Un film peut-il faire recette parce qu’il est blasphématoire ?

Rédigé par Louis Blase le 05 novembre 2016.

Les films discrètement blasphématoires ne sont pas une nouveauté. Ceux qui ont un peu de culture biblique reconnaissent assez facilement dans le « Da Vinci Code » le mensonge d’un Jésus marié, dans les « Blues brothers » et même dans les derniers « James Bond », des expressions morbides des 4 vivants de l’Apocalypse ou des parodies inconvenantes de la relation filiale de Jésus à Marie, et qui vont déjà bien au delà d’un humour parfois sympathique qu’on rencontre dans certaines comédies, comme par exemple le pape funambule du dernier de la série des « Panthère rose » et de son inénarrable inspecteur Clouzot.

Mais avec le « young pope », le cinéma à fric franchit une nouvelle étape dans le blasphème commercial en représentant un contre-pape volontairement choquant, calculé pour faire jaser, créer artificiellement l’évènement médiatique, et vendre. Et cela c’est encore plus choquant que le contenu du film lui-même. De surcroît, le réalisateur utilise le procédé devenu classique de la désacralisation dénoncé par Eric Zemmour dans son « suicide français » : la dérision. La dérision est corrosive, elle détruit lentement mais sûrement. Ce film est un film d’auto-destruction, il vaut mieux le savoir avant.

On ne soulignera jamais assez la lâcheté de ces accusateurs publics qui s’en prennent à l’agneau, qui mettent leur intelligence indéniable au service de leur porte-monnaie plutôt qu’au service de leurs convictions, qui doivent se réduire à pas grand chose quand on en a fait le tour, et de ce fait ne risqueront jamais une rafale de mitraillette islamique. L’équipe de ce nouveau produit aurait été certainement plus inspirée de s’essayer à une élévation des âmes, plutôt qu’à un étalage d’insultes gratuites et sans risque.

Cette nouvelle série tourne en réalité à une devanture de clichés sans véritable intérêt, même pas celui de distraire. Finalement, Pietro Sarentino le réalisateur et Jude Law le « young pope » se révèlent en cette occasion tels qu’ils sont : des petites bites. Sergio Leone, ce géant du cinéma, aimait à dire « quand je pense à la génération des femmes comme ma mère qui ont traversé les privations de la guerre, je chiale à regarder vivre mes contemporains : nous vivons une époque sans couilles ». C’est bien cela.

Comme d’habitude, il y aura les fameux pseudo-intellectuels très chers à Najat Vallaud-Belkacem pour s’extasier sur l’incroyable intelligence de cette nouvelle série, il y aura les bobos convenus pour souligner la qualité des images et des dialogues, et les propagandistes du système pour relayer « l’archaïsme du Pape » auprès des milliards de Catholiques à travers le monde. Bref tout ce qu’il faut pour retirer à l’Homme ce qui lui reste encore de dignité dans notre monde aspiré par le vide commercial des mauvais diseurs de conne aventure, un films sans grand intérêt, pas même celui d’exister.

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. zelectron dit :

    depuis que Charlie s’est TOUT permis, dire et écrire n’importe quoi et ce, adoubé par 1 million de personnes, cela forme jurisprudence et par conséquent l’anti-islamisme non seulement n’est pas condamnable mais plutôt chaudement recommandé voire obligatoire, du genre uriner sur le coran !

  2. Bluesun dit :

    Ca fait 35 ans que nous sommes dans le « jeu de la destruction-construction » (comme le dit si bien Macron).

    Détruire tout ce qui était, de l’éducation, la famille, le pays FRANCE et sa religion, pour voir arriver l’islam et ses coutumes et religion qui font lois. Doucement l’occident s’efface pour faire place à l’orient avec la grande acceptation de nos politiques. (sauf le FN seul parti à prôner LA FRANCE).

    Oui, nouveau monde sans testicules, remplacés par de la gesticulation à vent parce que contrôlé par Bruxelles.

    Et comme être dans le vent c’est avoir un destin de feuille morte, le constat est que ; au bout de 35 années de « changement » la France est moribonde.

    « Najat Vallaud-Belkacem pour s’extasier sur l’incroyable intelligence de cette nouvelle série »,
    cette musulmane est à l’éducation nationale, quand le constat est que son travail consiste à l’effacement de l’histoire de France, et à faire que le niveau de nos écoles est à la volonté d’une chute spectaculaire.

    Tout est bon pour faire feu sur la religion catholique, mais qui la fait respecter ?
    Qui ose tirer à la kalach, pour la faire respecter ?

    « Destruction de tout, pour la construction du nouveau quoi ? »

    Sans doute bientôt la réponse, mais ne se dessine t-il pas déjà depuis 35 années de changement le nouveau quoi ?

    Macron, nouvelle ponte du jour, est déjà soutenu par les idées que l’on lui souffle aux fesses, travail d’un sang neuf cherché, et sang neuf trouvé pour continuer le travail commencé par ses aînés, ainsi les vieux croûtons peuvent se retirer avec la notion d’un certain devoir accompli.

    Mais qui est derrière Macron, qu’elle force le pousse ainsi ?
    Qu’elle volonté aussi forte de destruction pour mettre un jeune poussin sur les rails des éléphants ?

    Eléphants de mer qui ont œuvré à la perte du pays et qui vont se perdre eux mêmes dans leur propre mélasse savamment pondue.

    Petit monde sans testicules, et dont la jeunesse va s’imaginer les trouver dans un Macron. Il est vrai qu’il doit alors porter toutes les testicules de qui le pousse en avant de la scène mais qui eux ne se montrent pas.

    Nous avions un beau pays, libre et fier, nous avions le plein emploi et la joie de vivre qui allait avec.
    Mais devenu très ringard que de dire que c’était mieux avant.
    Pourtant quand nous avions un DE GAULLE avec testicules à la tête du pays FRANCE, c’est bien là, que la FRANCE avait retrouvé ses couleurs.

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