Après Macron, le chômage se rappelle au bon souvenir de Hollande

Rédigé par notre équipe le 17 novembre 2016.

Il est temps que la semaine se termine pour Hollande. Notre bon François n’en est pas à sa première semaine difficile depuis qu’il a pris ses quartiers rue du Faubourg Saint-Honoré, mais la double annonce de la candidature de son ex-protégé Emmanuel Macron et la remontée du chômage plombent un peu plus ses espoirs. Encore un mois avant la possible annonce (suicidaire) de sa candidature à la primaire et le cauchemar prendra fin dans quelques mois.

« Il sait ce qu’il me doit ». La petite phrase de François Hollande à l’égard de son futur ex-conseiller et ministre de l’Economie n’était pas passez inaperçue le 14 avril 2016. Après des mois de tragi-comédie, une démission « surprise » et des attaques en règle, Hollande a perdu son ministre préféré et pas mal de soutiens qui préféreront se bercer de nouvelles illusions avec l’ancien banquier d’affaires plutôt qu’avec le pseudo pourfendeur de la finance. Macron n’a pas retenu ce qu’il devait à son cher mentor, mais les Français savent, eux, ce qu’ils doivent au locataire de l’Elysée.

Vainqueur par défaut en 2012, il avait fait la promesse de faire baisser le chômage pour montrer une compétence dont beaucoup doutaient déjà au début de son quinquennat. Le pari n’était pas très risqué avec un taux de chômage au plus haut et une crise économique en lent repli. Force est de constater que malgré tout et surtout malgré les mesures qui resteront dans les livres d’histoire comme le CICE et la libéralisation du transport par autocar, le compte n’y est pas. Les amis du président se sont acharnés à répéter que la situation était finalement plus critique qu’imaginé lors de leur prise de fonction. La ficelle est un peu grosse et pour éviter de dresser un bilan critique, Hollande a botté en touche en déclarant à deux journalistes dans un livre confession (déjà un) qu’il n’avait pas « eu de bol » sur le chômage. La messe est dite, la faute à pas de chance, circulez, il n’y a rien à voir.

10 % de chômage et une gueule de bois

Sauf que les promesses du président se rappellent à lui chaque mois lors de la sortie des chiffres du chômage. Le frémissement de ces derniers mois malgré quelques allers-retours spectaculaires pouvait laisser penser aux plus optimistes qu’une fenêtre de tir s’ouvrait pour le candidat Hollande. Patatras, l’Insee annonce aujourd’hui une hausse du taux de chômage de 0,1 % au cours du troisième trimestre. Un hausse légère, mais très symbolique puisque le taux de chômage en France est désormais de 10 %. Le bilan est implacable malgré les contorsions et manipulations des chiffres. Le remède socialiste n’a toujours pas pris et sauf oubli d’envoi de SMS par SFR, les 30 jours qui séparent Hollande de son annonce à la candidature à la présidentielle ne suffiront pas pour changer la donne.

Pas de bol, hein ! Mais que François Hollande se rassure. Lorsque son nom sera mentionné dans les archives de la politique française, le chômage ne sera qu’un des maux associés à son quinquennat. Il n’aura rien laissé sauf un mariage pour tous et les germes de la marchandisation du corps via l’accès aux mères-porteuses. Un bilan de « gôche » à faire pâlir d’envie le Front Populaire et Jaurès, la référence galvaudée d’un Hollande trop petit pour le costume présidentiel, mais pourtant si boudiné.

En fait, notre président n’a pas eu de chance car il est arrivé au pouvoir trop tard ou trop tôt, c’est selon. Trop tard car il n’a pas pu être porté par l’inertie d’un pays à l’arrêt depuis près de vingt ans. Trop tôt car avec son niveau, il aurait pu paraître comme un chef de l’Etat correct dans cinquante ans au milieu d’une médiocrité ambiante qui ne cesse de croître. Mauvais timing donc pour François qui va devoir se pencher très sérieusement sur sa reconversion pour éviter à son successeur de le compter dans les statistiques du chômage. Mais vu son curriculum vitae, il est probable que d’ici à quelques années, il se recycle à Bruxelles où il continuera de faire le jeu d’une Union européenne moribonde tout en donnant des leçons de morale aux Français. Le pari est lancé !

Déjà 4 remarques sur cet article

  1. Gérard dit :

    Ouais, il n’a pas de bol, le « Président normal ».
    Et nous encore moins, de l’avoir encore pendant 6 mois à l’Elysée après se l’être farci pendant 4 ans et demi. La seule chance qu’on a, c’est d’être passé du septennat au quinquennat. Vous vous rendez compte, s’il fallait encore le voir pendant plus de 2 ans ? De quoi se flinguer (à supposer que les islamistes ne l’aient pas fait avant).

  2. zelectron dit :

    la phrase complète:
    « il sait ce qu’il me doit » sauf en cas de trahison de ma part, de manquement à l’honneur de ma fonction et aux intérêts contraire à la France qu’en paroles je défend mais qu’en actes je pratique tant et plus !

  3. Bluesun dit :

    Mitterrand arrive au pouvoir en 1981, et en 1982 le constat est que nos usines jouent les filles de l’air pour cause de délocalisation via l’Europe.
    Pourtant cette même année, Mitterrand parlait de gagner la bataille de l’emploi.

    1983, le chômage alors en augmentation, et les français prennent peur du lendemain. Nous voyons les premiers SDF crever dans les rues de Paris, et l’habitude du scandale qu’ils provoquent devient au fil du temps un fait divers (d’hiver).

    Déjà, nos politiques sont frappés par la maladie du mal entendant, et du mal voyant.

    1985 voit l’augmentation du chômage, et on annonce alors 800.000 chômeurs.

    1985, c’est Coluche qui devant la misère des français ouvre alors son premier restau du cœur, du provisoire disait-il alors, car un pays comme la France impensable d’y mourir de faim. (Nous n’étions pourtant pas encore des sans dents).

    L’Europe et sa destruction est en Marche, et avec le politiquement correct s’y mêle la mondialisation. Nous constatons alors que le drame de la mondialisation est le libre échange.

    1993, Mitterrand dit « contre le chômage, on a tout essayé »

    Il est évident que quand on décide de détruire l’emploi pour faciliter l’échange pour que l’Europe se fasse, on ne peut à la fois faire de l’emploi….

    1992, l’annonce est de 900.000 chômeurs…

    1995, Chirac à son tour parle de gagner la bataille de l’emploi..

    En attendant le retour du plein emploi, c’est la valse de nos usines, ou la fermeture de nos entreprises qui font monter ledit chômage.
    Les travailleurs pauvres, les pauvres, la montée des SDF pour cause de fin de droits et toujours les mêmes politiques…

    Les emplois se perdent à la pelle, et nos politiques de nous promettre le plein emploi.
    L’emploi promesse pour gogos, qui ne comprennent que si l’emploi part ailleurs, il ne reviendra pas. En attendant, nos politiques mensonge après promesse, assure la promesse de tenir au chaud leur postérieur et voir se remplir leurs fouilles, quand ils font de nous des sans dents, des assistés à la gamelle populaire des la multiplications des restau du cœur.

    2007, arrive Sarko, qui à son tour dans son programme parle de vaincre le chômage.

    Puis au tour de Hollande, qui arrive en 2012, lui dit que fin 2013, il mettra le plein emploi, alors qu’au printemps de cette même année nous perdions 1.000 emplois jour.

    Comment ce type, peut dire de telles âneries ????
    Pas besoin de faire l’ENA, pour s’apercevoir qu’avant 1981, nous avions le plein emploi, et que depuis cette date tout est fait pour en arriver au contraire…

    Qui d’ailleurs à pu croire une seule seconde à ces paroles de Franche rigolade, si la situation n’était aussi tragique ?

    Nous devons à présent en être à 7 millions de chômeurs, le reste de nos usines ou entreprises continuent de fermer ou de se délocaliser, et les emplois aidés ou autres radiations n’arrivent pas à faire le miracle qu’Hollande attend, pour rejouer le MOI PRESIDENT.

    Pour cela, il ne fallait pas vendre le pays FRANCE. Ce pays que tous nos umpsbisounours disent pourtant aimer, et qu’ils tuent par petites doses de mensonges en promettant tout comme Mitterrand que les lendemains devaient chanter pour cause de changement.

    Le fameux changement qui consiste à la « destruction-construction ».

    Détruire tout ce qu’un DE GAULLE avait fait de la FRANCE pour en faire tout le contraire. Si c’est cela le boulot de 35 années de tous nos umpsbisounours, ils peuvent dire que le bilan de la destruction est réussi.

    A présent qu’ils ont fait de nous des sans dents, ils en sont à l’âge de la retraite. Mais de quel droit, une poignée de bonhommes peuvent sans aucune contrainte faire clapoter un pays et ses citoyens ?

    Ils ne sont que de passage, mais que de dégâts ils ont fait et vont continuer à faire, puisque le sang neuf est arrivé.

    Comment peut-on dire aimer son pays, et pondre autant de mélasse en étant fier du travail pondu ?

    Dans toutes les existences, on note une date où bifurque la destinée, soit vers une catastrophe, soit vers le succès…

    Qui peut croire au retour à l’emploi ? Qui peut croire au changement ? Nous sommes dedans ledit changement depuis 1981.
    Tous unis pour nous mener dans le mur.
    et en plus nous sommes en guerre…

    Tout ça pour en arriver là !!!!

    35 ans que nous votons pour des arracheurs de dents..et 35 ans que nous jouons à la baballe avec les mêmes, sans comprendre que nous sommes la balle de leurs mensonges.
    Donc de notre perdition.

  4. JpB dit :

    Ce Guignol libidineux a tout foiré, sauf ce qui touche au sexe (mariage gay, Gpa, avortement…) ….et parions qu’il va se représenter.

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