Indications Géographiques : nouvelle trahison de l’Union Européenne

Rédigé par Louis Blase le 24 juillet 2016.

Sans attendre le TTIP/TAFTA, la commission de Bruxelles sous influence des lobbies mondialistes continue son travail de sape. En effet, la commission veut imposer le démantèlement des appellations d’origine qui garantissent la qualité de notre alimentation, l’ancrent dans nos territoires et la démarque de la malbouffe américaine. C’est pourquoi treize États membres s’opposent à la simplification de la réglementation viticole que l’Union Européenne veut imposer après l’avoir préparée dans le secret.

Il est clair que le projet de simplification de la réglementation de l’Union Européenne affaiblira les produits européens dans la concurrence mondiale, et vise ainsi à préparer l’invasion des produits américains dans nos supermarchés. Rappelons que les principales enseignes françaises, au nombre de quatre seulement, sont déjà mondialisées dans les faits.

Une nouvelle fois, les syndicats agricoles observent le peu de transparence des travaux de la commission. Ainsi, treize États membres (Allemagne, Autriche, Bulgarie, Chypre, Croatie, Espagne, France, Grèce, Hongrie, Italie, Luxembourg, Malte, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Slovaquie et Slovénie), alertés par leurs organisations de producteurs, ont exprimé par écrit leurs inquiétudes aux fonctionnaires hors sol de Bruxelles. On finit par se demander quel nouveau coup tordu ils préparent encore dans leurs bureaux moquettés ?

Le commissaire européen à l’agriculture Phil Hogan, s’était voulu rassurant en mars 2016, ne semblant pas pressé d’aboutir sur le sujet de l’étiquetage des produits. Mais dans tous les secteurs de l’alimentation, dont les produits laitiers, la viande et les vins, la bonne information du consommateur, se révèle de plus en plus préoccupante dans l’espace européen. C’est pourquoi le mauvais prétexte de la «simplification des étiquetages» avancé par Bruxelles, certes très technique, est en réalité destiné à transformer les consommateurs en aveugles et les producteurs en victimes des contre-façons. Il est donc assez cohérent que ce projet rencontre la vive désapprobation des producteurs agricoles européens.

Même avec la réglementation actuelle, les malversations des distributeurs sont déjà légion, entre les «viandes de nulle-part» importées du Brésil et les produits frais «origine France et Belgique» directement importés du Maghreb, tromperies aux clients couramment épinglées par les jeunes agriculteurs et la DGCCRF. Qu’en sera t-il demain si nous laissons l’Union Européenne détruire les règles d’information du consommateur ?

A quand la prochaine trahison de l’Union Européenne ?

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. Gérard dit :

    Sur les bouteilles de vin, ils verraient bien mentionner uniquement « VIN ». Histoire de distinguer des autres bouteilles ou serait marqué « EAU ». Le consommateur mondialisé étant évidemment beaucoup trop stupide pour comprendre ou essayer de comprendre ce que veut dire « Château Margaux », 1er grand cru classé, « Appellation Margaux contrôlée » et distinguer de « Vin des cochers 12° ».

  2. Daniel Pilotte dit :

    Encore un enfumage grotesque qui se caractérise par des magouilles les perdants les peuples européens comme d’habitude.

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