La politique à géométrie variable

Rédigé par notre équipe le 05 mai 2017.

L’omniprésence du politique en raison de la campagne présidentielle puis des législatives a pour effet d’accumuler les déclarations parfois tonitruantes. Les postures deviennent grossières au fil du temps et le citoyen comprend que la vie politique française est régit par un système bancal ou rien n’est permis à la droite (et encore moins au FN), mais où une grande latitude à la gauche. Il faut choisir le bon camp ou y laisser sa peau…

Faire barrage à la haine. Tous unis contre le Front national et Marine Le Pen. Le mot d’ordre est donné depuis le 23 avril à 20 heures et gare à ceux qui ne suivraient pas le diktat de la pensée. Les pires châtiments sont promis aux déviants. Vraiment ? En fait, que l’on soit à droite ou à gauche du spectre politique, les menaces varient beaucoup. Nicolas Dupont-Aignant est rangé dans la catégorie des traîtres. Traître à quoi ? Personne ne le sait, mais traître quand même ! Mélenchon, lui, a droit à un autre traitement. Certes, il n’a pas appelé ses électeurs à voter pour le FN (malgré un programme bien plus proche de celui du FN que d’En Marche), mais il est de gauche !

Le refus de Mélenchon de choisir clairement Macron et d’inciter ses électeurs à en faire de même passe très mal auprès des médias. Ils crient tous à la désertion face au danger frontiste. Les 19 % de Mélenchon sont menacés d’être récupérés par le parti de la haine et cela est insupportable aux tristes figures qui peuplent les couloirs de Radio France et de tous les journaux. Mélenchon a déserté et on ressort judicieusement les vidéos de l’ancien cacique socialiste dans lesquelles il déclarait en 2002 que n’importe quel vote est le bon pour forger une digue contre le FN au deuxième tour. Mélenchon est critiqué, mais pas coulé car le système a toujours besoin de lui pour aspirer autant que possible les électeurs trompés par les airs patriotes donnés à des discours pro-immigrationnistes.

La politique est une question de géométrie. Une géométrie tout à fait variable en fonction des circonstances et des gains que l’on peut espérer. Ainsi, tout le monde a appelé à voter Chirac en 2002. Quinze années plus tard, les roquets d’extrême gauche sont bien moins virulents dans la critique du FN. Un parti qui s’est pourtant « normalisé » et qui combat un Macron bien plus mondialiste et libéral que Chirac. Comment expliquer cette danse au rythme bien difficile à suivre ?

Escroqueries de la non-pensée

Mélenchon regarde les gains et les pertes qu’il peut engendrer. Un calcul purement politique, tout à fait compréhensible mais qui illustre l’imposture qu’est l’arène politique française. Si Mélenchon s’était humilié comme Fillon à appeler dès 20h03 à voter pour le candidat qu’il a le plus égratigné, il aurait perdu une bonne partie de sa légitimité auprès de ses partisans. Une base qui lui est pour le moment acquise et dont il a besoin pour espérer gratter une présence à l’Assemblée nationale. Appeler à voter contre Macron, c’était prendre un risque similaire et même encore plus grand car il aurait eu le système sur le dos (pour de vrai cette fois) et aucun bénéfice n’aurait pu être tiré. Le Front de gauche se positionne donc en fonction de ses intérêts à court et moyen termes et montre ainsi que le FN n’est pas un parti susceptible de confisquer la démocratie comme le déclarent en boucle Macron et ses soutiens grimés en journalistes.

L’escroquerie de l’appel à lutter contre la haine est trop visible car elle a été employée bien trop souvent ces dernières années. La dernière opération de grande ampleur avait mobilisé Valls et les médias contre Dieudonné. Il fallait interdire coûte que coûte le trublion quitte à dégainer des décisions de justice à l’indépendance douteuse. Pourquoi une telle campagne médiatique de plusieurs mois à ce moment-là ? Certainement pour cacher l’enlisement d’un Gouvernement Valls aussi médiocre que celui de son prédécesseur. In fine, Dieudonné a gagné en médiatisation et popularité. Valls et ses soutiens, eux, en sont à se mettre à genou devant Macron pour espérer garder au moins une petite place de député et continuer à vivre de leur médiocrité.

Aujourd’hui, Macron reprend le flambeau de Valls et se lance dans une lutte chimérique contre les dangers qui pèsent sur la démocratie. Derrière, un autre perpétuera cette fiction jusqu’au jour où le FN dirigera le pays. A moins que le pouvoir ne réagisse par la violence physique à la veille d’un échec électoral. La chose est probable et des prémices ont été aperçues notamment lorsqu’une tentative d’incendie criminel a été constatée au QG de campagne de Marine Le Pen il y a quelques semaines. Une tentative à laquelle avait répondu Christine Poupin par une blague malsaine, s’arrogeant le droit de ne pas condamner un acte criminel et – pour une fois – vraiment anti-démocratique. Le deux poids deux mesures règne en maître.

Déjà 3 remarques sur cet article

  1. WALLE dit :

    Ceux qui cassent dans la rue à chaque manifestation et que le gouvernement et les merdias ne sanctionnent pas ..ce sont bien des FACHOS de GAUCHE ..donc 2 poids et 2 mesures, ah..! si c’était le FN ces actions de pourriture feraient la une des merdias gogos et de nos hommes politiques bobo-gogo-shooté-bonobo…ça promet quand Macron va être élu , on peux s’attendre à de gros débordements !!!

  2. Le-civilisateur dit :

    Avez vous déjà échangé avec des partisans de l’extrême gauche ?

    Moi oui malheureusement …

    Ils s’empiffrent et picolent comme des cochons à la fête de « l’huma ».

    Leur Q.I ne montent pas à plus de 70.
    C’est le fond de commerce de MELENCHON, du « système ».

    Ce gibier de choix, riche en gras et à la matière grise tendre mais pauvre, est aussi très prisé et chassé par MACRON.
    Les médias rabattent le vivier pour leurs « patrons », c’est une chasse gardée, attention …!

    Les médias « les rabatteurs du système », véritables raffineries de la contre-instruction et du mensonge de masse, les médias produisent des populations complètement perdues socialement, c’est le but.

    Ils effacent les véritable valeurs, les bon repères, et ils les remplacent ensuite par des références dégradantes comme l’homosexualité par exemple, ils diffusent un courant contre-productif, ils veulent baisser le degré de la réflexion, de la subtilité de l’intellect du peuple grâce à des programmes tel que ‘Nos chères voisins » « camping paradise » ou encore « Les télé réalités » etc etc ..

    Mais si vous êtes ici, c’est que vous le savez déjà…

    C’est une industrie qui fabrique des victimes docile dont la lâcheté n’a d’égale que leur faculté à comprendre le mécanisme qui fige leur développement , ces êtres d’un genre nouveau sont programmés pour seulement deux fonctions.

    CONSOMMATEUR ET EXECUTANT.

    Evidemment ceux qui sont à l’origine de cet élevage de « CON en batterie » ne laisseront personne d’autre venir en récolter le labeur, et tout les coups sont permis.

    Créer des parties politiques factices comme le partie de gauche, tout comme l’UMP et le PS depuis leur création.

    Sortez de la matrice, Choisissez la bonne pilule.

  3. francois dit :

    pour ceux qui ne peuvent trancher entre l’incompétence et l’incompétence, l’arrogance et la provocation, l’abstention me semble un moindre mal et je comprends les gens qui profiteront pleinement de ce weekend prolongé
    les deux candidats sont aussi mauvais l’un que l’autre, deux candidats inaptes à la fonction présidentielle
    Toutefois moi je tranche et je choisis de voter MLP pour que macron est un tout petit score, car J’en ai comme on dit ras la casquette de macron.
    Personne n’influencera mon vote, ni les médias, ni les animateurs, ni les artistes , ni les sportifs, bien au contraire
    je remarque que ce sont tous des gens sans problèmes de fin de mois qui appellent à voter pour lui.
    Je ne suis pas fan de Marine Le Pen, mais je déteste encore plus Macron , je déteste ce que tous ces gens là en ont fait, une marionnette, j’ai l’impression qu’il ce sont servis d’un pauvre type pour garder la main mise sur l’Elysée.

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