Hillary Clinton enfin vers la prison ?

Rédigé par notre équipe le 05 novembre 2017.

Hilary Clinton est une femme brisée mais digne (selon ses proches). Sa défaite à la présidentielle de novembre 2016 a signé la fin de sa petite carrière politique. Femme de Bill, elle a supporté les à-côtés de son mari pendant des décennies en espérant pouvoir croquer au pouvoir personnel. La marche fut trop grande, malgré la triche instaurée au sein de son propre parti pour poser ses valises dans le bureau ovale. Une ex-responsable démocrate révèle une partie des sombres manigances dans un livre à paraître qui sent le souffre.

Certains destins sont difficiles à assumer. Hillary Clinton devait rester dans l’Histoire comme la première femme présidente des Etats-Unis. Malheureusement pour elle, Hillary restera la femme de son mari volage et candidate pas très honnête d’une course présidentielle conclue par une défaite en rase campagne. Mais pire encore, elle pourrait bien rester dans les manuels de science politique comme une des plus grandes tricheuses de la vie politique américaine…. Le livre à paraître de Donna Brazile, présidente par intérim du comité démocrate national (CDN) entre juillet 2016 et février 2017 pourrait bien sceller le sort d’une Hillary au côté obscur décidément bien encombrant.

Dollars et combines : le cocktail présidentiel d’Hillary

Dans les meilleures feuilles parues sur le site américain Politico, on peut lire que la candidate a passé un deal peu éthique avec le parti démocrate. Elle a renfloué les caisses en échange d’un contrôle très strict des nominations aux postes clés. Autrement dit, Hilary a pris le contrôle du parti grâce à l’argent. Ce vieux compagnon de route qui lui avait permis de remporter les élections sénatoriales dans l’Etat de New York en 2001… Les dizaines de millions de dollars avaient été engloutis dans une campagne qui devait être le premier étage d’une fusée nommée Maison Blanche.

Si les partis aux Etats-Unis ne sont pas des structures aussi puissantes qu’en France, Hillary a compris qu’avoir la main sur les démocrates aurait toute son importance au moment des primaires. Ainsi, contre un gros chèque, elle a pu mettre ses hommes à elle et éviter tous ceux qui n’auraient pas cotisé à son fan club. Donna Bazile est explicite : « En échange de lever de l’argent et d’investir dans le DNC, Hillary contrôlait les finances et la stratégie du parti, et tout l’argent levé ».

L’accord Clinton-DNC n’entre pas dans le champ de l’éthique et ne sera découvert par Donna Brazile qu’à son entrée en fonction en juillet 2016. Une arrivée due à l’éviction de Debbie Wasserman Schultz qui avait eu la fâcheuse idée d’envoyer les questions à l’avance à sa candidate favorite lors du débat des primaires opposant Hillary Clinton à Bernie Sanders. Des révélations qui avaient suscité la polémique et la colère des électeurs de Bernie Sanders malades de voir que tous les moyens étaient bons pour couler leur candidat. En lâchant une information connue de tous les démocrates, Donna Brazile met sur la place publique un système de triche qui a permis à Clinton de l’emporter aux primaires.

Donald Trump, comme souvent, a été prompt à réagir et a affirmé dans plusieurs tweets qu’Hillary « a acheté le DNC et volé l’élection à Bernie», que « les supporteurs de Bernie Sanders ont tous les droits d’être furieux » et qu’il avait « toujours senti qu’il aurait affronté et battu Bernie Sanders et non H la corrompue, sans tricherie ». Si Trump reprend l’idée maintes fois utilisée pendant la campagne qu’Hilary est « corrompue », les éléments avancés par Donna Brazile montrent qu’elle a surtout utilisé son argent au mépris de l’éthique et pour son propre compte. Elle peut toujours s’offusquer de la présence de Trump dans le bureau ovale, car si elle avait eu la décence de ne pas succomber à tous ses démons, Sanders aurait été le candidat des démocrates et aurait peut-être remporté la présidentielle face à Trump. L’histoire ne pourra pas être réécrite, et celle des mensonges d’Hilary Clinton reste encore à être totalement mise en lumière.

Déjà une remarque sur cet article

  1. Hips dit :

    Pauvres américains en Trump et Clinton, ils sont presque aussi bien servis que nous entre Macron et Le Pen. Que des pourris et des corrompus ! Sans parler de Poutine dont la fortune est estimée à plusieurs milliards d’euros.

Laisser un commentaire