La France a un incroyable talent !

Rédigé par notre équipe le 18 octobre 2017.

Un peu de culture dans ce monde de brutes ! L’homme n’est pas qu’économie, il est avant tout un être culturel qui doit répondre à ses besoins en cette si noble matière. Piotr Pavlenski est l’un des rares qui ne se laisse pas happer par un système mercantile généralisé. « L’artiste » russe qui a trouvé refuge à Paris met désormais le feu à des bâtiments publics pour que l’art vive ! Le pyromane (déjà récidiviste) peut tout se permettre. Son statut de réfugié politique et l’amour de nos élites pour l’art sous toutes ses formes lui confèrent une magnifique immunité.

Décidément, la France est devenu le réceptacle de tous les perchés qui ne trouvent pas grâce en Russie. Après les Femen (d’origines ukrainiennes, mais consacrant leur œuvre à diaboliser la Russie), après les Pussy Riot dont le seul nom souligne le degré d’intelligence, nous voici avec un autre énergumène sur les bras : Piotr Pavlenski. Auto-proclamé « artiste », sa biographie officielle explique qu’il a dû fuir en France pour éviter un sale coup de Poutine et de ses soutiens.

Art factice…

L’homme serait en effet un artiste trop subversif dans une Russie (re)devenue bien trop totalitaire. Mais qu’a donc fait ce génie artistique pour s’attirer les foudres du Kremlin ? Avant de tenter de percer ce mystère, il faut d’abord comprendre en quoi consiste l’art de ce Piotr Pavlenski. Ni musicien, ni comédien, ni peintre, cet écorché vif est passé maître dans l’art du happening de rue. L’idée est de se mettre en scène avec chaque fois un message politique.

C’est ainsi qu’on a pu apercevoir des clichés de ce bon Piotr sur lesquels on le voit avec le lob de l’oreille coupé, assis nu sur la place Rouge, les testicules cloués à même le sol ou encore les lèvres cousues. Des images particulièrement hideuses qui mettent en scène un corps affreux, mais le plus important reste le message à faire passer. Dénoncer l’emprisonnement des Pussy Riot, le « fatalisme de la société russe », « les lois répressives » ou encore « l’utilisation de la psychiatrie à des fins politiques ».

Tout est bon pour justifier des happenings qui soulèvent des hauts le cœur à ceux qui ont la malchance de tomber dessus. Cela va s’en dire, Piotr a eu quelques ennuis avec la justice russe, car l’exhibitionnisme ne fait pas encore partie du catalogue des normes à Moscou et au-delà de l’Oural. Sa dernière « prestation » lui a valu un séjour de sept mois en prison, assorti à une amende pour avoir mis le feu à l’entrée du bâtiment principal des services secrets russes. Une condamnation plutôt clémente surtout dans un pays censé être en pointe dans la répression.

… pour un curieux militant politique

Après cette flambée, Piotr a décidé de quitter sa chère Russie pour aller trouver refuge en France avec sa femme et ses deux enfants. Avait-il en tête un nouvel happening qui l’aurait envoyé en prison pendant plusieurs années ? La prison, il en a peur, mais pas pour ses frasques culturelles. Il craint l’enquête portant sur une tentative de viol présumé d’une jeune femme. Une enquête politique selon le suspect qui a préféré décamper plutôt que de répondre de ses actes présumés. Direction la France donc où Dieu seul sait comment il vit (l’Etat est généreux avec les réfugiés politiques). Car celui qui a reçu le statut de réfugié en mai 2017 n’a pas les moyens de vivre de son art. Les passants ne sont pas nombreux à laisser une pièce à un exhibitionniste qui se mutile les parties…

Cette question restera sans réponse, mais le plus important est que Piotr continue d’exercer son art et a organisé l’incendie d’une succursale de la Banque de France à Paris. Le mot d’ordre laissé dans un communiqué est « La renaissance de la France révolutionnaire déclenchera l’incendie mondial des révolutions […] les banquiers ont pris la place des monarques ». Sous couvert de combattre le capitalisme, Piotr Pavlenski met le feu à un bâtiment officiel d’un pays qui a eu l’idée saugrenue de l’accueillir. Un merci ou un « spassibo » n’écorche jamais les lèvres, mais il faut croire que ses mutilations l’ont rendu peu enclin à parler.

Arrêter peu après par la police, son cas est désormais entre les mains de la Justice. Sera-t-il condamné ? Rien n’est moins sûr, car dégrader un édifice public est peut-être considéré comme un art dans un pays en pleine perte de repères. Désormais les réfugiés foutent le feu et commettent des crimes en guise de remerciement. La France a plus l’aspect d’un paillasson que tous les pseudo-artistes et militants politiques en carton-pâte utilisent avec ravissement. Après Inna Shevchenko en Marianne, auront-on le droit à Piotr Pavlenski en artiste principal exposé au musée du Louvre ?

Déjà une remarque sur cet article

  1. JpB dit :

    Guggenheim museum de Bilbao : une salle avec un mur blanc en placo et au milieu un trou style coup de marteau….

    Un accident de travaux ?
    Forcément on s’approche, et là surprise, une langue sort.
    Un trou qui vous tire la langue !

    Excellente représentation de l’art moderne qui se fout de la gueule des snobinards et aculturés qui se pâment devant ce pseudo art !

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