Les fainéants ne sont pas contents !

Rédigé par notre équipe le 13 septembre 2017.

Les déclarations à l’emporte-pièce d’Emmanuel Macron à Athènes, le 8 septembre, continuent de faire couler beaucoup d’encre. Insulter les gens – les Français certainement – alors que la rentrée sociale s’annonce tendue est une stratégie bien particulière. Le président aurait-il déjà perdu les pédales à cause de sondages exécrables ? Macron a réussi à se faire élire. Qu’il s’en contente, car il n’aura jamais le respect des Français et encore moins leur amour. A semer le mépris on récolte la haine.  

« Non, rien de rien, non, je ne regrette rien ». Il n’y a pas de culture française, mais Macron connaît quand même ses classiques en refaisant revivre Edith Piaf. Lors de son passage aussi inutile que pompeux à Athènes où il préparait avec brio l’arrivée de l’ouragan Irma à Saint-Martin, Macron a sorti le nez de ses fiches abscondes pour se livrer « en vérité » à un parterre jusque là assommé par une grandiloquence de supermarché. Se livrant sans fard, notre admirable président déclare : « Je serai d’une détermination absolue et je ne cèderai rien ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes. Et je vous demande d’avoir, chaque jour, la même détermination. Ne cédez rien ni aux égoïstes, ni aux pessimistes, ni aux extrêmes ».

Forcément, tout le monde s’est empressé de savoir qui était précisément visé dans ces propos peu ordinaires. Les migrants qui font de la France leur terrain de jeu grâce à la générosité d’un Etat qui pressurise les Français ? Non, cela ne serait pas assez de gauche, pas assez humaniste ! Ce sont les Français qui sont visés alors ! C’est évident, mais il est compliqué de l’affirmer tout de go. Mépriser les Français est une chose, leur dire froidement les yeux dans les yeux que se sont des fainéants en est une tout autre.

Invité à préciser sa pensée une fois revenu en France, le chef de l’Etat jouit de ne pas changer son fusil d’épaule sous la pression et affirme ne pas regretter ses propos. Mais pas encore complètement incontrôlable, il finit par lâcher que les fainéants sont « toutes celles et ceux qui pensent qu’on ne doit pas bouger, en Europe comme en France. Mon discours était très clair, j’interpellais toutes celles et ceux qui, 15 ans plus tôt, avaient dit qu’en Europe ou en France, on pouvait ne pas bouger, et qui, 15 ans plus tard, se réveillent avec le Brexit, la Pologne qui nous tourne le dos, une crise européenne et des difficultés françaises ».

Une lecture dyslexique de l’histoire

Macron nous dit donc qu’il inscrit son action en réaction aux déconvenues rencontrées par l’Europe. N’aurait-il donc pas compris que le Brexit a été possible car l’UE qu’il chérit tant est devenue un monstre anti-démocratique ? N’a-t-il pas compris que la Pologne se détourne de sa politique et des critiques fielleuses et méprisantes d’un président français qui croit pouvoir gouverner l’Europe sans débat contradictoire comme le bon banquier qu’il est ? Macron veut avancer, mais dans la mauvaise direction. Il n’est donc pas étonnant de voir ses partenaires européens de plus en plus méfiants et des Français qui en ont déjà ras-le-bol.

Des Français qui dans leur ensemble n’était donc pas visés à en croire les précisions présidentielles. Ses prédécesseurs et la caste qui a gouverné lors des quinze dernières années étaient la cible. Ainsi, Macron se tire lui-même dessus car s’il n’est pas un professionnel de la politique, il est issu de cette caste élitiste qui tire les ficelles et fait fi de ce que peuvent penser et ressentir les « veaux de Français ». Le général De Gaulle avait été plus loin dans la critique de son peuple. Dégoûté de les voir tourner le dos à celui qui avait sauvé et redressé la France, De Gaulle avait lâché le fond de sa pensée. Mais contrairement à Macron qui dit « aimer la France et les Français », le général a œuvré toute sa vie pour le démontrer. Entre les paroles et les actes, Macron a choisi son camp. Sa présidence sera celle du verbe besogneux et méprisant.

Déjà 3 remarques sur cet article

  1. Bluesun dit :

    Les fainéants ne sont pas contents !!!

    Sans dents, fainéants, racistes, sales, idiots, (bon voter durant 35 années pour des incapables, pour cause de vote utile, ou juste pour faire barrage, ou pour des yeux bleus, faut reconnaître que là…..)

    Mais durant 35 ans, c’est bien le jeu de DESTRUCTION-CONSTRUCTION, qui s’est doucement mis en place ?

    Et rien n’est plus efficace pour faire fuir le travail que la pure incompétence ?????

    6 millions de chômeurs, 9 millions de pauvres, les SDF doivent se chiffrer aussi à présent en millions…(bon il y a bien des morts sur les trottoirs l’hiver).
    C’est bien là, le fruit du travail d’une très grande incompétence ?

    Et pour finir après la fin de la tuerie de l’emploi, c’est bien le salaire universel pour tous qui pend au nez des citoyens ?

    Le club des fainéants sera alors terminé pour cause d’incompétence de ceux pour qui ils ont voté.

    Ne pas oublier le théorème du pistonné :
    « Tout protégé du « système » plongé dans les ors de la République subit une poussée de bas en haut au moins égale au volume d’incompétence déplacé.

  2. ARGO dit :

    CE TYPE EST UN PSYCHOPATHE UN PSY ITALIEN L AFFIRME APRES LES FAINEANTS LES PAUVRES SALES LES ILLETTRES LES ALCOOLIQUES LES TABAGIQUES LES BORDELISATEURS A QUI LE TOUR? LA CHASSE EST OUVERTE.

  3. ARGO dit :

    HOLLANDE ET SARKOZY ONT ABAISSE LA FONCRION PRESIDENTIELLE MAIS AVEC MACRON ON REDESCENT PLUS BAS QUE LE CANIVEAU

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