Polanski : une attaque antisémite caractérisée ?

Rédigé par notre équipe le 16 août 2017.

Pauvre Roman Polsanski. A 84 ans, le ciel s’obscurcit une nouvelle fois pour le réalisateur franco-polonais. Mardi, à Los Angeles, il a été accusé (pour la troisième fois) d’agression sexuelle sur mineure. Les faits remontent aux années 1970, à l’époque où jeune et insouciant il se permettait selon une première accusation de droguer et violer une jeune fille mineure. Nul doute que tous les amis de Roman vont une fois encore squatter les plateaux télé pour crier à un mensonge antisémite !

Quel est le point commun entre BHL, Finkielkraut, Yann Moix, Jack Lang et Catherine Deneuve (liste non exhaustive) ? Leur volonté farouche de défendre leur ami Roman Polanski. Un ami pourchassé par les médias et la justice depuis quarante ans pour des crimes imaginaires. C’est en tout cas la soupe qu’ils nous revendent depuis plus de dix ans et la résurgence de ses déboires judiciaires débutés aux Etats-Unis en 1977.

Accusé d’avoir drogué et violé la fille mineure d’une de ses connaissances, Polanski avait atterri en prison en 1977 pour une période de seulement 48 jours. Relâché afin de pouvoir terminer son film en cours de tournage (c’est un artiste, quand même !), il a filé à l’anglaise peut après, de peur de devoir séjourner bien plus longtemps en prison malgré le « deal » inique passé avec un juge. Polanski avait reconnu des relations sexuelles illégales avec une mineure (de 13 ans) en échange de quoi le juge n’avait pas retenu l’accusation de viol précédé d’un usage de drogue contre la volonté de la jeune fille.

Roman s’en était bien sorti sauf que le téméraire adulateur d’enfants n’a pas joué à la roulette russe et a préféré plier bagages avant que la justice américaine ne revienne sur un deal très clément. Mais pas de chance pour lui, plus de trente ans après ces ignobles faits, la justice américaine – toujours elle – s’en prend à la star chérie du septième art en posant de simples questions. Trop, c’est trop ! Le malheureux cinéaste est harcelé depuis trop longtemps et une grande campagne médiatique s’instaure en quelques heures pour la défense du vieillard (contre les victimes alors mineures).

Concours de la plus mauvaise défense

On donne les clés aux habitués des plateaux de télévision qui vont d’émission en émission pour expliquer que Polanski n’a fait que fuir « un système judiciaire incroyablement corrompu » (dixit son avocat) et qu’il est temps de passer l’éponge sur ce qui est « peut-être une erreur de jeunesse » (dixit BHL). La victime dans tout cela ? Elle demande aux juges américains de clore l’affaire, fatiguée de vivre avec cette relation illégale (le terme viol pourrait déplaire aux avocats de Polanski) depuis quarante ans. Sauf que ce n’est pas aux victimes de dicter le droit. Un droit dont s’est déjà joué Polanski à plusieurs reprises et qui pourrait encore l’aider à échapper à la prison puisque les faits dont l’accuse sa troisième victime déclarée sont prescrits. Trop anciens (1973), ils ne pourront pas atterrir sur le bureau d’un juge, mais la femme (mineure elle aussi au moment des faits) pourra être entendue comme témoin.

Troisième accusatrice ? Oui, car en 2010, une autre victime a levé le voile sur un viol subi alors qu’elle avait 16 ans. Décidément, Polanski aime (trop) la jeunesse. Mais pour Finkielkraut, « Polanski n’est pas un pédophile ». La preuve, sa première victime « n’était pas une fillette, une petite fille, un enfant ». A 13 ans on pourrait même dire qu’elle était à un âge avancée de la vieillesse. Et enfin, parlez de viol est « excessif » pour reprendre les propos de Catherine Deneuve. Voilà Polanski innocenté comme prouvé par A – A dans un torchon signé Yann Moix dans lequel il défend le cinéaste bec et ongles malgré l’évidence.

Un autre livre devra vite être publié car l’honneur de Roman est en jeu ! Sa liberté, elle, ne souffrira d’aucun obstacle car on n’extrade pas pour si peu. Polanski devra répondre devant Dieu et non plus devant les hommes. Là, pas certain que la bande de gogos qui le défendent avec rage puisse convaincre de quoi que ce soit. Nous ont-ils convaincu un jour d’ailleurs ?

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