LREM : un parti qu’avec des (sous) chefs !

Rédigé par notre équipe le 20 novembre 2017.

Il est loin le temps merveilleux où sous le regard ébahis des journalistes à son service, Emmanuel Macron annonçait la création d’un mouvement politique pas comme les autres. Un mouvement fait par et pour les vrais gens en opposition au vieux système des partis politiques. Mais les temps ont changé, le mouvement est devenu un parti presque comme les autres. Un parti qui ne compte que des barons et où les adhérents de base fuient à toute jambe face au diktat venu d’en haut.  

La comédie était belle. Bien trop belle cependant pour être vraie et continuer à bluffer le gogo pendant bien longtemps. Six mois après la prise du pouvoir, En Marche commence déjà à émettre quelques relents de décomposition… Les militants pourtant peu nombreux quittent le navire, dégoûtés de n’avoir aucun poids malgré leur fanatisme à convaincre les Français que Macron c’est tout sauf l’incarnation d’un pouvoir élitiste qui se moque des citoyens. Les marcheurs ne sont rien d’autres qu’une légende gonflée à tout prix dans des médias qui ne se risquent pas aujourd’hui à décompter les membres réels que comprend En Marche.

Castaner, chef d’une coquille vide et porte-parole du vent

Macron a vu de très près la catastrophe nommée Hollande et a compris qu’un parti peut devenir plus une source d’ennuis que de solutions. « Il faut tenir le parti » répétait-on avec justesse pendant des décennies. Macron a fait sans parti, mais avec la banque alors pourquoi s’échiner à créer une véritable structure qui deviendrait un nid à contestations ? Il n’y a qu’une place au soleil et les députés auraient bien vite des velléités d’indépendance si d’aventure En Marche était un parti où l’on discute, s’engueule et s’oppose autour de conceptions différentes du bien commun.

Tout ce petit monde doit être contrôlé avec tact et ceux qui ont sacrifié entièrement leur âme à Macron ne sont pas si nombreux. La solution est simple : faire de Christophe Castaner le numéro un d’En Marche tout en gardant son poste de porte-parole du gouvernement. Il y aurait plus subtile pour faire croire qu’En Marche n’est pas le hochet du président, mais en ces temps de médiocrité, il est difficile de mettre quelqu’un de compétent (comprendre « utile » à Macron) et qui ne lui fera pas trop d’ombre.

Le profile idoine ne se trouve pas à chaque coin de couloir chez En Marche et Castaner est le seul à avoir les épaules pour ce job. Richard Ferrand a assez fait parlé de lui, Collomb (qui s’ennuie) pourrait endosser le rôle s’il ne faisait pas fuir tous ceux qu’il approche. Quant à Bayrou il est trop associé à une autre coquille vide (le Modem) et trop grillé judiciairement et politiquement pour espérer un retour à Paris. Ce sera donc Castaner et tant pis pour les députés grincheux qui timidement font savoir que ce choix doublé à un cumul des postes ne serait peut-être pas le plus judicieux.

Dans le royaume fantasmé par Macron et rendu possible par l’argent et les médias, il n’y a qu’un Dieu jupitérien et quelques sous-chefs. Le reste ne compte pas. Le reste n’est que de la populace. La même populace roulée dans la farine et qui s’est précipitée dans l’isoloir pour achever la formation d’une créature du système. LREM ressemble étrangement au PS version Hollande. Des cadres seuls abandonnés par les militants. Tout compte fait, En Marche n’a jamais rien été et ne sera jamais rien car sa créature de fondateur ne peut souffrir de la moindre concurrence. En économie on appelle cela un monopole. En politique cela s’appelle le diktat macronien ou la démocratie française.

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. zelectron dit :

    une armée mexicaine, il ne manque plus que les breloques de poitrine !

  2. Le-civilisateur dit :

    Comme je l’ai déjà exprimé sur un autre sujet.

    Comment en vouloir aux petits malin qui entubent ces millions de couillon ?

    Moi j’ai envie de dire, va s’y Macron ! c’est un boulevard…

    La majorité française est demandeuse,
    Macron est fournisseur.
    Alors ça serait vraiment dégueulasse de lui en priver.

    Tu vois,

    je vois bien Macron à la fin d’un meeting,
    dire comme chez le boucher,

    Y en a un peut plus…

    j’vous l’mets quand même ?

    Mais rassurez vous, vous les français n’auront pas à attendre la fin d’un prochain meeting.

    Car c’est bientôt noël,

    Et pour Macron c’est plaisir d’offrir,
    surtout quand il sait que pour la majorité française.

    C’est joie de recevoir…

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