Offuscation générale pour une affiche de Ménard

Rédigé par notre équipe le 12 décembre 2017.

Pour faire sortir les bien-pensants de leur trou, les recettes sont simples et peuvent être répétées à l’envi. Robert Ménard, maire de Béziers a compris comment la caste journalistico-politique fonctionne. Il suffit d’une affiche pour que tous prennent des airs outrés et partent en croisade contre le Mal. Avec une nouvelle campagne dénonçant les lenteurs pour l’arrivée du TGV dans sa région, Ménard a frappé un grand coup. Une bonne publicité pour le combat qu’il porte et un moyen efficace de se moquer des donneurs de leçons professionnels.

Robert Ménard, ancien journaliste et ex-patron de Reporters sans frontières sait comment attirer l’attention des médias dans un monde où l’image est devenue primordiale. Les discours structurés n’ont que peu d’intérêt pour des journaux à la recherche de la phrase assassine ou encore mieux de la photo choc. Ménard vient de leur offrir ce magnifique combo avec une nouvelle campagne d’affichage dans les rues de Béziers.

Une affiche et c’est l’hystérie collective

La cause défendue est cette fois assez consensuelle puisqu’il s’agit de promouvoir la venue du TGV en région Occitanie et de mettre finalement des trains à grande vitesse entre Montpellier et Perpignan. Elus de droite et de gauche sont d’accord sur ce point, mais rien ne bouge ou presque. Ainsi, pour palier à l’inertie ambiante, Ménard a sorti des affiches dont il a le secret. Le message fait mouche avec par exemple un Macron souriant à la fenêtre d’un avion avec le slogan « Pas de TGV ? Prenez l’avion » ou encore un squelette avec la mention « Oscar attend toujours (le TGV) ».

Mais l’affiche qui a le plus retenu l’attention est celle d’une femme ligotée à une voie de chemin de fer alors qu’un train arrive (pas à grande vitesse). On peut lire « Avec le TGV elle aurait moins souffert ». Le propos n’est pas drôle, mais il a au moins pour intérêt de porter l’attention sur la question du TGV dans la région. Sauf que pour les bien-pensants, cette affiche est un appel au meurtre, une quasi-justification des violences faites aux femmes.

Et ils sont nombreux ceux qui font minent de s’émouvoir en faisant un lien entre une affiche pour le TGV et les violences faites aux femmes. Le sujet est d’actualité alors pourquoi ne pas le resservir sous une autre forme et essayer de diaboliser une fois de plus le maire de Béziers. Les médias rappellent avec gourmandise qu’il a été élu avec les voix du Front national ! QUAND MÊME ! Ménard est donc une cible de choix pour les rédactions parisiennes.

Affublé des pires défauts, l’ancien journaliste doit être cloué au pilori et la secrétaire d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa n’a pas tardé à tweeter : « Campagne une fois de plus odieuse, de surcroît venant d’un élu de la République. J’ai saisi ce matin le Préfet afin que tous les recours possibles soient étudiés et activés. Merci pour vos signalements ». Que la secrétaire d’Etat ne s’inquiète guère, les bien-pensants sont toujours très prompts à réagir sur Twitter et les plateaux télé pour dénoncer le mal et l’obscurantisme…

Le premier de ces bien-pensants et une bien-pensante en la personne de Laurence Rossignol. L’ancienne ministre des droits des femmes (quel bilan ?) s’est émue et a traité Ménard d’individu « ignoble ». Celle qui a trouvé une planque au Sénat après la défaite en rase campagne du PS surfe sur une vague bien malsaine et ose affirmer que l’affiche est un clin d’œil direct à un fait divers qui s’est produit en Eure-et-Loir en juin 2017. Contrairement à la sénatrice Rossignol, Ménard et les Français ne sont pas au courant de tous les faits divers qui hantent chaque recoin du territoire. Bientôt un tweet pour dénoncer l’affiche avec le squelette, car le squelette d’une femme a été retrouvée il y a quelques mois près du village de Perlimpinpin ?

Tous ces indignés professionnels inspirent de la pitié, car ils montrent l’étendue de leurs limites intellectuelles. Il faut condamner Robert Ménard au nom de la morale et de toutes les femmes victimes de violences. Qui sait ? Une peine de prison ferme permettra peut-être de mettre fin à toutes les violences en France et même à faire venir le TGV en Occitanie… ?

Déjà 4 remarques sur cet article

  1. rebiere dit :

    Bravo Ménard!!!

  2. Bluesun dit :

    Mais l’affiche qui a le plus retenu l’attention est celle d’une femme ligotée à une voie de chemin de fer alors qu’un train arrive (pas à grande vitesse).

    Et Henri Salvador de chanter :

    « Hé hé Zorro est arrivé é é é, sans se presser hé hé!!!!

    Avec le changement, on ne chante plus, on ne rit plus, on n’entend plus, et les novices ne comprennent plus rien….

    Tout est polémique, tout est scandale, et plus aucun moyen de compréhension…

    Alors oui bravo Monsieur Ménard, si c’est le seul moyen pour faire entendre les choses, comprendre les choses, il faut utiliser la manière qui rend la vue, et l’ouïe….ainsi que la discussion possible (mais ça, visiblement, c’est pas gagné.

    C’est inouïe, mais le constat est que le pays est devenu très, très bête….

    Pauvre France…..

    Y en a pour encore 4 ans…!!!!

  3. PhilZ dit :

    Plus que la femme ligotée c’est bien la liberté d’expression et l’humour ( même si il est un peu noir!) qui sont mis au banc des accusés..
    La récupération contre cet homme qui refuse un système ou une caste médiatico-politique décide pour le bon peuple sans débat est grandement inquiétante….

  4. Muriel dit :

    Le second degré et l’humour sont dorénavant interdits par la bienpensance, les pseudo feministes et antiracistes qui dirigent ce pays,
    La liberté d’expression disparait à vitesse grand V !

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