Effondrement scolaire : Blanquer à la rescousse !

Rédigé par notre équipe le 06 décembre 2017.

Les études se suivent et l’école française poursuit sa trajectoire infernale vers les abysses. Les résultats de l’étude internationale du Programme international de recherche en lecture scolaire (PIRLS) illustre le décrochage de notre système et la manière dont l’école ne forme plus les élèves. Incapables de comprendre un texte au niveau de difficulté un peu élevé, les petits Français constituent les futurs bataillons sacrifiés de la mondialisation heureuse. L’Education nationale va-t-elle enfin réagir ?

Et si l’école était devenue le problème ? La question est polémique, mais mérite d’être posée au regard du niveau lamentable de l’enseignement (ou de l’apprentissage ?) dans les écoles de la République. L’étude PIRLS classe la France en 34e position sur 50 pays étudiés. Avec 511 points, les compétences en lecture et en compréhension des écoliers en classe de CM1 sont en baisse. La moyenne des pays de l’Union européenne est de 540 points et le pays le mieux classé, la Russie, obtient 581 points. La France se traîne et a réussi l’exploit de voir sa moyenne baisser de 22 points en quinze ans (l’étude est réalisée tous les cinq ans).

La fabrique de simplets en marche

Dans le détail, on s’aperçoit que les élèves français ont beaucoup de mal avec les textes qui ne se contentent pas d’un récit facile. Dès lors que la difficulté augmente la moyenne des Français est de 501 points… Autrement dit, l’école fabrique des légions de futurs citoyens au bagage intellectuel plus que limité. Les sophistes et autres spécialistes de la poudre de perlimpinpin ont de beaux jours devant eux. Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer saura-t-il infléchir un avenir bien sombre ?

La première réaction du ministre – saine – a été de considérer ces résultants comme « insatisfaisants et préoccupants ». Pour une fois, la chienlit n’est pas niée et le ministre ne commence pas ses déclarations en parlant du bien-être de l’élève et de l’obligation morale de ne pas le confronter au traumatisme de l’échec. De tes discours ont amené à ce résultat ridicule qui finit par faire de l’élève un citoyen incapable de comprendre et de s’exprimer correctement. Concrètement, la première réponse du ministre est de mettre en place une dictée quotidienne afin que le français soit enfin maîtrisé.

Fini les délires sur l’écriture inclusive et la volonté de faire de l’élève un petit roi qui passe de classe en classe en ayant trop souvent des lacunes rédhibitoires. Les enfants vont devoir sérieusement apprendre à lire et à écrire. Toutefois, la machine infernale qu’est l’Education nationale ne va pas se laisser désarmer si facilement. Les annonces du ministre notamment sur des tests réalisés au milieu du CP et en début de CE1 sont très positives. Elles vont dans le sens de l’intérêt de l’enfant, mais sont contraire à l’idéologie qui gouverne toujours dans l’administration.

On entend déjà dire que la dictée quotidienne n’est pas la solution, qu’il est nécessaire de diviser les classes en deux. Une fois de plus, il faudrait multiplier les effectifs pour que l’élève ait une chance d’apprendre correctement les bases du français. Pendant des décennies, les classes ont compté une trentaine d’élèves qui ont pour la grande majorité d’entre eux acquis sans difficulté les bases de notre langue. Mais désormais, les mœurs ont changé, l’intelligence peut-être aussi, et il ne faut plus que 15 élèves par classe pour avoir un espoir d’apprendre à lire, écrire et compter… La lutte contre le fameux « mammouth » cher à Claude Allègre sera bien difficile, car les petites Belkacem pullulent dans les arcanes du ministère et des rectorats. Cette dernière avait aussi songé à la dictée quotidienne, mais elle a préféré supprimer le grec, le latin, la majorité des cours d’histoire et le redoublement… Nul doute que celle qui brigue la tête d’un cadavre nommé PS a bien contribué à la descente aux enfers de l’école en France. L’école et l’avenir de nos enfants peuvent-ils encore être sauvés ?

Laisser un commentaire