Valls : cet encombrant Premier ministre aux rêves chimériques

Rédigé par notre équipe le 15 novembre 2016.

Qu’est-ce qui fait marcher les hommes politiques ? A voir le nombre de candidats à droite et à gauche qui se pressent aux primaires, il s’agit sans nul doute de la Présidence de la République. Et la victoire de François Hollande en 2012 a été dévastatrice : même les plus mauvais ont leur chance lorsque le contexte s’y prête. Fort de son expérience gouvernementale et de trois années passées à Matignon, Manuel Valls se voit une nouvelle fois comme le mieux placé pour représenter la gauche… Un rêve chimérique dont il ne démord pas.

N’ont-ils toujours pas compris ? Les socialistes sont-ils à ce point imbéciles qu’ils se présentent tous à la primaire en croyant vraiment que le vainqueur sera plébiscité en mai 2017 par des Français ravis de rempiler pour un quinquennat cauchemardesque ? La liste interminable des candidats à la primaire a de quoi faire pleurer. Pour certains, il ne s’agit que d’une candidature de témoignage visant à prouver leur existence sur le microscopique échiquier socialiste. Pour d’autres, le diagnostique est bien plus grave car ils y croient vraiment ! Une ribambelle de caciques dont trois anciens ministres de François Hollande. C’est dire que le chef de l’Etat n’a jamais été chef de rien – pas même de son si cher parti socialiste qu’il a « dirigé » (droit dans le mur avec les défaites de Jospin et de son ex-compagne Royal à la clé) pendant dix ans.

Et voici que maintenant c’est son Premier ministre qui montre plus que jamais des velléités d’émancipation. Après trois années à la tête du Gouvernement, des scandales à répétition, des couacs en tout genre, il a compris qu’être mousse sur le pédalo Hollande ne lui apporterait qu’un naufrage spectaculaire et difficilement surmontable. Et comme un homme politique pense avant tout à sa survie, Manuel Valls passe aujourd’hui l’essentiel de son temps à faire des déclarations devant rassurer sur sa stature d’homme d’Etat, comme si quelques piques lancées à l’encontre de Hollande allaient effacer d’un coup de baguette magique leur bilan commun.

« Le pays attend de la force, j’ai cette force » dixit le Premier ministre qui ne fait que souligner la faiblesse d’un Hollande prompt à récompenser les plus nuls que lui. Un défaut si criant que même la poupée Macron le défie ouvertement et serait au coude-à-coude dans le cas d’un second tour de primaire entre lui et « fraise des bois » (le fameux surnom attribué à Hollande par son ami Fabius qui trône désormais au Conseil constitutionnel par la grâce présidentielle). Manuel Valls fort ? Ses cinq années au Gouvernement démontrent le contraire et le fait de se placer sous la coupe du mou Hollande finit d’achever cette tentative ridicule de se présidentialiser.

Ce même Valls qui songeait il y a un an à rendre son tablier, mais qui a vu son calendrier perso chamboulé par les attentats du 13 novembre 2015. Hors de question de quitter le pouvoir alors que la France sombre dans la crise terroriste, alors Valls garde son uniforme de ministre et se résigne à suivre Hollande jusqu’à la fin de son mandat. Un an plus tard après des huées bien mérités à Nice et des commémorations qui ne peuvent faire oublier que la menace terroriste n’a jamais été aussi grande, Valls a changé d’avis et souhaite échapper à la déroute hollandaise.

Un désir si ardent qu’il serait prêt selon son entourage à s’engager dans la primaire même si Hollande s’y présentait. Le tableau serait caustique avec un président contraint de se défendre sur les ondes de BFM TV contre les attaques de son ancien ministre et de ceux dont Valls a eu la peau (Montebourg, Hamon). Manuel Valls est-il prêt à « tuer le père » ? Les sondages peu glorieux montrent qu’il est à peine moins déprécié que son boulet de président et ses positions éloignées du cœur du Parti socialiste – qu’il rêvait de rebaptiser en 2007 – lui valent tant d’inimitiés qu’il ferait la course à la présidentielle seul. Une solitude qui ne lui a jamais réussi car en 2011 sa folle chevauchée à la primaire socialiste lui avait valu 5,63 % des suffrages. Un magnifique score qui lui avait permis de se classer en avant-dernière position devant le très charismatique Jean-Michel Baylet…

Valls croit-il faire mieux que par le passé ? S’il sera plus compliqué d’être encore plus faible qu’en 2011 auprès des sympathisants socialistes, les Français ont goûté à sa potion amère et lui jetteront à la tête. Valls ne sera pas président tout comme ceux qui osent encore se réclamer d’un Parti socialiste qui n’a mené qu’une œuvre de destruction contre les intérêts de la France et des Français. Seule note d’espoir pour le futur ex-locataire de Matignon, la bonne santé politique d’Alain Jupé. Ancien Premier ministre haï, il est vingt ans plus tard en bonne position pour prendre l’Elysée. Allez Manu, encore un peu de temps, une flopée de compromissions et tu pourras envisager d’espérer, un jour…

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. JpB dit :

    Valls, un petit roquet espagnol au verbe haut mais à l’action nulle .

    Ces socialos sont de vrais guignols….qui ont un peu plus enfoncé la France.

  2. platon dit :

    socialistes !!!!! Valls socialiste dites vous mais faudrait pas nous prendre que pour des cons y’a pas un seul socialiste au PS et pour aller au bout de ma pensée y’a que des arrivistes parvenus aux dents acérées en politique tous partis confondus…..allez soyons naïfs peut être y a t il deux trois exceptions….faut bien rever un peu.

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