Manuel de survie médiatique : la leçon Parisot

Rédigé par notre équipe le 14 novembre 2017.

A cinquante-huit ans, le français moyen songe à la retraite. Laurence Parisot, ancienne patronne du Medef, fait partie d’une toute autre catégorie. Incapable de raccrocher les gants après une longue carrière au service de l’ultra-libéralisme, elle intervient encore et toujours dans le débat public et choisit à chaque fois le camp d’une minorité active et donneuse de leçons.  

Qu’il est difficile de vivre dans un monde où tout va si vite et où les « gloires » passées sont effacées par un présent aussi peu brillant soit-il. Laurence Parisot, élue à la présidence du Medef en juillet 2005 n’admet pas ne plus être au centre de l’attention depuis son départ en 2013. Et le contexte est si favorable à la présence du numéro un du Medef dans les médias qu’elle ne peut s’empêcher de rappeler que c’est elle qui a précédé Pierre Gattaz. Elle court de plateau en plateau pour dire tout le bien qu’elle pense d’Emmanuel Macron. Espère-t-elle encore un maroquin auprès de son cher Emmanuel ?

Echec politique…

Disposée à occuper Matignon en cas de victoire de Macron à la présidentielle, Parisot avait finalement démenti l’information afin certainement de préserver ses chances. Cette tentative fut un échec. A la place de Matignon ce sera le risible Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) qu’elle fréquente si peu qu’elle aurait frôlé la radiation. Heureusement que les règles sont plus souples qu’à Pôle emploi ! Difficile de garder de la visibilité en étant seulement au Conseil d’administration de grands groupes et membre bien fantomatique du CESE. Il est impératif de trouver la parade et Laurence a plus d’un tour dans son sac !

Parisot sait préparer le terrain. En 2011, alors qu’elle est encore présidente du Medef et tenue à un droit de réserve, elle se livre à une campagne anti-Front national. Tous les sujets y passent. Il faut préserver la démocratie et la République des relents fascistes… Ça ne coûte rien et ça peut rapporter gros. Après cette sortie appréciée par l’oligarchie, mais qui n’aura pas ouvert de portes, Parisot enchaîne en 2014 avec une défense de l’euro à peine caricaturale : « sortir de l’euro serait une sortie de route mortelle ». Au revoir le débat, mademoiselle Parisot a décrété une mort lente pour la France et les entreprises françaises qu’elle connaît si bien comme elle le rappelle en boucle à qui veut bien l’entendre.

Mais grande verve médiatique

Malheureusement, les cartouches politico-économiques ne sont pas inépuisables. Qu’a cela ne tienne, il y a toujours un sujet sur lequel s’accrocher. En ce mois de novembre 2017 ce sera… la chasse à courre. Dans un texte qualifié de « tribune » par Le Monde, Parisot en appelle à Nicolas Hulot pour qu’il se dresse contre la chasse à courre. Les termes « guerre, pulsion de mort, destruction, instinct de prédation » sont jetés pêle-mêle avec Freud en soutien pour en conclure qu’il faut abolir ce type de chasse. L’argumentaire est bien faiblard et repose sur l’émotion. Car avant tout – lit-on – il faut aller sur YouTube, taper « cerf abattu » et pleurer avec les donneurs de leçons.

La chasse à courre est à des années lumières des problématiques de 99 % des Français, mais peu importe ! Pourquoi ne pas la faire interdire si cela peut faire parler de has been et leur donner un nouveau diplôme sans valeur. Tombée aussi bas, le prochain sujet sur lequel rebondira Parisot pour avoir encore le droit de cité risque d’être très baroque. Mais pour certains, que ce soit en bien ou en mal, l’essentiel est qu’on fasse parler de soi. C’est chose faite ! Chère Laurence Parisot, n’hésitez par à lire ses quelques lignes pour regonfler un peu votre ego dès que le Conseil Economique et Social vous donnera quelques minutes pour souffler.

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. Bluesun dit :

    Ha! ha! ha! Parisot, elle a eu peur sur les plateaux TV lors de la campagne présidentielle en voyant la montée fulgurante du FN….

    Depuis que Macron est l’élu, elle souffle la vioc…

    Elle oublie une chose, elle fatigue avec ses yeux de hibou et une tête malgré son âge avancé, qui veut jouer les ados…De plus quand l’humain parle, il largue du C02. Gaz carbonique, très mauvais pour la planète.

  2. Muriel dit :

    Qu’elle retourne sur son ile de milliardaires, St Barth, avec sa copine…au lieu de donner des conseils aux Français !

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