Iran : nouvelle cible des révolutions colorées ?

Rédigé par notre équipe le 03 janvier 2018.

Ce sera donc chaud pour l’Iran en 2018 ! Non pas en raison du réchauffement climatique, mais parce que les mauvaises intentions de certaines puissances se concentrent désormais sur Téhéran. L’échec en Syrie doit être lavé et cela passe par une mise à mort du régime iranien. Les prochains mois seront tendus et la France prend déjà la mauvaise direction dans cette ce conflit potentiellement très sanglant.

Que se passe-t-il en Iran depuis le 28 décembre 2017 ? Assiste-t-on à une révolte populaire ? Une tentative de contre-révolution menée par des forces étrangères ? Les deux thèses vont s’affronter pendant longtemps – peut-être plus longtemps que les Iraniens qui descendent dans la rue depuis une semaine. A en croire des médias qui font leurs reportages et analyses depuis les capitales du monde entier – sauf de Téhéran – le peuple iranien se dresse contre ses élites et leurs mesures économiques.

Une affaire irano-iranienne ?

Les Iraniens ne seraient que des victimes d’un pouvoir dictatorial complètement corrompu qui ne se préoccupe guère de son bien-être. Ça c’est pour l’image donnée par tous les médias français dont le manque de connaissance du pays les oblige à interroger des doctorants sur une situation analysée qu’à travers des bribes de vidéo et des déclarations de dirigeants occidentaux. Autant dire que la matière pour donner des explications claires et non biaisées est plutôt réduite.

La rédaction de 24 heures actu n’a pas plus d’éléments à partager, mais elle a au moins le mérite de ne pas être sous l’emprise d’une pensée unique décidée à Washington et qui s’infiltre jusqu’à l’Elysée. Mardi soir, Macron sous influence trumpienne fait comprendre à Téhéran que la France a choisi son camp et espère une mobilisation massive de la rue contre le régime. Jean-Yves Le Drian qui devait se rendre dans le pays dans quelques jours reporte sine die sa visite.

Au cœur des tensions franco-iraniennes se trouvent les Moudjahidine du peuple. Des Iraniens qui ont participé à la Révolution islamique en 1979 et qui ont finalement pris le chemin de l’exil après des dissensions meurtrières avec d’autres factions. Ayant élu domicile à Auvers-sur-Oise, ils représentent une opposition en dehors des frontières iraniennes. Un ennemi mortel du régime à la capacité d’influence limitée. Pourtant le président Rohani n’a pas hésité à pointer du doigt les actions de ce « groupe terroriste » ainsi que les agissements d’Etats très hostiles à Téhéran.

Les propos des autorités iraniennes semblent au moins tenir la route lorsqu’il est dit que « les ennemis (de l’Iran) s’étaient unis en utilisant leurs moyens, leur argent, leurs armes (…) et leurs services de sécurité pour créer des problèmes au régime islamique ». L’Arabie saoudite digère mal une guerre au Yémen qui s’enlise malgré la surpuissance et l’impunité dont le Royaume bénéficie. Ryad n’apprécie pas non plus l’échec cuisant enregistré en Syrie où malgré des moyens colossaux, il n’a pas su faire tomber le régime de Bachar el-Assad.

L’Iran a joué un rôle essentiel dans cette défaite saoudienne et l’heure des comptes a sonné. Les foules iraniennes sont-elles instrumentalisées depuis l’étranger ? Une partie, sans doute. Trump n’a jamais caché son hostilité et l’Arabie saoudite entend en profiter. Les Iraniens sont en colère à cause d’une économie qui tourne au ralenti, mais la possibilité d’une révolution colorée comme en Syrie, Tunisie ou Ukraine n’est pas à exclure.

L’Orient compliqué n’a pas fini de faire couler du sang et au-delà de celui qui presse la gâchette, il serait bon de savoir qui a mis les armes entre les mains des manifestants et des futurs « rebelles modérés » qui ont tant prospéré en Irak et en Syrie.

Déjà une remarque sur cet article

  1. amazonia dit :

    le pote de MACRON .
    ERDOGAN . EN INFILTRATION EN EUROPE .
    ERDOGAN . SATAN DES TENEBRES DE L’ISLAM .
    XXIème siècle ;GUERRE . TURQUIE = ANE DE TROIE . DANGER

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