Hidalgo : l’étau se resserre !

Rédigé par notre équipe le 09 novembre 2017.

Rien ne va plus pour Anne Hidalgo. Depuis la parution du livre Notre-Dame de Paris à la rentrée, les révélations s’accumulent au sujet de la première édile parisienne. Outre sa mauvaise gestion pointée du doigt dans l’ouvrage de Nadia Le Brun et Airy Routier, les langues se délient peu à peu et donnent de la matière explosive. Capital avait lancé les hostilités en affirmant qu’Anne Hidalgo avait indûment touché un salaire faramineux du ministère du Travail alors qu’elle était première adjointe à la Mairie de Paris et pas dotée du don d’ubiquité. Le Canard enchaîné enfonce le clou avec des informations au moins aussi embarrassantes.  

Serait-ce le début de la fin pour un système politique parisien dont le centre de gravité est Anne Hidalgo  ? Toute puissante à Paris depuis qu’elle a succédé à Bertrand Delanoë en 2014, elle pourrait ne pas avoir la longévité de son mentor. La raison n’est pas à chercher dans sa politique ubuesque qui voit de curieux contrats fleurir aux quatre coins de la capitale ni dans sa lutte désastreuse contre la pollution. Non, si Anne Hidalgo se rapproche de la sellette pour s’y asseoir peut-être, c’est en raison d’un passé qui ne passe plus.

Un jackpot nommé ministère du Travail

Alors qu’elle suit une carrière tranquille au ministère du Travail où les questions matérielles ne se posent pas (même dans une ville aussi chère que Paris), Anne Hidalgo est propulsée Première adjointe au maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, en 2001. Plutôt discrète a ses débuts, elle prend ses marques et ne sait peut-être pas alors de quoi demain sera fait. Une raison suffisante pour cumuler deux emplois ? Nul n’a la réponse, mais Capital et Le Canard enchaîné sont formels : Anne Hidalgo a bénéficié d’un salaire plein au ministère du Travail alors qu’elle ne réalisait plus « qu’une partie minime de ses fonctions ». Assez pour pouvoir prétendre à des primes en plus de son salaire ?

Quoiqu’il en soit, l’édile aurait touché la coquette somme de 116 000 euros du ministère du Travail lors des vingt premiers mois de son mandat à la Mairie de Paris. Ce n’est pas mal pour quelqu’un qui n’assure plus qu’ « une partie minime de ses fonctions ». La Mairie de Paris a déjà répliqué en assurant que le contrôleur financier du ministère du Travail avait « refusé la demande d’Anne Hidalgo de réduire sa rémunération en proportion de son temps de travail ». Une décision surprenante qui n’est (pour l’instant) validé par aucun document officiel.

Et pour ultime défense, Anne Hidalgo a fait savoir au Canard enchainé qu’elle pensait dans un premier temps pouvoir assurer « les deux fonctions mais elle a vu que c’était impossible, et elle a décidé de laisser tomber ». Une sage décision qui aura mis près de deux ans à s’imposer à elle. Pour une fois, l’indécision a du bon… Le Canard Enchaîné risque de se voir coller un procès en diffamation comme Capital, mais les deux médias semblent être certains de leurs informations et n’ont pas peur d’un grand déballage judiciaire.

Anne Hidalgo serait-elle rattrapée par son passé ? Elle qui voyait l’avenir en rose avec l’arrivée des Jeux Olympiques de 2024, elle pourrait ne pas se trouver à l’endroit espéré pour recevoir les louanges d’une planète réunie dans un Paris vidé de ses habitants. Le plus triste dans cette affaire est qu’elle ne pourra pas compter sur son ancien camarade Marcel Campion, le « roi des forains » qui s’est répandu dans les médias en affirmant qu’elle est « dérangée mentalement ». Si les amis de dix ans commencent à tirer sur l’ambulance, la fin risque de ne pas être très joyeuse.

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. Paul dit :

    C’est pas challenge qui a révélé l’emploi fictif d’Hidalgo, c’est CAPITAL !!!

  2. Bluesun dit :

    Plus ils sont nuls, plus ils sont incapables, plus ils sont fainéants, et plus ils veulent se remplir les fouilles à rien foutre…

    En attendant, ils font de nous des sans dents, des pauvres, des travailleurs pauvres, des sans dents, et c’est encore et toujours dans nos pochent sous prétexte « de crise », qu’ils viennent pomper pour assurer leurs lendemains qui chantent….

    L’étau se resserre, si seulement l’étau pouvait remettre les pendules à l’heure….et fasse le dégagement d’Hidalgo…

Laisser un commentaire