Manuel de survie médiatique : la leçon Manuel Valls

Rédigé par notre équipe le 29 novembre 2017.

Dans la famille des animaux médiatiques qui ne peuvent vivre sans une Une consacrée à leur œuvre ou dernière déclaration, Manuel Valls est l’un des plus féroces. Ridiculisé à la primaire socialiste, il n’aura pas mis longtemps avant de remettre le pied à l’étrier et de s’asseoir à l’Assemblée nationale. Mais pour l’ancien apparatchik PS, cela ne suffit pas. Alors, il surfe sur la polémique et n’hésite pas à la créer pour bien être au centre de l’attention. Faisons lui plaisir et décortiquons « la pensée » de Manuel Valls.

Premier ministre en dessus de tout, celui qui pensait ravir les clés de l’Elysée à François Hollande n’a même pas réussi à battre Benoît Hamon – monsieur 6 % – à la primaire socialiste. L’échec est cuisant pour celui qui avait cru incarner la République à coups de hurlements et de poings sur la table. Rattrapé in extremis aux législatives, Valls fait parler de lui en voulant forcer la porte d’En Marche après avoir mis le feu aux décombres du PS. Les Russes avaient mis le feu à Moscou lors de l’arrivée de Napoléon, mais ils leur restaient leur capitale Saint-Pétersbourg. Valls, lui, n’a plus rien et s’il est toléré, on ne le touche qu’avec des pincettes.

La polémique : un art de vivre et de survivre

Il est vrai que les échecs n’ont pas aidé Manuel Valls à trouver l’équilibre. Sa tendance à l’emportement qui avait notamment été manifeste lors d’une réponse à l’Assemblée nationale où sa main tremblait comme une feuille d’automne, a encore augmenté. Et pour cause. Sans famille politique, il ne peut exister qu’à travers des déclarations à l’emporte-pièce qui émoustillent les médias. Ces derniers font semblant de croire que les paroles de Valls sont importantes : il est ancien Premier ministre, QUAND MÊME !

Il attaque donc bille en tête et s’oppose frontalement Edwy Plenel. La stratégie est bonne puisque l’ego de l’éditorialiste lui impose de parler de Valls dès qu’il en a l’occasion. Deux conceptions de la gauche s’opposent et Valls jouit de pouvoir exprimer son autorité en carton-pâte. Il emploie des expressions fortes. Plenel et ses sbires doivent « rendre gorge » pour que l’islamisme ne passe pas… Si ce combat est si important à ses yeux, qu’a donc fait la France sous ses ordres en Syrie ? Une question qu’oublient toujours de poser les journalistes…

Et les journalismes, c’est comme le nuage de Tchernobyl, ils ne s’arrêtent pas à la frontière alors pourquoi ne pas se faire un peu d’autopromotion au-delà des Pyrénées ? Répondant aux questions du quotidien El País, l’ancien Espagnol insiste bien lourdement sur l’Islam. Désormais, le problème, selon Valls, c’est l’Islam, les musulmans. Les propos ne manquent pas de traverser la frontière, direction Paris, où la classe politique de gauche joue les vierges effarouchées. Comment ? Il y aurait un problème avec l’Islam en France ?

La question qui se pose est pourquoi M. Valls n’a-t-il rien fait pour enrayer le problème ? Crier des phrases chocs dans les micros n’a jamais résolu la moindre situation et refuser la fermeture de salles de prières djihadistes aurait été bien plus utile. « Face aux polémiques et accusations outrancières dont je fais l’objet, voici mes propos non tronqués repris ce matin dans @el_pais, où je dénonce le populisme qui s’en prend aux étrangers et aux musulmans » peut-on lire dans un tweet destiné à alimenter le débat et donc à faire parler de lui. Valls fait encore et toujours du Valls. Il dit tout et son contraire pour bien faire monter la mayonnaise et rester sur le devant de la scène.

Une scène de laquelle il a voulu faire descendre Dieudonné qu’il attaque de nouveau afin d’être certain qu’on parlera de lui. Alors qu’il avait juré la perte de l’humoriste en 2014, Valls a mangé son chapeau et fait semblant d’apprendre que Dieudonné continue à remplir les salles. Une réalité « insupportable » pour celui qui veut se faire passer pour le chantre de la lutte contre l’antisémitisme. Valls répète encore et toujours les mêmes effets et ne pourra pas durer longtemps car la ficelle est usée et. De nouveaux chevaux de combat devront être trouvés. Rejoindra-t-il Laurence Parisot dans la lutte contre la chasse à coure histoire de se refaire la cerise ? Rien n’est exclu avec ce genre d’individu…

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. rebiere dit :

    Bonjour
    Il est comme un toréador (matador?) qui a pris un coup de corne dans le derrière…il ne peut pas s’empècher de revenir dans l’arène pour dire n’importe quoi ! ! mais qui peut le croire et le suivre.?.?.?
    Mais à propos…que sait faire d’autre ce garçon.? a t’il un métier utile.?.

  2. Bluesun dit :

    Valls, s’est fait claquer le baigneur aux primaires, on le croyait au cimetière des éléphants….

    Il semblerait que la poudre de perlimpinpin ait le pouvoir de résurrection….

    Décidément, nos vieux éléphants, sont tellement mauvais en tout, qu’ils ne savent rien faire d’autres que se faire claquer, et assez nuls pour en redemander….

    Même pas honte….en même temps, quand on a plus d’état d’âme..!!!!

Laisser un commentaire