Macron se trouve une grande cause : les femmes

Rédigé par notre équipe le 27 novembre 2017.

C’est dans un salon de l’ELysée plein à craquer qu’Emmanuel Macron a dévoilé son plan pour l’égalité homme-femme et la lutte contre les violences faites aux femmes. Il s’agit d’une grande cause nationale qui doit perdurer tout au long du quinquennat. Les femmes peuvent désormais être soulagées. Elles ne seront plus prises pour cible dans la rue, plus violées par des individus souvent déjà condamnés mais en liberté, plus tuées par des maris qui mériteraient l’asile.

C’était écrit dans son programme de campagne : l’égalité femme-homme (il faut être politiquement correct) deviendra une grande cause nationale. Six mois plus tard, ces mêmes mots sont renouvelés par le chef de l’Etat, mais le cadre a changé. Il ne s’agit plus d’un tract que ne lisent même pas les égarés de meetings bidonnés. Le chef de l’Etat se plait aujourd’hui à faire un discours devant un parterre de femmes (le politiquement correct une fois de plus) et de ministres qui adoptent tour à tour une moue triste et combative. Et pour bien donner le ton de cette nouvelle étape médiatique, Macron fait respecter une minute de silence en hommage aux 123 femmes tuées en 2016 par leur conjoint ou ex-conjoint.

Des symboles pour du blabla

Laissées pour compte de leur vivant, leur mémoire est accaparée par un pouvoir qui a besoin de symboles pour agrémenter des discours convenus qui ne changeront rien à la réalité. Doit-on rappeler que l’exécutif commence à peine à se mettre en branle sur le sujet pour répondre au scandale Weinstein et à la « libération de la parole » qui s’en est suivie dans bien des pays dont la France ? Sans ce producteur américain libidineux décoré par l’Etat français, combien de mois ou d’années aurait-il fallu attendre pour que la grande cause nationale annoncée sot enfin mise en place ?

Il faut trouver le bon espace médiatico-politique pour que l’impact soit démultiplié. L’argument est spécieux, car n’a-t-on pas parlé de ces nombreux quartiers (et en voie de prolifération) où les femmes ne peuvent plus circuler sans risquer une agression verbale ou physique ? Les témoignages à la Porte de la Chapelle sont édifiants et ont été rapportés en mai 2017. Mais à l’époque cela ne choquait pas grand-monde et une « féministe » comme Caroline de Haas déclarait sans la moindre hésitation que la solution contre le harcèlement de rue était d’élargir les trottoirs et d’améliorer l’éclairage public.

Personne parmi ceux qui ont le droit de s’exprimer dans les médias d’Etat n’avait pensé à sanctionner et évacuer les harceleurs de rue. A l’époque il ne fallait pas montrer du doigt les principaux responsables de ce harcèlement. Ce n’était pas (et ça le reste) politiquement correct. Le harcèlement de rue est donc passé à la trappe, on a inventé un nouveau combat : le manspreading. Mais avec Macron, on passe aujourd’hui à l’échelon supérieur à savoir les violences domestiques et plus généralement au statut de la femme dans notre société.

Des mesures à l’application douteuse

Première mesure : l’augmentation du budget du Secrétariat d’Etat en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes. Une coquille vide destinée à donner les bons et les mauvais points médiatiques qui verra son budget de 29,8 millions à 30 millions d’euros… Deuxième mesure : une répression accrue avec notamment un prochain « délit d’outrage sexiste » dont le verbalisation sera « immédiate et d’un montant dissuasif ». Les migrants et racailles tremblent déjà. Ne doutons pas que ce nouveau délit sera par contre amplement utilisé dans les médias… Le délai de prescription pour les auteurs de violences sexuelles passera en 2018 de vingt à trente ans. Question : pourquoi ne pas rendre ces crimes et délits imprescriptibles ?

Et là Macron nous fait part de son « intime conviction » au sujet du consentement sexuel. Prenant le contre-pied de sa garde des Sceaux, il préfère pour que ce consentement n’intervienne pas avant l’âge de 15 ans. Enfin un propos censé qui intervient après l’ouverture de la boite de Pandore qui prépare les esprits au pire encore à venir… Sans surprise l’accent a été mis sur l’accompagnement renforcé aux victimes. Une annonce qui n’engage à rien surtout que les médias ne feront pas leur Une sur le respect ou non de cet engagement.

Enfin, « le combat culturel en faveur de l’égalité » doit passer par l’école et de nouveaux modules censés expliquer que les filles sont les égales des garçons. L’initiative est louable mais n’est en rien novatrice. Cela s’appelle les cours d’éducation civique. Des cours qui ne se font plus dans bien des classes où ce sont les délinquants en puissance qui dictent le contenu des cours. Il faut rétablir l’autorité du maître et des institutions avant d’envisager former des esprits qui baignent dans un environnement aux codes d’un autre temps…

Un dernier mot sur la pornographie à laquelle sont exposés les plus jeunes et qui les influence de plus en plus. Les discours seront toujours dépassés par les images et bannir la pornographie du Web est une option que seuls les Etats les plus policiers peuvent mettre en place avec un certain succès. L’éducation reste la priorité principale, mais la bataille est loin d’être gagnée au regard de l’état de dépréciation de l’Education nationale. Courage aux femmes ! Le macronisme aura malheureusement bien du mal à vous protéger !

Déjà une remarque sur cet article

  1. Le-civilisateur dit :

    « Et là Macron nous fait part de son « intime conviction » au sujet du consentement sexuel. Prenant le contre-pied de sa garde des Sceaux, il préfère pour que ce consentement n’intervienne pas avant l’âge de 15 ans. »

    Oui,

    Ssuite à l’affaire du professeur pédophile de Melun Macron a renforcé l’idée du consentement sexuel à 15 ans.

    Comme ça,
    En même temps..

    Il peut légitimer la relation que sa femme à eu avec lui au collège, et la blanchir au passage.

    Quelle manoeuvre pathétique !

    Pour ce qui est de l’égalité entre les hommes et les femmes il y a pas mal de boulot dans les hautes sphères, et Macron devrait commencer par là, ça montrerai au moins l’exemple.

    Si l’ont plafonne le consentement sexuel à 15 ans,

    Qui en souffrira le plus à votre avis ?

    80% des délits de pédophilies sont commis par des hommes et avec ce texte de loi, ils vont se frotter les mains ces E……. là.

    Une gamine n’a rien dans la tête à cette age là.

    La loi est d’abords faite pour intimider les prédateurs beaucoup plus âgés en les dissuadant de passer à l’acte, Un code pénal pour prévenir, punir et finalement dominer les âmes bestial.

    La loi sur le consentement sexuel n’est pas faite pour empêcher une gamine d’avoir des relations avec un gamin de son âge vu que cela n’a jamais vraiment été interdit et surtout maîtrisé.

    Cette loi est juste faite pour arranger et protéger les prédateurs sexuels majeurs.

    Pauvre France, pauvre monde.

    Et de toute façon, que devons nous attendre d’un gouvernement qui autorise et encourage les hommes à ce marié.

    hummm, nous pouvons dire à ce « prendre », les hommes à ce prendre.

    C’est donc à l’infinitif, et ce sera par conséquent « marier »…

    Même la grammaire française est de connivence …

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