Boulimie de conseillers pour Hidalgo ?

Rédigé par notre équipe le 01 décembre 2017.

Il n’y a pas que Paris en France. Mais lorsque la capitale est gérée par une équipe de la sorte, il n’est pas facile de faire l’impasse sur le sujet. Nouvelle pierre dans le jardin d’Anne Hidalgo, un rapport de la Chambre régionale des Comptes d’Ile-de-France pointe du doigt les sureffectifs de son cabinet. Un comble pour celle qui avait choisie elle-même du nombre de collaborateurs… 

Une gestion saine serait-elle antinomique de la vie au sein de l’Hôtel de Ville parisien ? Les mauvaises langues diraient qu’il s’agit là d’un acharnement auprès d’élus qui donnent tout pour leurs administrés. Nous dirons qu’il s’agit d’un mauvais sort qui voit tous les dossiers sensibles de l’équipe Hidalgo occuper une place importante dans l’actualité. Cette semaine il s’agit du nombre de collaborateurs qui hantent couloirs et bureaux du centre névralgique parisien.

La Mairie de Paris : combien de divisions ? 

Il ne peut en rester que… 135. C’est le nombre de collaborateurs qui a été voté en 2014 qui peut être mis à la disposition d’Anne Hidalgo et de ses adjoints. 135 c’est déjà beaucoup. C’est moins que sous la précédente mandature répondent les défenseurs de la maire de Paris. Sauf que la Chambre régionale des Comptes d’Ile-de-France a compté 165 collaborateurs. Le plafond est « nettement dépassé », mais la majorité réfute ce calcul qui met à mal la gestion de Hidalgo et de ses soutiens. La Mairie assure que l’analyse « repose essentiellement sur le choix très contestable de la CRC de comptabiliser dans les effectifs de cabinet des fonctions supports (réponses aux courriers des Parisiens, etc) qui relèvent du travail administratif ».

L’opposition parisienne – qui s’est rarement distinguée par son brio – s’engouffre dans la brèche en déplorant le « nombre déjà exorbitant de collaborateurs au regard des autres collectivités ». L’exécutif parisien « conteste formellement ce mode de calcul » et se retrouve avec une nouvelle polémique sur les bras. Fera-t-elle tomber Anne Hidalgo de son piédestal ? Non. Mais cela participe au travail de sape qui commence à inquiéter dans les hautes sphères de la capitale. La vie était belle quand personne n’osait relever les incohérences d’une gestion qui se veut « populaire », mais qui sent la démagogie.

Les histoires d’argent, les coups tordus avec les forains, les décisions qui vont contre l’intérêt évident des Parisiens et désormais une gestion boulimique en collaborateurs… l’image idyllique imposée à coups de communication bat gravement de l’aile. Le fruit pourrait être bien mûr pour une prise de la capitale par la garde macronienne lors des prochaines municipales. Car ne nous y trompons pas, la droite parisienne n’a aucune chance de l’emporter et la gauche d’Hidalgo devra finir par rendre des comptes aux électeurs. L’espace est ouvert pour En Marche avec peut-être Benjamin Griveaux comme chef de fil. Le nouveau porte-parole du gouvernement bénéficie d’une exposition médiatique forcenée et il a été prouvé lors de la présidentielle que s’afficher dans la lucarne même pour délivrer de la médiocrité contribue à anéantir l’esprit critique des électeurs… Et à gagner les élections !

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