Hollande, Fillon Bayrou : on ne change pas !

Rédigé par notre équipe le 25 août 2017.

Il faut que tout change pour que rien ne change et finalement les hommes ne changent pas… Rattrapé par la patrouille, Fillon convole en noces avec la finance – celle-là même dorlotée par un Hollande en manque de lumière médiatique et qui critique son successeur. Bayrou, l’éphémère ministre de la Justice macroniste reprend ses habits de pourfendeur du pouvoir et rassure ses amis, son syndrome de Gilles de La Tourette n’a pas disparu !

On les croyait carbonisés. Ecartelé par un quinquennat cataclysmique pour l’un, écrasé sous les révélations pour l’autre, atomisé par les petits arrangements entre amis pour le dernier. Hollande, Fillon et Bayrou devaient entamer leur retraite dans un silence médiatique définitif. Couler les dernières années de leur vie, une canne à pêche à la main à repenser à toutes leurs erreurs qui les ont expulsé de l’arène politique. Mais la flamme est toujours là. Le feu brûle dans leur être, alimenté par différents sentiments ou tocs.

 

Fillon déclare officiellement sa flamme à l’argent 

En arrivant à Matignon en 2007, François Fillon déclarait être à la tête d’un Etat en faillite. Après la banqueroute de ses propres gouvernements, il a travaillé dans l’ombre pour s’imposer comme le candidat idéal des Républicains. Le pari l’a presque amené à l’Elysée avant que les révélations sur son affection pour l’argent ne viennent lui barrer la route. Au fond, il a toujours été question d’argent avec Fillon, mais cela ne s’est pas vu dans l’ombre du mégalo bling-bling Sarkozy. Ecarté du second tour et grillé pour un siècle en politique, l’ancien Premier ministre a fait savoir qu’il entamait une carrière dans la finance.

Déjà à la tête d’une très profitable société intitulée 2F Conseil, créée un mois à peine sa sortie de Matignon en 2012, et qui se présente comme une société de « conseil pour les affaires et autres conseil de gestion », Fillon a décidé de rentabiliser à fond le carnet d’adresse qu’il s’est constitué au cours de ses pérégrinations politiques. Il sera investi associé de Tikehau Capital, une société spécialisée dans la gestion d’actifs et d’investissements. Le groupe n’est pas en faillite contrairement à la France et gère 10 milliards d’actifs. Fillon va pouvoir se remplir les poches sans intéresser la justice et se faire cracher dessus par les électeurs. A 63 ans (presque l’âge de la retraite), Fillon a enfin trouvé sa voie !

 

Addiction et toc : Hollande et Bayrou font la paire

Hollande, lui, est un politique jusque dans la moelle épinière. Le privé ne l’intéresse pas. Le travail non plus, lui qui expliquait en 1989, le sourire aux lèvres, qu’il était payé à ne rien faire par la Cour des comptes. Allergique au travail, l’ancien président a développé en parallèle une addiction aux médias qui a contribué à sa perte. Il aurait dû comprendre que les caméras ne sont pas bonnes pour lui, mais à peine trois mois après avoir été dégagé par son poulain de traître, il se rappelle au bon souvenir des Français pour mettre en garde Macron sur ses orientations économiques. 

Macron va dans le mur où Hollande avait hésité à aller (non pas par lucidité, mais par lâcheté) et son ancien mentor lui dit de se retenir. Et comme d’habitude Hollande fait du Hollande en appelant à temporiser : « Évitons de prendre des décisions qui viendraient contrarier cette tendance » d’embellie économique. La même embellie qui a fait exploser le nombre de chômeurs entre 2012 et 2017 ? La prochaine réforme du Code du Travail est mauvaise, mais Hollande ne la condamne à demi-mot que pour se présenter face à l’Histoire comme de gauche. Pathétique. Hollande affirme qu’il prend du recul, ne veut pas gêner l’action de son successeur, mais parlera quand ça lui chantera. Les confidences vont pleuvoir dans les rédactions, mais il n’est pas certain que la réécriture du quinquennat par Flamby passionne les Français qui ont un Macron sur le feu…

Autre, rageux en quête d’un avenir, Bayrou n’aura patienté que deux mois avant de critiquer un Gouvernement dont il a été chassé comme… ce qu’il est. Pas de « direction » claire, de « but » fixé, l’ancien ministre reprend son arsenal anti-président et joue au sniper fou. Chirac, Sarkozy, Hollande ont essuyé des tirs nourris, l’hologramme Macron aussi avant son ralliement mesquin et revoilà le chasseur de président en quête d’un trophée. Les critiques vont se faire de plus en plus fortes à mesure de l’exaspération croissante des Français avec le secret espoir que 2022 sera vraiment la bonne ! Minable.

Et les échos de l’Elysée dans tout ça ? Rien de bien intéressant. Macron ne fait pas de la politique, il est dans l’apparence, le cosmétique. La facture de 26 000 euros (pour seulement trois mois de travail) de sa maquilleuse personnelle est inquiétante. La baudruche Macron coûte horriblement cher et le fond de teint ne peut cacher toutes les compromissions et échecs de celui qui devait être le Kennedy français. Qu’on se le dise bien, les hommes ne changent pas.

Déjà une remarque sur cet article

  1. JpB dit :

    Coucou….revoilou tous les ringards de la politique, ceux qui sont responsables de la situation socio-économique catastrophique de la France et du Grand Remplacement…

    Normal avec Jupiter 1er, digne héritier d’Hollandouille.

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