutes les preuves de ce qu’elles dénoncent , il n’y a que le grand nombre de formatés pour crier aux mensonges.

  2. Daniel Pilotte dit :

    Exactement enfin de la bonne musique qui fait swinguer dans les chaumières.

  3. quentin70 dit :

    Intéressant:

    […] « Début décembre 2015, Louis-Henri de La Rochefoucauld, critique musical à Tecknikart, est le premier journaliste à aller voir Les Brigandes dans la montagne noire près de Béziers – elles ont quitté les Pyrénées. Il découvre que les chanteuses vivent en vase clos dans une communauté d’une vingtaine de personnes. Il comprend, dès son arrivée, qu’il n’est pas tombé sur une bande de fachos.

    « Deux minutes suffisent pour se rendre compte que ces gens n’ont rien à voir avec l’extrême droite classique ; ils planent ailleurs. »

    Dans son article, il décrit un groupe de jeunes gens menés par un vieux type, « seigneural en peignoir », qui monopolise la parole, capte l’attention et n’en fout pas une. Il le surnomme « le gourou » pour rigoler. Il pense être tombé sur un groupe hippie qui « fait Mai 68 à l’envers ».

    Au même moment, Jérôme Bourbon, directeur de la rédaction du journal d’extrême droite Rivarol, tombe sur une émission de radio postée sur YouTube. Les Brigandes y sont complaisantes « avec une certaine franc-maçonnerie ». Après avoir encensé le groupe, il doute. Ces gens là sont-ils de bons catholiques ? « […]

    http://rue89.nouvelobs.com/2016/09/20/deux-jours-groupe-sectaire-abrite-les-brigandes-265148?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1474362976

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