Novlangue : « l’ultra-gauche » pour sauver l’extrême-gauche

Rédigé par LeRectificator le 27 juin 2016.

Comment sauver l’extrême-gauche quand elle est coupable de violences injustifiables ? La réponse est très simple en démocratie socialiste ultra libertaire : on invente un mot nouveau ! C’est chose faite, Manuel Valls lance «l’ultra-gauche». Ainsi, les Français devront se persuader (méthode Coué) que la gauche n’a rien cassé pendant ces quelques semaines de divagations et de nuits debout, car l’extrême droite étant passée à la remise des mauvaises excuses, c’est la faute à «l’ultra-gauche».

Mais qui sont-ils ? Selon le ministre, les ultra-gauchistes sont «casseurs», et fauteurs de «scènes de guerre civile». On reconnaît l’ultra-gauchiste à sa cagoule, car la cagoule fait partie de sa tenue de travail, étant entendu que le jet de projectiles sur les forces de l’ordre (qui ont reçu l’ordre de ne pas répliquer) est devenu son métier. Parmi les accessoires de l’ultra-gauchistes, ont trouve la grenade incendiaire, car la mise à feu d’une voiture de police est devenue l’image médiatique recherchée par les journalistes convoqués à l’avance sur le lieu du spectacle pyrotechnique.

Autre caractéristique, l’ultra-gauche chasse en meutes, pour preuve, les saccages de magasins et d’un grand hôpital parisien. Ce jeudi au Sénat, le Premier ministre a affirmé qu’il souhaitait mettre un terme à ces débordements de «l’ultra-gauche». Fort de sa communication politique dont il a fait son métier, notre Premier ministre déclare : « J’avais d’ailleurs déjà dit en 2012 que j’étais inquiet sur la montée de cette ultragauche, qui s’en prend aux institutions de la République et qui représente des centaines d’individus ». Décidément, notre ministre est un grand spécialiste de la novlangue adaptative, c’est à dire celle qui précisément, se réinventant au jour le jour pour mentir au peuple, réinvente simultanément le passé.

C’est donc très bien, quand on est Premier ministre, de vouloir dissoudre les groupes de l’ultra-gauche, mais il n’est point nécessaire pour cela de les rebaptiser, car ils ne sont en réalité que gauche radicale devenue la gôche bobo, héritière de la gôche que draine le parti socialiste dans son sillage électoraliste depuis François Mitterrand et Georges Marchais. Nul socialiste n’est désormais à l’abri d’un copain ultra-gauchiste.

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