Panique boursière : demain le krach ?

Rédigé par notre équipe le 07 février 2018.

L’émotion est forte. Les rédactions sont en ébullition. Un nouveau chapitre de l’économie mondiale s’ouvre son principal thème pourrait bien être celui d’un krach. Les places boursières sont en proie à un vent de panique depuis que Wall Street s’est levé du mauvais pied. Les boursicoteurs essaient de sauver les meubles dans un contexte de forte baisse. Le pire est certainement à venir, mais à écouter les professionnels en charlatanisme, ceci est un mal pour un bien. Vraiment ?  

Les Macron et autres fabricants de poudre de perlimpinpin ont beau dire que la France est de retour sur le devant de la scène, elle n’en reste pas moins un grouillot de service. La chose se vérifie notamment en Bourse où dès que Wall Street éternue, c’est toute la France de la finance qui est fiévreuse. La place New Yorkaise plonge depuis lundi et Paris – comme toutes les Bourses du monde – dévisse. Lors des quatre dernières séances, le CAC40 a perdu 5,8 % tandis que Wall Street a chuté de 4,6 % en une journée (lundi). Les Etats-Unis font donc la pluie et le beau temps, mais ce qui est troublant est de voir à quel point le moindre chiffre issu des statistiques américaines peut déboulonner les soi-disant places fortes de la finance européenne.

De la correction au Krach il n’y a qu’un pas

Ainsi, le mouvement de panique a été déclenché par la publication de l’évolution des salaires aux Etats-Unis. Le chiffre tombé en milieu de journée, vendredi dernier, est passé assez inaperçu dans un premier temps, mais à la réflexion une hausse moyenne de 2,9 % sur un an est très malvenue (pour les marchés financiers). Si les salaires augmentent, cela va peser sur l’inflation. Cela veut dire que la planche à billets va devoir fonctionner à un rythme un peu moins rapide. Les taux d’intérêts vont remonter et signifier l’arrêt de mort de « l’argent gratuit » décidé par le FED.

Dépendance et absence de souveraineté obligent, quand la politique monétaire américaine change de pied, les pays européens suivent rapidement la nouvelle direction. Ainsi, parce que les salaires ont augmenté aux Etats-Unis, la BCE va devoir réviser ses taux directeurs à la hausse… Mais ce premier mouvement de forte baisse boursière analysé par les experts (toujours capables d’expliquer a posteriori, mais incapables d’anticiper la moindre évolution), cache un futur krach. Une seule question se pose : quand aura-t-il lieu ?

Les professionnels qui jouent avec l’argent des autres en Bourse trouvent toujours l’argument qui tue pour faire des placements. En ce moment, une « correction » se fait sur les marchés financiers donc venir mettre son argent maintenant est recommandé parce qu’un marché corrigé est forcément plus sain et donc plus profitable. Quand la Bourse monte, c’est aussi le bon moment car les prévisionnistes estiment que la hausse ne va pas s’arrêter à brève échéance… Pile, les marchés gagnent. Face, ils gagnent aussi.

Il s’agirait donc d’une simple « correction salutaire » dans la mesure où les marchés financiers sont montés à des sommets insoupçonnables au cours de ces derniers mois. Le Dow Jones a progressé de 34 % en 14 mois… Le signe flagrant que la Bourse est bien complètement déconnectée de la réalité économique. La Bourse est devenue une loterie qui obéit à des règles bien obscures et ne remplit plus sa véritable mission de financement des entreprises. Après avoir progressé autant, une baisse de quelques points n’est qu’une mise en bouche d’un mouvement baissier qui prendra le nom tant redouté de krach ! Et là encore, il suffira d’un chiffre anodin pour déclencher le cyclone. Les sismologues boursiers clameront qu’ils l’avaient bien senti venir, mais leurs mises en garde resteront introuvables. Le petit épargnant qui pensait se sortir des taux d’intérêts risibles, voire négatifs, ferait bien de décamper avant que la Bourse ne le mette KO. Car quand la tempête soufflera pour de bon, les bons conseils de Madelin et de ses amis ne feront que précipiter une chute que l’on voit déjà venir poindre.

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