Vers un rétablissement de la prostitution ?

Rédigé par notre équipe le 10 mai 2017.

En France, la prostitution n’est pas illégale même si la loi d’avril 2016 interdit l’achat de services sexuels. Une faille dans laquelle s’engouffre sans vergogne Manuel Valls qui cherche désespérément à exister depuis son humiliation lors de la primaire du PS. Battu par l’adepte du pétard Hamon, Valls multiplie les trahisons dans l’espoir de rester sur le devant de la scène. Tragique, mais si caractéristique d’un personnel politique répugnant.

Manuel Valls rêvait d’être le Machiavel de gauche. Il a longtemps caressé cet espoir avant que les échéances de 2017 ne lui rappellent qu’il n’est rien. Voulant être quelque chose à tout prix à défaut d’être quelqu’un, Valls a choisi les habits de traitre. Il change de peau comme de chemise, s’engouffre dans des culs-de-sac qu’il croyait être des autoroutes et renie ses engagements pour mieux se servir. Encarté au Parti socialiste dès 1980 alors qu’il n’est même pas Français, Valls est un enfant des années « Touche pas à mon poste » et de l’immigration incontrôlée. Finalement naturalisé Français, il gravit les échelons du PS, se fait parachuter à Évry et conquiert la mairie puis la 1ère circonscription de l’Essonne en 2001 et 2002.

Il se fait remarquer par ses positions critiques vis-à-vis d’Israël et n’hésite pas à jumeler Evry au camp de Khan Younès en 2002. Une posture qui peut plaire localement dans sa ville d’Evry où il se plaint tout de même en 2009 de ne pas voir assez de « Blancs », dessinant une image peu flatteuse de son royaume. Valls est alors loin de l’idéologie dominante au PS. Un PS plus proche d’un autre de ses enfants chéris, Benoît Hamon, qui n’hésitait pas à déclarer qu’il y avait « trop de Blancs » à Brest en 2017. Surtout, la position pro-palestinienne ne passe pas chez les socialistes. Pour monter en grade il faut donner des garanties pro-israéliennes. Valls le sait et n’hésitera pas à dépasser toutes les bornes une fois Premier ministre pour faire oublier son sulfureux passé.

Eliminé au premier tour de la primaire socialiste de 2011 avec moins de 6 % des votes, il parvient à prendre le train en marche et est propulsé ministre de l’Intérieur sous la direction du duo exécutif le plus flasque de la Ve République : Hollande-Ayrault. Trop ambitieux pour en rester là, il n’a pas de mal à pousser Ayrault vers la sortie (ce dernier reviendra en tant que ministre des Affaires étrangères – les plus médiocres ne lâchent jamais prise) et devient Premier ministre. Il multiplie les déclarations d’amour à François Hollande, mais est malheureusement frappé par une terrible maladie : le 49-3 aigu.

Le traître absolu encore en course ?

L’homme n’aime pas vraiment la démocratie surtout quand elle va à l’encontre de ses intérêts personnels. Non content d’être le numéro deux, il occupe son temps à voir de l’antisémitisme partout en France et à s’assurer que son compagnon de route Hollande ne puisse pas se représenter. Il est déjà loin le temps où il se disait fidèle au président de la République. Il est plutôt « lié de manière éternelle à Israël ». On ne peut pas tout faire et il faut vite effacer son passé pro-palestinien pour avoir sa chance en 2017.

Volant d’échecs en échecs, il contribue au plongeon de la France dans la crise sociale et amuse les terroristes de Daech avec ses discours aussi musclés que sa politique est vide. Néanmoins fier de son bilan, il pousse papy Hollande dans le fossé et pense remporter brillement la primaire de la gauche. Humilié au second tour avec 41 % des voix, il est mis sur la touche par la frange partie du PS sur laquelle il n’a pas cessé de cracher. Refusant son parrainage symbolique à Benoît Hamon, il travaille en coulisse à la défaite de son ancien rival qui restera dans l’Histoire comme l’homme aux 6 % devant les Français.

Mais le récit n’est pas fini. Valls, trop mégalomane, ne peut pas terminer sa minable carrière sur une double défaite. Il fait alors du pied à Emmanuel Macron – son adversaire au sein de l’exécutif qu’il avait aussi poussé vers la sortie. Dépassé par sa gauche avec Hamon. Dépassé par sa droite avec Macron. Valls n’a plus d’autre choix que de lécher les pieds du nouveau président qu’il méprise au moins autant que le dernier. Il veut le servir pour mieux le trahir et se réclame de la majorité présidentielle. Bye bye le PS ! Vive En Marche ! Valls donne ses lettres de noblesse à la prostitution. Prêt à tous les vices pour rester dans le jeu, les Français seraient bien inspirés de l’envoyer pointer au chômage en juin prochain si jamais Macron avait la mauvaise idée de lui accorder une investiture. Mais ceci est une autre histoire…

Déjà 3 remarques sur cet article

  1. zelectron dit :

    Machiavel ne jouait pas au 1er Sinistre 😀

  2. JpB dit :

    Oui….Valls, Leguen, Royal, et tous ceux déjà passés chez Emmanuel Hollande.

    Mais chez les LR, c’est pas mieux avec les Le Maire, Nkm, Estrosi, Bertrand, Raffarin…..même si certains ont déjà reçu une fin de non recevoir et du coup se raccrochent à leur parti !

    Triste spectacle que ces girouettes multiples prêts à tout pour garder leurs privilèges de politicards.!

  3. Le-civilisateur dit :

    Qui vie par le 49-3 péris par le 49-3…

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