Une balance nommée Urvoas ?

Rédigé par notre équipe le 14 décembre 2017.

Dans la galaxie des ministres qui se moquent éperdument du droit et de la morale, une nouvelle étoile aurait été découverte. Le télescope du Canard Enchaîné aurait ainsi identifié un certain Jean-Jacques Urvoas. Ministre de la Justice pendant seulement un an et demi, le socialiste s’est distingué par une volonté farouche de ne rien faire contre les problèmes de sécurité. Il risque de finir dans les égouts de l’histoire comme celui qui a court-circuité la justice pour le bien de ses amis… Ah le socialisme triomphant !

Et encore un ministre pris la main dans le sac ! L’information reste à confirmer, mais les éléments publiés par le Canard Enchaîné sont assez accablants. Alors ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas aurait communiqué une note confidentielle détaillant la progression de l’enquête portant sur le député Thierry Solère. Une fuite illégale directement adressée à… Thierry Solère dans un message qui se conclut sur un superbe « Amitiés, Jean-Jacques Urvoas ». Le délit est signé et l’image d’un ministre de la Justice incompétent, mais intègre vole en éclats.

La Hollandie aux affaires

Cette affaire est intéressante à plusieurs égards. Tout d’abord cela confirme que les cinq années de Hollandie ont été tout sauf un modèle d’intégrité malgré une « présidence normale ». En plus d’avoir contribué à une descente vertigineuse dans tous les domaines, c’est une véritable bande de … (bien des noms sont possibles) qui a gouverné la France. Rien que le ministère de la Justice a vu passer Christiane Taubira et et Jean-Jacques Urvoas. La première a fait passer des lois iniques et s’est prise les pieds en mentant sur le dossier concernant l’enquête sur la campagne de Nicolas Sarkozy. Prétendument pas au courant, les documents officiels qu’elle brandit devant la presse disent le contraire…

Son successeur ne vaut guère mieux et plonge les restes du PS dans l’embarras. Le chef des députés PS, Olivier Faure, ne peut que temporiser : « J’attends des éclaircissements, parce que j’ai l’image d’un grand garde des Sceaux que fut Jean-Jacques Urvoas, dont la respectabilité est totale. Je crois qu’il avait, et qu’il a encore à ce jour, le respect de toutes celles et ceux qui l’on côtoyé, et qui considèrent qu’il était un garde des Sceaux exemplaire ». Une exemplarité qui a pris du plomb dans l’aile.

Autre enseignement, les « amitiés » entre professionnels de la politique dépassent largement les partis. Un ministre socialiste qui fait passer illégalement des informations à un député Les Républicains passé depuis dans le giron d’En Marche. La belle garde républicaine est presque au complet avec seulement deux individus… Enfin, ces révélations illustrent une nouvelle fois la tendance du personnel politique à être peu scrupuleux avec l’argent et la loi. En effet, l’enquête préliminaire qui vise Thierry Solère concerne une fraude fiscale, blanchiment et trafic d’influence. Dans un Etat de droit qui se respecte, une condamnation dans une telle affaire entraîne une belle peine de prison. En France par contre…

Rien n’est encore jugé, Thierry Solère n’est pas reconnu coupable de fraude fiscale et Jean-Jacques Urvoas n’a pas commis de grave délit. Mais chacun connaît la vérité. Une vérité hideuse qui finit d’abrutir une République où ceux qui doivent servir se servent et se serrent les coudes en cas de coup dur. Les étiquettes changent, mais les produits restent les mêmes. Les politiques seront toujours pareils. La Justice, quant à elle, redeviendra-t-elle ce qu’elle devrait être pour le bien public ?

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