Fin de partie (politique) pour Garrido ?

Rédigé par notre équipe le 11 novembre 2017.

C’est avec effroi que la rédaction de 24 heures actu a appris le prochain retrait de la vie politique de Raquel Garrido. La nouvelle égérie de la France insoumise va donc quitter ses fonctions politiques après avoir crevé l’écran depuis plusieurs mois. Logement social parisien, cotisations sociales non réglées, mélange des genres, Garrido a tout fait pour prendre un peu de lumière médiatique. Une lumière qu’elle ne quittera pas, car si elle délaisse la politique, c’est pour mieux jouer les divas sur les plateaux télé.  

Le vent du renouvellement n’aura finalement pas soufflé bien longtemps chez les Insoumis. Ce vent à la mode n’apporte, en effet, pas que de bonnes choses comme l’a expérimenté le vieux briscard Mélenchon. Pour éviter de prêter le flanc aux attaques sur un quasi-culte de la personnalité au sein de la France insoumise (FI), Mélenchon avait eu l’idée de faire monter quelques uns de ses fans. Raquel Garrido, devait être la pièce-maîtresse en tant que femme issue de la diversité (elle est franco-chilienne). Mais Mélenchon a certainement trop espéré que personne n’irait regarder derrière la façade.

L’étoile filante des Insoumis

Et en quelques semaines, Garrido a réussi à cocher toutes les cases de ce qui dégoûte les Français. Madame est de gauche et court de plateaux télé en stations de radio pour prêcher la solidarité avec les plus démunis. Mais comme on le sait, charité bien ordonnée commence par soi-même. Avec son compagnon Alexis Corbière, elle vit dans un HLM de la mairie de Paris pour un prix dérisoire. Les vrais pauvres attendront que le couple ne trouve plus le logement à son goût ou que ce scandale soit enfin révélé… Les deux amoureux sont sur le départ, direction Bagnolet. Mais le mal est fait. Leur discours étriqué est devenu carrément inaudible d’autant plus que Garrido a d’autres dossiers peu reluisants qui commencent à faire parler d’eux.

Ainsi, on a ainsi découvert que madame ne payait pas ses cotisations sociales. Pourquoi verser des dizaines de milliers d’euros à l’Etat quand les « défenseurs » des pauvres peuvent en jouir directement ? Prise la main dans le sac, elle est en train de régler sa situation. Tout cela prend les accents d’une descente aux enfers. Heureusement que notre chère insoumise s’est trouvée un passe-temps sympa et certainement très rémunérateur : chroniqueuse télé. On la voit désormais chaque dimanche dans l’émission de Thierry Ardisson à s’esclaffer à la moindre demi vanne écrite par une armée de dialoguistes. Elle joue à merveille la caution d’une gauche inconséquente dans un show dirigé par un homme à la trajectoire bien différente…

Critiquée à juste titre pour interroger des hommes politiques avec la casquette de C8 alors qu’elle est clairement engagée dans le combat politique (les journalistes n’ont pas l’indécence d’être porte-parole officiels de leurs bienfaiteurs), Garrido va finalement prendre le chemin unique des médias. Fini le porte-parolat pas crédible et les justifications sur son rapport à l’argent. Elle touchera son gros salaire avec peut-être l’idée qu’elle est un exemple pour tous ceux qu’elle prétend représenter. Et comment ne pas le penser à sa place ? Partie de rien, elle fait désormais partie du si réputé paysage audiovisuel français et n’a pas de problème pour boucler ses fins de mois. Dans une société aussi décadente que la notre, cela s’appelle le succès. Un exemple à suivre pour celles et ceux qui n’ont pas peur du ridicule.

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